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mardi, 16 septembre 2014

La sainte croisade de l'Amérique

 

Manlio Dinucci
Il manifesto

 

© Inconnu

« Que Dieu bénisse nos soldats, que Dieu bénisse les États-Unis d'Amérique » : par ces mots (que nous invitons le pape François à commenter) se conclut la solennelle « Déclaration sur l'Isis », par laquelle le président Barak Obama, en habit de « Commandant en chef »[1], s'est adressé mercredi 10 septembre non seulement à ses concitoyens mais au monde entier. L'Amérique, explique le Président, est « bénie » parce qu'elle assume les devoirs les plus lourds, à commencer par la « responsabilité d'exercer le leadership ». Dans « un monde incertain » comme notre monde actuel, « le leadership américain est l'unique constante ». C'est en effet l'Amérique qui a « la capacité et la volonté de mobiliser le monde contre les terroristes », c'est l'Amérique qui a « battu le rappel du monde contre l'agression russe », c'est l'Amérique qui peut « contenir et anéantir l'épidémie d'Ebola ». Par ces accents, qui rappellent ceux d'un prédicateur médiéval à l'époque de la Peste Noire (« l'agression russe » mise sur le même plan que l'épidémie d'Ebola), le Président lance la nouvelle croisade contre l' « État islamique de l'Irak et de la Syrie », en prévenant qu' « il faudra du temps pour éradiquer un cancer comme celui de l'Isis ». Malgré tout ce qu'a fait jusqu'ici l'Amérique pour combattre le terrorisme, souligne-t-il, « nous avons encore face à nous une menace terroriste ». Ceci parce que « nous ne pouvons pas effacer du monde toute trace du mal ».

Avec cet avertissement, qui rappelle les croisades du républicain Reagan contre l' « empire du mal » (l'URSS) et du républicain Bush contre l' « ennemi obscur qui se cache dans les recoins sombres de la Terre » (al Qaeda), le démocrate Obama énonce « la stratégie des États-Unis pour vaincre l'Isis », articulée en quatre points. 1) « une campagne systématique d'attaques aériennes contre l'Isis », en Syrie comme en Irak. 2) « Appui accru aux forces qui combattent l'Isis sur le terrain » : avec la différence par rapport à l'Irak et à l'Afghanistan que les États-Unis n'enverront pas officiellement des forces de terre, mais des conseillers et des instructeurs (475 autres arriveront en Irak), en finançant et en armant, avec une loi ad hoc du Congrès, des forces irakiennes et kurdes et, en Syrie, celles qui combattent contre « le régime d'Assad qui terrorise son peuple », et contre « les extrémistes comme l'Isis ». 3) « Tirer nos capacités considérables de contre-terrorisme pour prévenir les attaques de l'Isis » : ceci adviendra en travaillant en contact étroit avec les partenaires (y compris Israël qui s'est déjà déclaré disponible à partager les informations de ses propres services de renseignements). 4) « Fournir une assistance humanitaire aux civils innocents chassés de chez eux par l'Isis». Les États-Unis ont déjà constitué « une ample coalition de partenaires », qui fournissent des « milliards de dollars d'aide humanitaire, armes et soutien aux forces de sécurité irakiennes et à l'opposition syrienne ». Dans les prochains jours le secrétaire d'État John Kerry se rendra en visite au Moyen-Orient et en Europe pour « recruter d'autres partenaires dans la bataille ».

Ce que lance l'administration Obama n'est pas une stratégie que le président est obligé d'autoriser après avoir sous-évalué la menace de l'Isis (selon une vulgate répandue), mais une stratégie construite pendant des années. Comme il a déjà été amplement documenté, les premiers noyaux du futur Isis se forment quand, pour renverser Kadhafi en Libye en 2011, l'Otan sous commandement Usa finance et arme des groupes islamiques qualifiés de terroristes peu de temps auparavant. Après avoir contribué à renverser Kadhafi, ils passent en Syrie pour renverser Assad. C'est là, en 2013, que naît l'Isis qui reçoit des armes, des financements et des voies de transit d'Arabie saoudite, Qatar, Koweït, Turquie et Jordanie, dans le cadre d'un plan coordonné par la Cia. En mai 2013, un mois après avoir fondé l'Isis, Ibrahim al-Badri - le « calife » aujourd'hui connu sous le nom de bataille de Abu Bakr al-Baghdadi- rencontre en Syrie le sénateur étasunien John McCain, chargé par Obama de mener des opérations secrètes pour le compte du gouvernement (voir photo dans la rubrique du 10 septembre[2]). L'EI lance ensuite l'offensive en Irak, au moment où le gouvernement al-Maliki est en train de prendre ses distances de Washington, et de se rapprocher de la Chine et de la Russie.

L'objectif réel de la stratégie lancée par Obama est la démolition de la Syrie et la réoccupation de l'Irak. En outre, en engageant les alliés européens (dont l'Italie) sur le nouveau front moyen-oriental et en même temps sur celui oriental contre la Russie, les États-Unis renforcent leur influence sur l'Union européenne, qu'ils ne veulent unie que si elle reste sous leadership étasunien.

Quelques éléments de vocabulaire (NdT) :

On aura remarqué depuis quelques semaines, les variations de nom, d'un pays à l'autre voire d'un média à un autre dans le même pays, pour désigner les terroristes que nous allons (maintenant) combattre : EIIL pour certains, ISIS ou EI (Émirat islamique), pour d'autres.

ISIS : État Islamique de l'Irak et de la Syrie,

en arabe الدولة الإسلامية في العراق والشام, al-Dawla al-Islāmiyya fī al-Irāq wa al-Shām, acronyme Daech en arabe ; Islamic State of Iraq and Syria, en anglais.

Parfois traduit par État islamique de l'Irak et de la Grande Syrie ; officiellement seulement État Islamique (EI), souvent abrégé par l'acronyme État Islamique de l'Irak et du Levant (EIIL).

ISIS, au début traduit dans la version « du Levant », aujourd'hui « de la Syrie « , est la version choisie par Obama pour pouvoir bombarder en Syrie non seulement l'ISIS mais surtout les forces gouvernementales.

Notes :

[1] Extraits du discours télévisé : http://www.voltairenet.org/article185309.html

[2] Photo sur : http://www.voltairenet.org/article185073.html

http://fr.sott.net

Sanctions antirusses : cette Union Européenne qui vit dans une réalité parallèle

 

Sergei Duz

 

© East News/imago stock&people
L'Europe, soutenue par les États-Unis, a élargi les sanctions à l'encontre de la Russie, commettant ainsi une nouvelle erreur dont les conséquences se feront sentir fortement sur l'état de son économie.

Il s'agit de la suspension de la coopération en matière de production de pétrole en eau profonde et en Arctique, des restrictions dans l'accès aux marchés du capital occidental et de l'interdiction de livraisons de produits à une série d'entreprises russes de la défense. Les Américains font comme les Européens : ils introduisent aussi des nouvelles sanctions à l'égard du secteur financier, énergétique et de la défense de l'économie russe, dans l'espoir, selon l'expression du président Obama, « d'augmenter l'isolement politique de Moscou ».

Du point de vue des experts, de tels actes de l'Occident sont particulièrement déplacés sur fond du processus de négociations commencé en Ukraine, alors que les parties se sont mises d'accord sur une trêve - fragile, mais réelle. Il est évident que l'espoir de l'isolement politique de Moscou n'est aucunement corrélé avec la tâche de la désescalade du conflit ukrainien. C'est le seul but tout à fait indépendant que poursuit l'Occident, en tentant de mettre la Russie à genoux. D'après l'avis du président de la Douma d'État Sergueï Narychkine, les initiateurs des sanctions antirusses ont perdu le sentiment de la réalité et demeurent dans un monde illusoire. Le représentant permanent de la Fédération de Russie en UE Vladimir Tchijov a un point de vue analogue :

« L'Union Européenne a montré par cette décision qu'elle vit dans une réalité parallèle. Introduire les nouvelles sanctions et simultanément, proposer d'élaborer vers fin septembre (soit dans deux semaines) les propositions sur leur suppression est une absurdité même dans un le sens bureaucratique, et politique aussi, bien sûr. L'UE avec ses amis d'outre-atlantique a déclaré bien souvent que son objectif principal était la désescalade du conflit dans le Sud-est de l'Ukraine, appelant la Russie à prendre des mesures dans cette direction. Aujourd'hui, elle avance elle-même vers l'escalade des tensions. L'Europe stimule le parti de la guerre de Kiev. »

L'introduction de ces sanctions supplémentaires de l'Union européenne à l'encontre de la Russie pourrait amener à la déstabilisation de la trêve en Ukraine. C'est ce que redoute, par exemple, le vice-président de la commission du Sénat français sur les affaires internationales, la défense et les forces armées Yves Pozzo di Borgo. L'Europe fait une grande erreur, a constaté le politique.

De plus, les sanctions ne seront pas critiques pour le business russe. Les volumes des moyens octroyés par l'État excluent toute influence de la conjoncture politique variable à l'Occident sur les paramètres économiques russes.

D'après l'avis du directeur du centre indépendant de recherche Bruges Group Robert Oulds, l'UE veut propager son influence plus loin à l'Est, et la seule barrière sur cette voie, c'est la Russie. Mais le président Poutine ne permettra pas aux politiques européens de mettre la camisole de force à son pays, croit l'expert. À son avis, l'Occident doit coopérer avec la Russie, et non voir en elle un ennemi. Robert Oulds est persuadé que ce nouveau paquet de sanctions constitue le début d'une guerre commerciale. Et le fait que cela se passe malgré une certaine stabilisation de la situation dans le Sud-est de l'Ukraine, signifie seulement le désir de l'Europe de punir la Russie pour son indocilité. Bref, la plupart des analystes sont assurés que le Kremlin mènera une politique souveraine - domestique et étrangère, répondant aux intérêts nationaux, que cela plaise aux Occidentaux ou non. Le député du Parlement européen de l'Estonie Jan Toom dit :

« Je connais peu d'exemples où les sanctions économiques ont atteint les buts affichés. Au cours des 100 dernières années, elles se sont montré efficaces 13 fois. Ce n'est pas beaucoup. Il est clair qu'en introduisant des sanctions, nous nous coupons nous-mêmes de la voie vers un dialogue constructif ».

Après les sanctions du côté de l'UE, la Russie pourrait prendre des contre-mesures, ce qui compliquera beaucoup le retour des relations entre Moscou et l'Occident à leur ancien niveau. Et le principal, la nouvelle vague de sanctions amènera à la mobilisation de la société russe. Donc, l'acte occidental aura un effet contraire à celui que l'UE espérait.
 

Le Qatar arme les islamistes en Libye

Par RIA NOVOSTI

 

Kommersant
© REUTERS/ Esam Omran Al-Fetori

 

Le premier ministre libyen Abdallah al-Thinni accuse le Qatar de fournir une importante quantité d’armes aux islamistes sévissant dans son pays, écrit mardi le quotidien Kommersant.

 

Selon les autorités locales, les radicaux auraient récemment reçu de Doha trois avions transportant des armes. Ces actes du Qatar ne vont certainement pas plaire à l’Arabie saoudite, qui exige de son voisin ambitieux qu’il arrête de soutenir les « extrémistes dangereux », qui menacent non seulement la Libye, l’Egypte et la Tunisie, mais aussi les monarchies du Golfe elles-mêmes.

 

« Nous mettons en garde le Qatar contre toute ingérence dans les affaires intérieures de notre pays », a déclaré le premier ministre al-Thinni, menaçant de rompre les relations diplomatiques avec Doha. Selon le premier ministre libyen, l’objectif final des terroristes est de donner le contrôle total du pays aux Frères musulmans, avec le soutien de Doha.

 

La dynastie dirigeante du Qatar n’a pas encore réagi à ces accusations mais de tels reproches pourraient lui être préjudiciables car cela risque de conduire à une nouvelle crise dans les relations avec ses voisins du Golfe. En mars, l’Arabie saoudite, les EAU et Bahreïn avaient rappelé leurs ambassadeurs du Qatar en annonçant un boycott à ses autorités pour avoir soutenu des organisations islamistes, dont les Frères musulmans et l’Etat islamique (EI).

 

Riyad, principal idéologue de l’isolement du Qatar, a décidé de changer de tactique fin août. Trois princes saoudiens se sont rendus en « visite fraternelle » à Doha. Presqu’immédiatement après cela s’est tenue la réunion du Conseil de coopération du Golfe (CCG) où ses membres devaient soulever la question de l’exclusion du Qatar – ce qu’il n’ont finalement pas fait. Les experts prédisaient même le retour des ambassadeurs à Doha.

 

L’Arabie saoudite a plusieurs raisons de ne pas dégrader les relations avec son voisin, qui dispose d’importantes réserves d’hydrocarbures, de grandes ressources médiatiques et financières, ainsi que de leviers de pression sur les islamistes. De plus, les USA restent un facteur central dans leurs relations. « Washington pousse ces Etats à la réconciliation car son objectif aujourd’hui consiste à assurer une approche commune des monarchies pétrolières du Golfe pour accroître les quantités d’exploitation et diminuer les tarifs pétroliers. C’est nécessaire pour renforcer la pression sur la Russie et l’Iran », explique l’orientaliste Alexandre Chichkine.

 

Les autorités qataries ont également montré dernièrement leur volonté de réconciliation. Dimanche dernier a été annoncée l’expulsion des leaders des Frères musulmans en exil au Qatar après le coup d’Etat militaire en Egypte. Les dirigeants de l’organisation ont déclaré qu’ils ne souhaitaient pas mettre la dynastie qatarie dans une « position délicate » et la brouiller avec l’Egypte et les pays du Golfe.

 

Toutefois, ces dernières nouvelles de Tripoli pourraient enrayer le rapprochement engagé en irritant les Saoudiens, qui ont dépensé des milliards de dollars pour combattre les islamistes. Riyad a alloué à ces fins 15 milliards de dollars à l’Egypte et 1 milliard de dollars au Liban. Il a également mis à disposition son territoire pour la formation de « l’opposition syrienne modérée » destinée à combattre l’EI et a soutenu les frappes aériennes contre les islamistes libyens menées le mois dernier par l’aviation égyptienne et émiratie. « Dans ces conditions il sera difficile pour l’Arabie saoudite et le Qatar de trouver un compromis. Le Qatar pourrait changer la structure de financement des islamistes mais ne le suspendra pas complètement. D’autant que cela profite dans une certaine mesure à l’Occident à titre d’instrument pour faire pression sur les alliés arabes parfois trop récalcitrants », conclut Alexandre Chichkine.

http://arretsurinfo.ch

lundi, 15 septembre 2014

Les infos dont on parle peu n°71 (13 septembre 2014)

samedi, 13 septembre 2014

Misère de l’occidentalisme

     

Les Européens de l’Ouest ne veulent rien savoir de la Russie.

Cet article mérite vraiment d’être lu et diffusé largement. Ce n’est rien moins qu’un désintoxiquant  à appliquer sur toute la campagne de diabolisation de la Russie et de Poutine qui a lieu actuellement – pendant psychologique de la guerre qui est déclarer non seulement à la Russie, mais avant tout au bon sens et à l’intelligence. Cet article est d’abord bien écrit, cela fait du bien de constater que certains savent encore tenir une plume et qu’ils l’utilise avec un mélange de subtilité, de force et d’intelligence. On en ressort grandi, et on a juste envie de dire MERCI à son auteur Slobodan Despot pour avoir si bien su mettre des mots sur cette pathologie alarmante qui ronge l’occident, transformant tout un chacun en idiot farci de supériorité et d’ignorance. 

Bonne lecture et bon week-end à tous !

Cette nation qui a donné Pouchkine et Guerre et Paix, Nijinsky et le Lac des Cygnes, qui a l’une des plus riches traditions picturales au monde, qui a classé les éléments de la nature, qui fut la première à envoyer un homme dans l’espace (et la dernière à ce jour), qui a produit des pelletées de génies du cinéma, de la poésie, de l’architecture, de la théologie, des sciences, qui a vaincu Napoléon et Hitler, qui édite les meilleurs manuels — et de loin — de physique, de mathématiques et de chimie, qui a su trouver un modus vivendi séculaire et pacifique, sur fond de respect et de compréhension mutuelle, avec ses Tatars et ses indénombrables musulmans, khazars, bouddhistes, Tchouktches, Bouriates et Toungouzes, qui a bâti la plus longue voie de chemin de fer au monde et l’utilise encore (à la différence des USA où les rails légendaires finissent en rouille), qui a minutieusement exploré et cartographié les terres, usages, ethnies et langues de l’espace eurasien, qui construit des avions de combat redoutables et des sous-marins géants, qui a reconstitué une classe moyenne en moins de quinze ans après la tiers-mondisation gorbatcho-eltsinienne, cette immense nation, donc, qui gouverne le sixième des terres émergées, est soudain traitée, du jour au lendemain, comme un ramassis de brutes qu’il s’agit de débarrasser de leur dictateur caricatural et sanglant avant de les éduquer à servir la «vraie» civilisation!

L’Occident ressort la même guignolerie haineuse à chaque crise, depuis Ivan le Terrible à “Putler”-Poutine, en passant par le tsar Paul, la guerre de Crimée, le pauvre et tragique Nicolas II, et même l’URSS où tout succès était dit «soviétique» et tout échec dénigré comme «russe».

Des nations serviles qui accordent aux Américains un crédit illimité de forfaiture et de brigandage «parce-qu’ils-nous-ont-libérés-en-45» n’ont pas un mot, pas une pensée de gratitude pour la nation qui a le plus contribué à vaincre l’hydre national-socialiste… et qui en a payé le prix le plus lourd. Ses élus sont traités en importuns, son président caricaturé avec une haine obsessionnelle, la liberté de mouvement et de commerce de ses citoyens, savants, universitaires et hommes d’affaires est suspendue au bon vouloir d’obscures commissions européennes dont les peuples qu’elles prétendent représenter ne connaissent pas le nom d’un seul membre, ni pourquoi il y siège plutôt qu’un autre larbin des multinationales. Mais tout ceci n’est encore rien. C’est dans l’ordre des choses. L’Occident et la Russie ne font que jouer les prolongations, à l’infini, du conflit Rome-Byzance en l’étendant aux continents voisins voire à l’espace interplanétaire. La vraie guerre des civilisations, la seule, est là. Barbare comme le sac de Constantinople, apocalyptique comme sa chute, ancienne et sournoise comme les schismes théologiques masquant de perfides prises de pouvoir. Tapie dans les replis du temps, mais prête à bondir et à mordre comme un piège à loups. C’est le seul piège, du reste, que l’empire occidental n’ait pas posé tout seul et qu’il ne puisse donc désamorcer. (Etant entendu que la menace islamique n’est que le produit des manoeuvres coloniales anglo-saxonnes, de la cupidité pétrolière et de l’action de services d’Etat occupés à cultiver des épouvantails pour effrayer leurs propres sujets, puis à les abattre pour les convaincre de leur propre puissance et de leur nécessité.)

La menace russe, elle, est d’une autre nature. Voici une civilisation quasi-jumelle, ancrée sur ses terres, consciente d’elle-même et totalement ouverte aux trois océans, à l’Arctique comme à l’Himalaya, aux forêts de Finlande comme aux steppes de Mongolie. Voici des souverains qui — depuis la bataille de Kazan remportée par ce même Ivan qui nous sert de Père Fouettard — portent le titre de Khans tatars en même temps que d’Empereurs chrétiens siégeant dans l’ultime Rome, la troisième, Moscou, qui fleurit au moment où Byzance gémissait sous l’Ottoman et le pape sous la verge de ses mignons. Voici une terre aux horizons infinis, mais dont les contours sont gravés dans l’histoire du monde, inviolables bien que diffus. Voici des gens, enfin, et surtout, aussi divers qu’on peut l’imaginer, mêlant au sein d’un même peuple le poil blond des Vikings aux yeux obliques et aux peaux tannées de l’Asie. Ils n’ont pas attendu le coup de départ du métissage obligé, les Russes, ils l’ont dans leur sang, si bien assimilé qu’ils n’y pensent plus. Les obsédés de la race au crâne rasé qu’on exhibe sur les chaînes anglo-saxonnes ont la même fonction que les coucous suisses: des articles pour touristes.

Cela ressemble tellement à l’Europe. Et c’en est tellement loin! Tellement loin que les infatigables arpenteurs des mers — gênois, anglais, néerlandais, espagnols —, qui connaissent l’odeur de la fève de tonka et la variété des bois de Sumatra, ne savent rien de la composition d’un borchtch. Ni même de la manière dont on prononce le nom de cette soupe. Ce n’est pas qu’ils ne pourraient pas l’apprendre. C’est qu’ils n’en ont pas envie. Pas plus qu’ils ne veulent connaître, vraiment, l’esprit, les coutumes et la mentalité des immigrants exotiques qu’ils accueillent désormais par millions et qu’ils laissent  s’agglutiner en ghettos parce qu’ils ne savent comment leur parler.

J’ai dû, moi, petit Serbe, apprendre deux langues et deux alphabets pour entamer ma vie d’immigré. J’en ai appris d’autres pour mieux connaître le monde où je vis. Je m’étonne sincèrement de voir que mes compatriotes suisses ne savent pas, pour la plupart, les deux autres grandes langues de leur pays. Comment connaître autrui si vous ne savez rien de la langue qu’il parle? C’est le minimum de la courtoisie. Et cette courtoisie, désormais, se réduit de plus en plus à des rudiments d’anglais d’aéroport.

De même font les Russes, dont l’éducation intègre la culture ouest-européenne en sus de la leur propre. Où voit-on la réciproque, à l’ouest du Dniepr? Depuis Pierre le Grand, ils se considéraient européens à part entière. Les artistes de la Renaissance et les penseurs des Lumières sont les leurs. Leontiev, le père Serge Boulgakov, Répine, Bounine, Prokofiev et Chestov sont-ils pour autant les nôtres? Non, bien entendu. Parler français fut deux siècles durant la règle dans les bonnes maisons — et le reste encore parfois. Ils se sont intensément crus européens, mais l’Europe s’est acharnée à leur dissiper cette illusion. Quand les jeunes Russes vous chantent Brassens par coeur, vous leur répondez en évoquant «Tolstoïevsky». L’Europe de Lisbonne à Vladivostok n’aura été réelle qu’à l’Est. À l’Ouest, elle ne fut jamais que la projection livresque de quelques visionnaires.

L’Europe de Lisbonne à Vladivostok! Imagine-t-on la puissance, la continuité, le rayonnement, les ressources d’un tel ensemble? Non. On préfère «definitely» se mirer dans l’Atlantique. Un monde vieillissant et ses propres «outlaws» mal dégrossis s’étreignant désespérément par-dessus la mer vide et refusant de voir dans le monde extérieur autre chose qu’un miroir ou un butin. Leur derniers échanges chaleureux avec la Russie remontent à Gorbatchev. Normal: le cocu zélé avait entrepris de démonter son empire sans autre contrepartie qu’une paire de santiags au ranch de Reagan. Vingt ans plus tard, les soudards de l’OTAN occupaient toutes les terres, de Vienne à Lviv, qu’ils avaient juré de ne jamais toucher! Au plus fort de la Gorbymania, Alexandre Zinoviev lançait son axiome que tous les Russes devraient apprendre au berceau: «Ils n’aimeront le tsar que tant qu’il détruira la Russie!»

«Ah, vous les Slaves!» — ouïs-je souvent dire — «Quel don pour les langues!» Je me suis longtemps rengorgé, prenant le compliment pour argent comptant. Puis, ayant voyagé, j’ai fini par comprendre. Ce n’est pas «nous les Slaves» qui avons de l’aisance pour les langues: c’est vous, les «Européens» qui n’en avez pas. Qui n’en avez pas besoin, estimant depuis des siècles que votre package linguistique (anglais, français, allemand, espagnol) gouverne le monde. Pourquoi s’escrimer à parler bantou? Votre langue, étendard de votre civilisation, vous suffit amplement, puisqu’au-delà de votre civilisation, c’est le limes (comme au temps de César), et qu’au-delà du limes, mon Dieu… Ce sont les terres des Scythes, des Sarmates, des Marcheurs Blancs, bref de la barbarie. Voire, carrément, le bord du monde où les navires dévalent dans l’abîme infini.

Voilà pourquoi le russe, pour vous, c’est du chinois. Et le chinois de l’arabe, et l’arabe de l’ennemi. Vous n’avez plus même, dans votre nombrilisme, les outils cognitifs pour saisir ce que les autres — qui soudain commencent à compter — pensent et disent, réellement, de vous. Ah! Frémiriez-vous, si vous pigiez l’arabe des prédicateurs de banlieue! Ah! Railleriez-vous si vous entraviez des miettes de ce que les serveurs chinois du XIIIe dégoisent sur vous. Ah! Ririez-vous s’il vous était donné de saisir la finesse de l’humour noir des Russes, plutôt que de vous persuader à chacun de leurs haussements de sourcil que leurs chenilles sont au bord de votre gazon.

Mais vous ne riez pas. Vous ne riez plus jamais. Même vos vaudevilles présidentiels sont désormais commentés avec des mines de fesse-mathieu. Vous êtes graves comme des chats qui caquent dans votre quiétude de couvre-feu, alors qu’eux, là-bas, rient, pleurent et festoient dans leurs appartements miniatures, leur métro somptueux, sur leur banquise, dans leurs isbas et jusque sous les pluies d’obus.

Tout ceci n’est rien, disais-je, parlant du malentendu historique qui nous oppose. La partie grave, elle arrive maintenant. Vous ne leur en voulez pas pour trois bouts d’Ukraine dont vous ignoriez jusqu’à l’existence. Vous leur en voulez d’être ce qu’ils sont, et de ne pas en démordre! Vous leur en voulez de leur respect de la tradition, de la famille, des icônes et de l’héroïsme — bref, de toutes les valeurs qu’on vous a dressés à vomir. Vous leur en voulez de ne pas organiser pour l’amour de l’Autre la haine du Soi. Vous les enviez d’avoir résolu le dilemme qui vous mine et qui vous transforme en hypocrites congénitaux: Jusqu’à quand défendrons-nous des couleurs qui ne sont pas les nôtres?

Vous leur en voulez de tout ce que vous avez manqué d’être!

Ce qui impressionne le plus, c’est la quantité d’ignorance et de bêtise qu’il vous faut déployer désormais pour entretenir votre guignolerie du «ramassis de brutes qu’il s’agit de débarrasser de leur dictateur caricatural et sanglant avant de les éduquer à servir la «vraie» civilisation». Car tout la dément: et les excellentes relations de la Russie avec les nations qui comptent et se tiennent debout (BRICS), et le dynamisme réel de ce peuple, et l’habileté de ses stratèges, et la culture générale du premier Russe venu, par opposition à l’inculture spécialisée du «chercheur» universitaire parisien qui prétend nous expliquer son obscurantisme et son arriération. C’est que ce ramassis de brutescroit encore à l’instruction et au savoir quand l’école européenne produit de l’ignorance socialisée; croit encore en ses institutions quand celles de l’UE prêtent à rire; croit encore en son destin quand les vieilles nations d’Europe confient le leur au cours de la Bourse et aux banquiers de Wall Street.

Du coup, la propagande a tout envahi, jusqu’à l’air qu’on respire. Le gouvernement d’Obama prend des sanctions contre le régime de Poutine: tout est dit! D’un côté, Guantanamo, les assassinats par drones aux quatre coins du monde, la suspension des droits élémentaires et le permis de tuer sans procès ses propres citoyens — et, surtout, vingt-cinq ans de guerres coloniales calamiteuses, sales et ratées qui ont fait du Moyen-Orient, de la Bosnie à Kandahar, un enfer sur terre. De l’autre, une puissance qui essaie pas à pas de faire le ménage à ses propres frontières, celles justement dont on s’était engagé à ne jamais s’approcher. Votre gouvernement contre leur régime…

Savez-vous de quoi vous vous privez en vous coupant ainsi, deux fois par siècle, de la Russie?

Du refuge ultime des vos dissidents, en premier lieu du témoin capital Snowden. Des sources d’une part considérable de votre science, de votre art, de votre musique, et même, ces jours-ci, du dernier transporteur capable d’emmener vos gens dans l’espace. Mais qu’importe, puisque vous avez soumis votre science, votre art, votre musique et votre quête spatiale à la loi suicidaire du rendement et de la spéculation. Et qu’être traqués et épiés à chaque pas, comme Snowden vous l’a prouvé, ne vous dérange au fond pas plus que ça. À quoi bon implanter une puce GPS à des chiens déjà solidement tenus en laisse? Quant à la dissidence… Elle n’est bonne que pour saper la Russie. Tout est bon pour saper la Russie. Y compris les nazis enragés de Kiev que vous soutenez sans gêne et n’hésitez pas à houspiller contre leurs propres concitoyens. Quelle que soit l’issue, cela fera toujours quelques milliers de Slaves en moins…

Que vous a-t-il donc fait, ce pays, pour que vous en arriviez à pousser contre lui les forces les plus sanguinaires enfantées par la malice humaine: les nazis et les djihadistes? Comment pouvez-vous vouloir contourner un peuple étendu sur onze fuseaux horaires? Destituer de l’extérieur un chef d’Etat plus populaire que tous vos polichinelles réunis? Etes-vous déments? Ou la Terre est-elle trop petite, à vos yeux, pour que l’«Occident» puisse y cohabiter avec un Etat russe?

C’est peut-être cela, tout compte fait. La Russie est l’avant-poste, aujourd’hui, d’un monde nouveau, de la première décolonisation véritable. Celle des idées, des échanges, des monnaies, des mentalités. À moins que vous, atlantistes et eurocrates, ne parveniez à entraîner la nappe dans votre chute en provoquant une guerre atomique, le banquet de demain sera multipolaire. Vous n’y aurez que la place qui vous revient. Ce sera une première dans votre histoire: mieux vaut vous y préparer.

Slobodan Despot

Source : Causeur.fr

http://lesmoutonsenrages.fr

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vendredi, 12 septembre 2014

Olivier Berruyer à BFM

Déclaration du colonel Igor Strelkov – 11.09.2014

     

 

Pour la première fois depuis son départ de la Novorossia l’ex-ministre de la Défense de la République Populaire de Donetsk, le colonel Igor Strelkov a parlé devant les journalistes. Au cours d’un briefing d’une trentaine de minutes il a d’abord lu sa déclaration et ensuite a répondu à quelques questions.

 

Il a qualifié d’honteux les accords de Minsk, a mis en garde que l’Ukraine prépare une offensive et une grande guerre contre la Russie, a déclaré sa fidélité au président Poutine et a appelé de s’abstenir de tous activité d’opposition destructive.

 

http://lesmoutonsenrages.fr/

jeudi, 11 septembre 2014

« Mensonge d’État. Ne soyons pas complices !… »

 

On ne peut pas adhérer aux mensonges, mais comme nous le dit avec humour Charles Sannat, quand c’est TF1, ou les médias aux ordres qui le disent c’est forcément vrai! Combien de « belles-mères » en sont convaincues?….

 

 

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Mes amis, aujourd’hui je voulais vous parler des chiffres catastrophiques de l’économie française qui n’ont presque rien à envier aux statistiques nippones… Osons le jeu de maux, ce n’est nippon ni mauvais, c’est horriblement catastrophique, mais vous pourrez bien attendre demain avant que l’on partage ensemble notre petite causerie économique matinale, en plus, tous les jours de nouveaux chiffres sortent… alors laissons reposer un peu la pâte à crêpes.

 

La France pourrait être mise sous tutelle

 

Finalement, aujourd’hui, je vais vous parler de l’avion malais plein de néerlandais, abattu au-dessus de l’Ukraine, officiellement par un missile russe tiré par on ne sait trop qui et dont certains (suivez mon regard) se sont servis pour voter des sanctions de plus en plus dures à l’égard du grand pays qu’est la Russie (vive la mondialisation, même dans la guerre).

Pour ma belle-mère, Poutine est une ordure !

Il faut dire qu’elle écoute France Inter et regarde le JT de 20 heures alors forcément, elle est très bien informée, ce qui lui permet d’avoir un avis fondé et étayé sur la réalité des choses, comme le fait que Poutine est une ordure et moi, brave imbécile que je suis au dîner de famille, d’essayer d’expliquer avant l’été que peut-être que ce n’était pas aussi simple, qu’il y avait un paquet de rumeurs sérieuses indiquant que l’avion MH17 avait vraisemblablement été abattu par un ou des chasseurs ukrainiens plus que par un tir de missile russe et que Poutine n’avait aucun mobile pour perpétrer un tel crime et que cela ne lui profitait aucunement. « Charles, Poutine est une ordure et tais-toi… » Bon ben d’accord, si France Inter et Libération le disent, c’est que c’est vrai…

Je suis, une fois de plus, rentré penaud à la maison sous le regard courroucé de ma tendre et chère épouse qui en disait long, très long… tu ne peux pas te taire ? C’est trop compliqué de la fermer ? Ben… en fait oui, c’est compliqué de se taire lorsque l’on entend de grosses imbécillités… Mais peut-on en seulement en vouloir à nos proches qui entendent ce qu’ils entendent et qui, toute la journée, sont soumis à une véritable propagande, orchestrée, pensée, dirigée et reprise en boucle. Il est dès lors très difficile de ne pas penser sincèrement que Poutine est une ordure… ce qu’il est peut-être par ailleurs, mais certainement pas de la façon dont on tente de nous le faire croire.

 

Le vol MH17 de Malaysia Airlines rempli de cadavres plastinés ?

Le vol MH17 a donc été abattu par un vol d’étourneaux russes envoyé du pigeonnier du Kremlin en mission suicide !

Ne rigolez pas… D’abord, les étourneaux, cela peut vraiment faire tomber un avion mais généralement en bouchant les moteurs ; pour le moment, aucun étourneau n’a réussi à transpercer la carlingue d’un avion, cependant Poutine, qui est une ordure, a mis au point une arme de destruction massive (raison pour laquelle il faut envahir Moscou) : l’étourneau blindé au bec à l’uranium appauvri (pour plus de force de pénétration dans l’acier). Dressées par le FSB (avant on disait KGB mais c’était quand Internet n’existait pas encore), une centaine d’escadrilles d’étourneaux génétiquement modifiés dans les laboratoires secrets installés sous le Kremlin par cette ordure de Poutine se sont donc envolées sur demande expresse du président russe qui parle l’étourneau. Il leur a dit « décollage immédiat, votre cible c’est l’avion malais, oui là, celui-là qui passe au-dessus de l’Ukraine, comme j’ai envie que les Occidentaux laminent mon économie en prenant des sanctions contre la Russie, il faut tuer au moins 300 innocents ». Fidèles, les étourneaux s’en sont retournés vers leur pigeonnier (les grosses boules servant de toit sur la place rouge, vous ne pensiez pas qu’elles étaient là par hasard tout de même ? Non, Poutine, qui est une ordure, s’en sert pour masquer ses rampes de lancement d’étourneaux blindés aux becs en uranium appauvri). Et c’est donc comme ça que le MH17 a été abattu, provoquant la mort de centaines de civils innocents, et ce que je vous dis est LA vérité. Voici la preuve par un article du Parisien.

Crash du vol MH17 : l’avion a été abattu par « un grand nombre de projectiles »

La phrase que vous venez de lire n’est pas de moi, c’est le titre de cet article du Parisien qui nous apprend que :

« Un mois et demi après le crash du vol MH17, un premier rapport très attendu sur les causes de la catastrophe qui a coûté la vie à 298 personnes lève en partie le voile sur ce qui s’est passé le 17 juillet dans le ciel ukrainien. »

Accrochez vos ceintures mes chers lecteurs et lectrices, lisez bien ceci :

« De nombreux projectiles à haute vitesse » « Le vol MH17 du Boeing 777-200 opéré par la Malaysia Airlines s’est disloqué en vol, résultant probablement de dégâts structurels causés par un grand nombre de projectiles à grande vitesse qui ont pénétré l’avion depuis l’extérieur », a révélé le Bureau d’enquête néerlandais pour la sécurité (OVV), qui dirige et coordonne des équipes internationales pendant l’enquête. Ces conclusions sont notamment basées sur les éléments tirés des boîtes noires de l’appareil, de photos, vidéos, ou de données des autorités aériennes. »

Vous irez lire la suite de cet article si cela vous chante mais en substance, sachez que l’avion MH17 « a été abattu par un grand nombre de projectiles », ce qui contredit légèrement mais alors juste un peu la grande thèse officielle soutenue jusqu’à présent par les mamamouchis occidentaux qui expliquent à l’envie que Poutine est une ordure et que le MH17 a été dézingué par un missile russe.

Le problème d’un missile c’est qu’il forme un seul projectile et que les grands nombres de projectiles, en général, c’est du « mitraillage »… Genre par un ou des chasseurs ukrainiens… ceux justement dont on sait qu’ils volaient à proximité du vol MH17 dès le jour même… Mais que voulez-vous, toutes les belles-mères de France doivent penser que Poutine est une ordure histoire d’accepter d’envoyer leurs gendres à la guerre le long de la Bérézina, ce que ferait la mienne sans sourciller sous réserve que je ne revienne pas du front mais que ma future veuve touche bien la pension de veuve de guerre.

Bon, on vous expliquera doctement que, dans les missiles russes, il y a également tout plein de petites billes d’acier et de becs d’étourneaux capables de faire des impacts multiples, ce qui est parfaitement vrai soit dit en passant (ogive à fragmentation) mais ces petits projectiles laissent des traces et l’on sait parfaitement les retrouver et les analyser. Ce qui fait penser que ce n’est pas le cas ici c’est que justement le rapport officiel est très vague car les conséquences diplomatiques peuvent être « incalculables »… Néanmoins, les experts savent très bien quels projectiles ont été retrouvés, ne pas le dire est un aveu en soi et du coup, je saute allègrement le pas, quitte à me tromper… mais je ne le pense pas.

La Russie détient des ADM nouvelle génération des étourneaux blindés !

Revenons donc à cette histoire d’étourneaux, vous comprendrez à propos de volatiles que l’histoire officielle bat comme qui dirait un peu de l’aile, du coup il va falloir habiller tout ça pour que Poutine (qui est une ordure) soit toujours le responsable de cette catastrophe, quoique maintenant nos mamamouchis s’en fichent dans la mesure où, sur un mensonge d’État, ils ont sanctionné la Russie et son peuple. Alors si ma belle-mère entend des histoires à dormir debout dans les prochains jours sur France Inter (comme par exemple des étourneaux dressés par Barbe bleue dans la tour nord du Kremlin pour attaquer les avions malais au-dessus de l’Ukraine), il serait souhaitable que, comme tous les citoyens de ce pays, elle fasse preuve de retenue dans ses jugements et d’esprit critique.

Les mensonges deviennent la vérité

N’avons-nous donc rien appris depuis le nuage radioactif qui s’est arrêté à la frontière ? Comment peut-on croire aussi naïvement ? Comment ne peut-on pas se rendre compte de la propagande à laquelle nous sommes soumis ? N’a-t-on toujours rien appris des mensonges de l’Irak ? De ceux de la Lybie ? Le mensonge est devenu la base et le ciment de sociétés occidentales à la dérive. Nos élites sont corrompues et néfastes. Les mensonges d’État s’enchaînent au rythme des virages sur une route de montagne. Et nous sommes encore suffisamment naïfs pour vouloir les croire, pour vouloir y croire !

Ces mensonges deviennent des vérités tant ils sont répétés et répétés encore jusqu’à ce qu’ils rentrent dans les esprits de tous, sauf de ces grands malades que sont les derniers des mohicans, les contrariens, les dubitatifs, les sceptiques de tous poils qui sont le dernier rempart entre les lueurs de la vérité et les ténèbres des mensonges dans lesquelles on nous enferme.

Mais la nuit finira.

Au fait, vous avez des nouvelles du MH370 ? Oui, c’est ça, celui qui a disparu sans laisser de traces… C’est que quand on fait semblant de chercher au mauvais endroit…

Préparez-vous et restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement www.lecontrarien.com.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/crash-du-vol-mh17-un-premier-rapport-attendu-pour-expliquer-la-catastrophe-09-09-2014-4120749.php

http://www.liberation.fr/monde/2014/09/08/vol-mh370-six-mois-apres-sa-disparition-reste-une-enigme_1095875

Source Le Contrarien

via les M.E.

Des milliers de personnes exigent l'indépendance de la Catalogne

 

Des milliers de personnes exigent l'indépendance de la Catalogne

© Photo: AP/Manu Fernandez

Par La Voix de la Russie | Des milliers de personnes sont descendues jeudi dans les rues à Barcelone en signe de soutien au prochain référendum sur la séparation de la Catalogne de l'Espagne, prévu pour le 9 novembre prochain.

Selon les rapports des médias, environ un demi-million de Catalans, vêtus de robes rouges et jaunes ornées de symboles nationaux, ont organisé une manifestation pacifique.

« Ce qui se passe aujourd'hui, ce n'est pas un défi à l'Etat. C'est une exigence de la grande partie de la société catalane », a commenté le défilé le chef du gouvernement de la Catalogne, Artur Mas.
Lire la suite:
http://french.ruvr.ru/news/2014_09_11/Des-milliers-de-per...

 

Obama sur l’Irak et la Syrie.

Miscellanées du mercredi (Delamarche, Sapir, Béchade)

I. Olivier Delamarche

 

Un grand classique : Olivier Delamarche sur BFM Business :

 

Le coup de sang d’Olivier Delamarche : L’économie n’a rien à voir avec les marchés – 01/09

 

La minute d’Olivier Delamarche: Draghi parfait dans son rôle de banquier central ignorant – 08/09

 

Olivier Delamarche VS Pierre Sabatier: Zone euro: Mario Draghi réussira-t-il à faire baisser durablement le niveau de l’euro ?, dans Intégrale Placements – 08/09 1/2


Olivier Delamarche VS Pierre Sabatier: Zone... par BFMBUSINESS

 

Olivier Delamarche VS Pierre Sabatier: Le Japon revoit en baisse son PIB au second trimestre, dans Intégrale Placements – 08/09 2/2

 


Olivier Delamarche VS Pierre Sabatier: Le Japon... par BFMBUSINESS

 

II. Philippe Béchade

 

Bilan Hebdo de Béchade & Ceaux-Dutheil: La dynamique des marchés après Jackson Hole – 29/08

 

Bilan Hebdo de Béchade & Cussac: Les marchés US face à la baisse des chiffres de l’emploi? – 05/09

 

La minute de Philippe Béchade : Europe, États-Unis, même combat, une économie inquiétante – 03/09

 

III. Jacques Sapir

 

La minute de Jacques Sapir : Ukraine, un cessé le feu d’ici 10 jours ? – 02/09

 

La minute de Jacques Sapir: Relance de l’investissement, Hollande manque de crédibilité – 09/09

 

Comprendre le 11 septembre en 5 minutes


Le 11-Septembre expliqué en 5 minutes (11... par ReOpen911