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lundi, 25 mai 2015

La Russie offre son aide militaire à l'Irak pour combattre l'EI

 

 
La Russie a offert son aide militaire à l'Irak afin de combattre les djihadistes de l'Etat islamique qui ont enregistré ces derniers jours plusieurs succès sur le terrain, notamment à Ramadi dans l'ouest irakien, mais également en Syrie avec la prise de Palmyre.

Cette proposition a été faite par Vladimir Poutine au Premier ministre irakien chiite Haïdar al Abadi lors d'une visite de ce dernier à Moscou, jeudi.

Les avancées de l'Etat islamique ont mis en lumière les limites des frappes aériennes menées en Irak et en Syrie par des coalitions internationales sous commandement américain.

"Nous élargissons notre coopération dans le domaine de la technologie militaire", a déclaré le président russe en préambule aux entretiens avec Abadi au Kremlin.

Vladimir Poutine a rappelé que l'Iran était "un partenaire ancien et fiable dans la région".

"Nos relations se développent avec énormément de succès. Nos entreprises travaillent dans votre pays et nous parlons d'investissements se chiffrant en milliards de dollars", a poursuivi le chef de l'Etat russe.

La présence d'entreprises russes impliquées dans l'économie irakienne date de plusieurs décennies, à l'époque où Saddam Hussein dirigeait le pays.

Moscou s'était opposé à l'intervention militaire américaine en 2003 qui avait conduit à la chute du dirigeant irakien et ouvert une ère de troubles violents.

S'exprimant avant l'entrevue entre Abadi et Poutine, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait précisé que la Russie allait mettre en oeuvre tous ses efforts pour vaincre l'Etat islamique.

"Nous travaillons à développer des relations dans tous les domaines, y compris la coopération militaro-technique, la coopération économique et la coopération dans les secteurs du pétrole et du gaz", a dit Lavrov.

(Denis Dyomkin; Pierre Sérisier pour le service français)
Source
 

Un restaurant Subway dans le Tennessee a installé un système qui crache des résidus synthétiques laissant une trace chimique sur le visage des clients pour détecter de "futurs et probables voleurs"

 

* Les Subway, chaîne de restauration rapide, ne sont certainement pas des lieux convoités par les voleurs, par les terroristes ou les mafieux. Il est donc prévisible que ces machines orneront bientôt de très nombreux points d'entrée d'édifices et d'endroits publics pour capter la présence de toute personne jugée indésirable dans les rues.
 
Ce nouveau système, le premier dit-on dans tout le pays, est destiné à prévenir la criminalité. Instalé au-dessus d'un point d'entrée du magasin, le système pulvérise une substance invisible et inoffensive qui peut être détectée des semaines plus tard.

Source:
http://www.knoxnews.com/news/local-news/subway-installs-n...

Des lumières de rue utilisées pour faire de la surveillance civile: George Orwell n'y avait même pas pensé!
http://conscience-du-peuple.blogspot.com/2012/01/des-lumi...


La surveillance globale par la reconnaissance faciale devient réalité aux États-Unis selon de nouveaux documents

http://conscience-du-peuple.blogspot.com/2013/08/la-surve...

Le scénario du film "Rapport minoritaire": un projet de la DARPA!
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Des criminels trahis par leur façon de marcher et par les particularité de leurs oreilles!
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Les Nations Unies appellent à la surveillance globale et totale des usagers sur internet pour contrer le terrorisme
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La caméra Facebook qui peut vous reconnaître chaque fois que vous entrez dans un magasin
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Washington Post: Une base de données contenant plus de 120 millions de visages
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Facebook rachète un spécialiste de la reconnaissance faciale
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La CIA vous surveille sur Twitter et Facebook
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De nouvelles applications font des scans du visage des clients de 25 bars de San Francisco
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Vous n'avez pas de profil Facebook et vous ne prenez pas part aux médias sociaux? Vous êtes suspects selon certains employeurs et psychologues!
http://conscience-du-peuple.blogspot.com/2012/08/vous-nav...

http://conscience-du-peuple.blogspot.be

Palmyre : Daesh aurait tué 400 personnes, des femmes et des enfants en majorité

 

 

Image
Des combattants de l'Etat islamique aurait tué au moins 400 personnes dans la ville antique de Palmyre, dont la plupart sont des femmes et des enfants, a signalé la chaîne de télévision syrienne, s'appuyant sur des témoignages de résidants locaux.

Selon Reuters, les rebelles qui combattent la région de Bachar al-Assad affirment sur les réseaux sociaux que des centaines de corps sont éparpillés dans les rues de la ville.

«Les terroristes ont tué plus de 400 personnes...mutilé leurs corps au prétexte que ces derniers auraient coopéré avec le gouvernement et n'ont pas obéi aux ordres», a confié un résident de Palmyre à l'agence de l'agence de presse étatique syrienne.

Des fonctionnaires figurent parmi les victimes du massacre. Parmi ces dernières, on a trouvé le responsable de la maternité de l'hôpital de la ville et toute sa famille.

Une vidéo diffusée par les partisans de l'Etat islamique montre comment les djihadistes ont pénétré dans les bâtiments administratifs à la recherche des militaires syriens. Toujours selon Reuters, les islamistes ont également détruit des portraits du président syrien Bachar al-Assad et de son père Hafez al-Assad.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme basé à Londres a annoncé qu'au moins 300 militaires avaient été tués dans les combats qui ont précédé la prise de la ville.

Les combattants de Daesh ont pénétré jeudi dans la cité historique de Palmyre, site classé au Patrimoine de l'UNESCO, après avoir pris le contrôle total de la ville. Le Bureau des droits de l'homme de l'ONU a annoncé jeudi qu'un tiers de la population de Palmyre qui atteignait 200 000 personnes avait fui la ville.

L'UNESCO a classé Palmyre au rang de ville à «valeur universelle exceptionnelle», la qualifiant d'«oasis dans le désert syrien».

«Du premier au deuxième siècle, l'art et l'architecture de Palmyre qui se trouve au carrefour de quelques civilisations, a réuni les techniques gréco-romaines, les traditions locales et l'influence persane. L'attaque terroriste de Daesh sur Palmyre a pour but de prendre une revanche sur la société syrienne et sur la civilisation», a déclaré le directeur des antiquités et des musées de Syrie, Maamoun Abdulkarim.

09:08 Publié dans # Conflits | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ei, daesh, palmyre |  Facebook |

Les infos dont on parle peu n°94 (23 mai 2015)

Irlande. Mariage gay : victoire écrasante du “oui”

 

Des affiches appelant à voter pour le mariage gay,  le 21 mai à Dublin.  PHOTO PAUL FAITH / AFP

 

Premier pays du monde à être consulté sur ce sujet par référendum, l’Irlande a approuvé ce 22 mai l’ouverture du mariage aux homosexuels, avec 62 % des suffrages exprimés. Dans un texte émouvant, l’écrivain irlandais Colm Tóibín décrivait juste avant le vote le combat des homosexuels, entre désir d’intégration et stratégie d’invisibilité.

 

 

“En Irlande, jusqu’à récemment, les homosexuels avaient l’habitude de vivre dans l’ombre, de ne pas se revendiquer comme tels. L’invisibilité était devenue un mécanisme de survie. Son inconvénient majeur était que les gens ne savaient tout simplement pas que nous existions, et de surcroît, n’étaient pas conscients du fait que nous nous aimions de la même façon que n’importe qui d’autre”, écrit Colm Tóibín, dans The Independent, à la veille du référendum sur le mariage gay organisé en Irlande.

 

L’écrivain décrit des compatriotes qui, à la lecture de l’un de ses romans, découvrent – littéralement – qu’un homosexuel peut attendre fébrilement le coup de téléphone de son amant. Qu’un couple homosexuel peut échanger des mots doux. Tout comme un homme et une femme le font. 
 
“En tant qu’homosexuels, nous avons grandi seuls”, écrit-il. “C’est sûrement pour cela que la campagne du référendum a été si libératrice pour nous, pour nos amis et nos familles. Elle a permis d’exposer publiquement qui nous sommes et comment nous aimerions être considérés dans notre pays, à l’avenir. Elle a permis d’ouvrir un débat sur la reconnaissance et l’égalité. Elle nous a autorisés à parler ouvertement de la façon dont nous nous aimions.”
 


Colm Tóibín estime qu’un “oui” sera une façon d’améliorer l’institution du mariage, en étendant sa capacité à protéger les couples homosexuels. En leur accordant “le bonheur et le soulagement” qu’elle confère à tous les autres. En les intégrant, tout simplement. Il conclut son plaidoyer par une référence littéraire forte : “Dans 1984, de George Orwell, le châtiment le plus sévère consiste à priver les citoyens du droit d’aimer. La plupart des lecteurs de cet ouvrage considèrent cette punition cruellement improbable, presque impossible. Pour la plupart des homosexuels, cela correspond au cauchemar dans lequel nous habitions, en prétendant – quelquefois en essayant de nous en convaincre nous-mêmes – que ce n’était rien.”

http://www.courrierinternational.com

Séisme populaire: Le indignés espagnols (Podemos) prennent Madrid et Barcelone !

 

 

Séisme populaire: Le indignés espagnols (Podemos) prennent Madrid et Barcelone !

Sur les places publiques de Madrid et Barcelone, des centaines de personnes dansaient de joie dimanche 24 mai. Les élections municipales et régionales en Espagne font figure de véritable séisme politique. Elles marquent la fin du bipartisme qui articule les institutions espagnoles depuis la Transition démocratique (1975-1982).

 

Après quatre ans au pouvoir en Espagne, le Parti populaire (PP, droite, au pouvoir), marqué par la politique d’austérité menée durant la crise et une succession de scandales de corruption, s’effondre. Il perd 40 % des voix par rapport à 2011, permettant au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) de remporter la victoire dans de nombreuses régions et mairies, malgré une nouvelle chute de 12,5 % des voix. L’entrée en force du parti de gauche radicale Podemos, qui ne se présentait avec sa marque que pour les élections régionales, et du parti de centre droit Ciudadanos, va obliger les deux grands partis à sceller des accords avec ces nouvelles formations s’ils veulent gouverner.

Les clefs de Barcelone aux indignés

À Barcelone, la liste citoyenne menée par Ada Colau, figure de la plateforme de lutte contre les expulsions immobilières (PAH) et du mouvement des « indignés », qui regroupe Podemos, les écologistes catalans et des activistes, a remporté la mairie avec une courte majorité de 21 conseillers municipaux, devant les nationalistes de droite de Convergence et Union (CiU, 20 conseillers). Les « indignés » devraient obtenir, grâce à l’abstention probable des autres forces politiques, les clefs de la capitale catalane avec un programme centré sur la lutte contre les inégalités sociales et la corruption.« Sans pouvoir médiatique, économique, judiciaire, nous avons démontré que l’on peut faire les choses autrement et (…) que le rêve et l’espoir peuvent l’emporter, » a déclaré, émue, Ada Colau, en séchant des larmes de joie devant une foule de sympathisants. La mobilisation des abstentionnistes à Barcelone, où la participation a augmenté de 8 points par rapport aux dernières élections, a été la clef du scrutin.

 

Avec des moyens réduits, mais beaucoup d’enthousiasme et une imagination débordante, la plateforme Ahora Madrid menée par l’ancienne juge de 71 ans Manuela Carmena, soutenue par Podemos, les écologistes d’Equo et des membres critiques du parti des écolo-communistes de la Gauche unie, est parvenue à se hisser à la seconde position dans la capitale espagnole, à un siège du Parti populaire qui gouvernait Madrid avec majorité absolue depuis 1991. Il ne fait pas de doute qu’elle sera la prochaine maire de la capitale, grâce au soutien attendu du PSOE qui a besoin de Podemos pour prendre le pouvoir dans de nombreuses régions. C’est donc en vainqueur que Manuela Carmena s’est présentée devant une foule déchaînée qui scandait son nom.

« Le plus singulier, spécial et extraordinaire de cette campagne est que notre unique monnaie pour la faire a été l’imagination, la joie et la créativité, » a-t-elle déclaré, faisant référence aux multiples initiatives nées en dehors de la plateforme autour de sa candidature. Des graphistes ont créé bénévolement des centaines de logos à partir de son image et les ont diffusés sur les réseaux sociaux, des artistes ont composé des chansons, écrit des poèmes, créé des tee-shirts et des autocollants que des chauffeurs de taxi de la capitale arboraient sur leurs véhicules. « Cette victoire est la vôtre, » a-t-elle conclu, la voix couverte par les cris de joie de ses sympathisants, réunis devant le musée du Reina Sofia.

Changement « irréversible »

La mine déconfite, Esperanza Aguirre, la candidate du Parti populaire, n’a pas vraiment cherché à démentir la victoire que s’est attribuée Manuela Carmena, se contentant de rappeler sans conviction qu’« en tant que parti qui a reçu le plus de voix, nous devrions avoir la mairie si les autres partis ne scellaient pas d’accord ».

L’ampleur de la débâcle du PP se mesurera plus clairement durant les prochains jours ou semaines. Bien qu’il soit le parti qui a recueilli le plus de suffrages en Espagne, avec 27 % des voix, il perd les majorités absolues qu’il avait arrachées en 2011 et ses principaux barons devraient se retrouver dans l’opposition. C’est d’autant plus dramatique pour le PP que les régions espagnoles disposent d’un fort degré d’autonomie et contrôlent par exemple les dépenses en matière d’éducation et de santé.

En tête dans la région de Valence, en Aragon ou en Castille-La Manche, le PP ne devrait pas pouvoir gouverner si Podemos soutient l’investiture des socialistes, comme tout porte à le croire. Dans la région de Madrid, où il gouverne depuis 1995, c’est Ciudadanos qui jouera les arbitres, comme à Murcie, La Rioja ou Castille-et-Léon.

Pour Pablo Iglesias, le chef de file de Podemos, il ne fait guère de doute que la victoire de la gauche dans les grandes villes augure une défaite du PP lors des élections générales de cet automne. « Nous aurions aimé que l’usure des vieux partis soit plus rapide, » a avoué Pablo Iglesias tout en soulignant que « les grandes villes sont le moteur du changement politique » et que ce changement est « irréversible ».

Source

http://www.wikistrike.com

samedi, 23 mai 2015

La dette mondiale atteint 286% du PIB de la planète

 

 

Voilà qui illustre et qui va dans le sens de l’article précédent : ne comptez pas sur les BRICS ou émergents pour tirer l’économie mondiale : il faudra une restructuration de la dette au niveau mondial, qui balayera votre épargne au passage d’ailleurs . Tout ça nous conduit inéluctablement vers une remise à plat du Système monétaire international, qui ne repose actuellement que sur du VENT (ou « dollar »). Mais j’ai bien peur que nos politiques n’agiront que au pied du mur, quand le crash se sera produit . Z . 

Le monde aurait besoin de tout ce qu’il produit pendant plus de deux ans pour régler toutes ses dettes, montre un rapport de l’Institut McKinsey, intitulé «Debt and (not much) deleveraging », qui conclut que la dette totale mondiale atteint désormais 199.000 milliards de dollars, soit 28.000 dollars par être humain, un montant record dans l’histoire. En 2007, le total des dettes se montait à 142.000 trillions de dollars, et ces chiffres montrent donc que nous sommes dans une situation bien pire que celle dans laquelle nous nous trouvions juste avant la crise financière, affirme Michael Snyder du blog économique The Economic Collapse.

Les États-Unis sont toujours cités lorsque l’on évoque des endettements astronomiques, et avec raison : la dette du pays de l’Oncle Sam atteint désormais 18.000 milliards de dollars, alors qu’elle ne se montait « qu’à » 9.000 milliards de dollars juste avant la dernière récession.

Cependant, ce ne sont pas les seuls en faute. Selon le rapport de McKinsey, toutes les grandes économies sont en cause. « Sept ans après l’éclatement de la bulle du crédit mondial qui a provoqué la plus grande crise financière depuis la Grande Dépression des années trente, la dette continu de croître», peut-on lire dans le rapport.

« En fait, plutôt que de réduire leur endettement, toutes les grandes économies ont aujourd’hui un niveau d’emprunt plus élevé par rapport à leur produit intérieur brut qu’en 2007. (…) Cela pose de nouveaux risques pour la stabilité financière, et pourrait saper la croissance économique mondiale. »

Ce qui est le plus surprenant, c’est que c’est en Chine que l’endettement a le plus augmenté. Entre 2007 et la mi-2014, la dette chinoise est passée de 7.000 milliards de dollars à 28.000 milliards de dollars. La dette de la Chine représente maintenant 282% du PIB, un niveau qui demeure gérable, mais qui dépasse tout de même celui de pays développés tels que l’Allemagne ou les Etats-Unis.

Le fait que la moitié de ces emprunts soient liés, directement ou indirectement, à un marché immobilier en surchauffe, ou que la moitié des nouveaux prêts soit associée à des comptes bancaires opaques, ou encore que beaucoup de gouvernements locaux ne pourront pas faire face à leurs dettes, demeure extrêmement préoccupant.

Tout ceci implique que la courte période de relative stabilité dont nous venons de bénéficier sur ces dernières années n’est imputable qu’aux emprunts effrénés et à l’impression d’argent qui l’ont accompagnée. « Quiconque doté d’une moitié de cerveau devrait être capable de voir qu’il s’agit d’une gigantesque bulle financière, et qu’elle est vouée à se dégonfler de façon très, très douloureuse », écrit Snyder.

D’après l’économiste allemand Claus Vogt, auteur du livre « The Global Debt Trap », « La situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt proches de zéro, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été ».

« Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. Je pense que nous sommes très proches de ce moment clé de l’histoire financière », ajoute-t-il.

Mais pour le moment, les marchés actions poursuivent leur envolée, et des sociétés de l’Internet qui n’existaient même pas il y a 10 ans sont supposées valoir des milliards de dollars, alors qu’elles ne réalisent parfois aucun bénéfice. De nos jours, Wall Street récompense même les entreprises qui enregistrent régulièrement des pertes conséquentes.

Le réveil sera dur, prédit Snyder. Il pense que nous nous dirigeons vers le plus grand krach financier de tous les temps. « 199.000 milliards de dollars de dettes sont sur le point de s’effondrer, et chaque homme, femme ou enfant de cette planète éprouvera la douleur de ce désastre », conclut-il.

source

https://resistanceauthentique.wordpress.com

13:45 Publié dans # Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : monde, mondial, pib |  Facebook |

VERDICT d’un tribunal italien : l’autisme du petit garçon a été causé par le vaccin

vaccin-infanrix

 

Une indemnité à vie a été accordée à un enfant autiste qui avait précédemment reçu le vaccin hexavalent.

 

Milan - Le Ministère Italien de la Santé devra verser une somme de dédommagement bimensuelle à un petit garçon atteint d’autisme, et ce, pour le restant de sa vie.

 

C’est en 2006 que le petit garçon a été vacciné avec le vaccin hexavalent de routine fabriqué par la multinationale GlaxoSmithKline. Il s’agit du verdict émis par le Tribunal industriel de Milan présidé par le juge Nicola Di Leo. Selon ce juge, l’existence d’un lien causal entre la vaccination et la maladie a été établi. Qui plus est, en se référant au rapport de l’expert judiciaire et médical Alberto Tornatore désigné par le tribunal : «  Le petit garçon a probablement été sensible à la toxicité d’un ou de plusieurs ingrédients du vaccin. Il est donc probable que son autisme ait été provoqué par le vaccin Infanrix Hexa. »

 

INTERVIEW  « décision incroyable » affirme l’expert

 

Infanrix.pngLe vaccin hexavalent est administré en trois injections au cours de la première année de vie. Il protège contre la polio, la diphtérie, le tétanos, l’hépatite B, la coqueluche et les infections du type haemophilus influenza type b.

 

En 2011, avant d’aller au tribunal,  la famille du petit garçon de neuf ans qui avait été diagnostiqué autiste en 2010 avait introduit une requête auprès du Ministère, mais leur requête fut rejetée. Dans la suite, les parents ont porté plainte. « Le Ministère avait 60 jours pour faire appel après le prononcé du 23 septembre. Mais aucun appel n’a été déposé » affirme Alessandra Genovési, l’avocate du petit garçon. Le jugement a donc été considéré comme res judicata (= ayant force de la chose jugée). La famille a émis le souhait que dans le futur, on se soucie de prendre plus de précautions avec ces vaccins. L’enfant va recevoir un dédommagement bimestriel (= tous les deux mois) de 1.683 euros plus un payement ponctuel.

 

BLOG  – Les vaccins et la logique inversée par Michele Bocci

 

Le rapport de 18 pages de l’expert médical désigné par la Cour se réfère à « un document confidentiel de poids de GlaxoSmithKline » traitant des «  soi-disant effets secondaires de l’Infanrix Hexa, signalés pendant les essais cliniques et après la pré-autorisation, entre octobre 2009 et octobre 2011. Selon le témoignage de l’expert, il y a apparemment eu « cinq cas d’autisme rapportés au cours des essais, mais ces cas sont restés non cotés ou ont été omis de la liste des effets indésirables remise aux autorités avant l’autorisation de mise sur le marché. »

 

Le verdict a aussi précisé – en conformité avec les conclusions de l’expert médical – que le vaccin avait « une propension spécifique à provoquer l’autisme, quoique théoriquement faible si elle est calculée sur la base des essais cliniques pré-autorisation, mais qui en réalité était sous-estimé, en raison de l’existence récemment confirmée par les autorités sanitaires australiennes, de lots de vaccins contenant un désinfectant à base de mercure, désormais interdit en raison de sa neurotoxicité démontrée. »

 

Rien n’indique que l’Agence italienne du médicament ait dans la suite lancé des contrôles sur le vaccin hexavalent de GlaxoSmithKline. « Aucune enquête particulière n’est en cours sur ce médicament qui, comme tous les vaccins, doit subir une surveillance post-marketing », explique l’Agence, ajoutant : « Il n’existe aucune preuve à l’heure actuelle qu’un changement soit intervenu dans la situation : les avantages de ce produit  l’emportent encore sur les risques. »

 

Les liens présumés entre la vaccination et l’autisme ont fait l’objet d’un débat international considérable pendant un certain nombre d’années. En 2012, une peine prononcée par la Cour de Rimini a établi un lien entre le vaccin trivalent ROR (Rougeole-Oreillons-Rubéole) et le syndrome de Kenner (Autisme).

 

A l’époque, le Conseil scientifique du Calendario Vaccinale de la Vita – un groupe rassemblant médecins de famille, pédiatres et associations spécialisées de santé publique a publié cette déclaration : «  Ce verdict pourrait déclencher une perte de confiance en un outil de prévention qui protège la santé de nos enfants et l’ensemble de la population italienne ! », encourageant le Ministère de la santé à faire appel. Le verdict de la cour de Rimini se référait à une étude publiée dans le Lancet en 1998, et établissant un lien entre le vaccin contre la rougeole et l’autisme. Quelques années plus tard, cette recherche a été retirée du journal, car elle était considérée comme peu fiable. Une enquête similaire à celle de Rimini à nouveau sur le lien présumé entre le vaccin ROR et l’autisme a été lancée par le bureau du procureur de Trani.

 

Au cours des trois dernières années, l’alarmisme ambiant – que les autorités de la santé estiment injustifié – a provoqué une diminution du nombre d’enfants vaccinés. En mars dernier, Movimento 5 Stelle (le Mouvement des cinq étoiles) de Lombardie a déposé un projet de loi en vue de suspendre la vaccination obligatoire, «  compte tenu des niveaux de vaccination déjà élevés en Lombardie. Ce mouvement précise qu’il est temps de permettre le consentement libre et éclairé à propos de la vaccination. » La réponse de la Société de Santé publique a été assez sèche : « Il s’agit d’une perspective dangereuse pour la santé publique. » 

 

 

Source : La Repubblica.it 25 novembre 2014

 

Initiative Citoyenne se réjouit que justice puisse se faire (même si cela ne rendra pas en soi la santé à cette jeune victime) sur base de FAITS incontestables et notamment sur base du contenu fondamental de ces documents confidentiels du fabricant lui-même, que notre collectif a notamment révélés –et qu’une Ministre comme Laurette Onkelinx tentait fort maladroitement de banaliser en prétextant qu’il n’y avait rien à cacher, rien de confidentiel là-dedans ! L’information se répand dans tous les pays auprès des avocats et des journalistes, au Royaume-Uni, ici en Pologne où malgré la difficulté de la langue on peut voir qu’ils citent Initiative Citoyenne et les risques accrus de la double vaccination par Prevenar et Infanrix hexa,…

Toutes les victimes de tous les pays devraient à chaque fois exiger l’exhumation de ces documents existants mais ô combien gênants et accablants qui sont pour cette raison enfouis sous le sceau de la confidentialité.

Il est urgent en outre de lever toutes les obligations vaccinales dès lors qu’il n’est écrit dans aucune loi que les personnes sont obligées de risquer à chaque fois un spectre de plus de 800 effets secondaires différents à chaque vaccination contre une ou seulement quelques maladies ciblées !!!!!!!!!!!!

 

Voir aussi: Infanrix hexa: le document confidentiel accablant

 

Prevenar: documents confidentiels accablants

 

Cas d’autisme: pour le tribunal de Rimini, « c’est la faute du vaccin »

 

Une Cour fédérale américaine reconnaît le lien entre autisme et vaccination chez deux enfants

 

La vaccination provoque l’autisme: voici ce qu’ils savent

 

La vérité sur l’autisme post-vaccinal: un nouveau livre sur un immense scandale

 

La fraude des officiels américains révélée: 340% de risque d’autisme lié au vaccin ont été cachés au public

 

La sécurité des vaccins pose vraiment problème: les officiels le savent

 

Ethique vaccinale & prostitution de la Science

 

Tous les vaccins sont expérimentaux: voici pourquoi

 

Vaccins: le vrai scandale des faux placebos

 

Dr Saluzzo de Sanofi Pasteur: « On ne comprend pas comment marchent les vaccins »!

 

La vaccination, un juteux business, aussi pour les médecins

 

Initiative citoyenne

http://www.sante-nutrition.org/verdict-dun-tribunal-italien-lautisme-du-petit-garcon-ete-cause-vaccin/

L’instrument majeur du pervers narcissique : la parole

 

 
 
« L’apanage le plus redoutable de la pensée perverse[1] est le décervelage, »[2] nous dit Racamier. Mais si le décervelage est l’attribut princeps de la pensée perverse à l’œuvre dans les relations d’emprise, ou toutes entreprises totalitaires, par quels moyens « extraordinaires » les pervers narcissiques réalisent-ils l’exploit d’assujettir leur entourage à la satisfaction de leur moindre désir ?

C’est à cette question que tente de répondre ce billet qui porte sur un des aspects les plus négligés de cette problématique dont la connaissance pourrait aider certains à mieux s’y retrouver, car « le terrain de prédilection, l’instrument majeur de la perversion narcissique, il est temps de le dire, c’est la parole »[3].

Ainsi, le secret de la prétendue force que l’on octroie inconsidérément au pervers réside dans l’usage dévoyé des mots et du raisonnement dont il use et que trahit un certain type de parole. Cette parole est tout à la fois séduisante et fascinante, voire envoûtante. Sa capacité de persuasion est remarquable, mais elle chante comme un petit air de faux que l’on a du mal à symboliser. Et pour cause… elle possède l’étrange don de « méduser » ses auditeurs ce qui, du point de vue de la psychotraumatologie, provoque un état dissociatif de la personnalité avec tous les effets délétères que cela implique[4] (identification à l’agresseur et syndrome de Stockholm).

Dès lors, si le discours pervers nous donnait des indices qui permettent de soupçonner sa présence – rappelons ici que la perversion narcissique est une prédation morale – il serait alors plus facile d’y remédier.

En effet, comment reconnaître et interpréter correctement la dimension intersubjective – qui est une communication complexe s’effectuant à différents niveaux : verbal et non-verbal – de deux ou plusieurs protagonistes d’une relation d’emprise narcissique ?

Répondre à cette question revêt un enjeu crucial qui dépasse le simple cadre bourreau/victime que l’on attribue aux seules relations du pervers narcissique avec sa ou ses proies, car si nous pouvions facilement identifier ce qui relève de la perversion narcissique, il serait alors beaucoup plus aisé de combattre ce fléau, d’en mesurer l’importance et de choisir entre abolir ce type de comportements répréhensibles visant la destruction ou l’anéantissement d’autrui… ou bien d’y souscrire comme le font certains. Ce choix serait alors conscient et se ferait en toute connaissance de cause tant pour les agresseurs que pour leurs victimes.

Outre la connaissance des définitions de cette pathologie de l’agir de parole[5] concernant l’éviction de deuils ou de conflits internes tels que déjà abordé lors d’un précédent article[6], il convient de savoir s’il existe d’autres moyens plus simples que ceux dévolus aux praticiens afin de déceler l’expression d’une perversion narcissique (dans un premier temps, la distinction entre les divers plans ou échelons de la perversion narcissique – fréquence, durée, intensité – qui détermine s’il s’agit d’un mouvement, d’une formation ou d’une organisation perverse de la personnalité, n’est pas prioritaire, car il s’agit avant tout de se libérer de ce type de lien dans lequel nous plonge une relation d’emprise).

Il se trouve qu’il existe quelques travaux de grande qualité qui peuvent nous aider à ne pas mélanger le bourreau – l’initiateur de la relation d’emprise – avec sa proie – la véritable victime. Ses travaux portent avant tout sur l’utilisation d’une logique et d’un langage idiosyncrasique pervers destinés non pas à communiquer et à entrer en relation avec autrui, mais à agir – à « faire-agir », « transagir » ou « extragir » aurait dit Racamier – sur le récepteur du discours en suscitant chez lui divers sentiments négatifs qui vont le pousser à la faute. Faute qui lui sera ensuite triomphalement reprochée par une habile inversion des places et des rôles induisant un retournement de situation : le bourreau se faisant alors passer pour la victime de ses propres exactions (c’est sur ce type de retournement qu’est basé le principe de la jouissance perverse narcissique). C’est là, selon le Dr Gérard Lopez, la signature du vampire[7]. (Ce mécanisme d’inversion a également été parfaitement décrit par les Drs Maurice Hurni et Giovanna Stoll[8] et est de plus en plus et de mieux en mieux reconnu dans les diverses disciplines des sciences humaines qui s’intéressent à cette problématique.)

Pour le pervers, il ne s’agit pas tant de communiquer – au sens de « partager quelque chose avec quelqu’un » ou « être ou entrer en relation plus ou moins directe avec quelqu’un » – que de dominer et de contrôler cet autre différent de lui qu’il ne peut tolérer. Ainsi, le pervers utilise le langage non pas pour établir un lien avec autrui, ce qui serait pour lui source d’angoisse, mais pour conforter le pouvoir qu’il s’octroie sur son entourage. Ce faisant, il soumet ses interlocuteurs à une « double contrainte » – ou « double nœud » selon la traduction que fait Racamier de la découverte des palo-altistes – qui consiste à répondre au désir de communiquer de quelqu’un par des messages qui privent son interlocuteur d’une quelconque possibilité d’exprimer ses pensées ou ses idées. Pour parvenir à ce résultat, il utilise diverses techniques de disqualification basées sur le mode paradoxal confusiogène d’une communication/anticommunication qui pourrait ce formuler ainsi : « Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais et surtout puissiez-vous ne rien comprendre à ce que je vous raconte de manière à ce que, quoi que vous pensiez, quoi que vous disiez, ou quoi que vous fassiez, je puisse toujours avoir raison. »

Le discours pervers induit en effet un état de sidération qui possède la faculté d’abolir notre raison et facilite toutes les manipulations, car l’individu conditionné aux techniques rhétoriques que nous allons aborder dans ce billet se « dissocie » et « scinde » (clive) son psychisme en deux ou plusieurs parties. Il en résulte à la longue une dissociation traumatique, semblable à celle que connaissent les personnes atteintes d’un état de stress post-traumatique[9], que le discours pervers alimente et entretient.

La connaissance des caractéristiques de cette communication perverse apte à piéger tout un chacun et à induire un ESPT chez certains est donc d’une importance vitale à connaître pour discriminer les agressions perverses des simples conflits interpersonnels avec lesquels elles sont majoritairement confondues.

Dans deux précédents articles portant sur la communication paradoxale[10] (déviante ou perverse) introduisant le sujet de l’emprise[11], nous avons déjà abordé certaines caractéristiques du discours paradoxal, mais comme l’a le premier souligné Didier Anzieu : « L’étude de l’injonction paradoxale n’épuise pas la diversité des situations paradoxales. Un autre type en est la disqualification. Il s’agit non plus d’un ordre donné à quelqu’un mais d’un jugement porté sur lui. Dans le premier cas, le paradoxe réside dans le fait que l’ordre impose au sujet deux contraintes antagonistes. Dans le second cas, le paradoxe tient en ce que le jugement communiqué au sujet sur lui est une dénégation du vécu même du sujet, de la perception que celui-ci a de ses sensations, de ses pensées ou de ses désirs. »[12]

Autrement dit, le jugement que l’on porte sur autrui est une négation de sa propre existence ; c’est une attaque portée à l’identité de cet autre différent de soi destinée à annihiler, anéantir ou détruire son existence même ; une tentative de meurtre psychique ou de meurtre d’âme.

Nous sommes là, au cœur des problématiques narcissiques perverses pour qui les frontières entre le monde interne et le monde externe de la psyché sont absentes ou floues. Comme dans le mythe de Narcisse, l’individu atteint de ce trouble ne reconnaît pas sa propre image dans le reflet de la source et finit par la perdre (il projette)… et y perdre les autres. L’altérité est niée et laisse place à ce que Radu Clit a dénommé la position totalitaire.[13]

Quoi qu’il en soit, en dehors de la systémique (G. Bateson, P. Watzlawick, etc.), rares sont les recherches portant sur les paradoxes cliniques étudiés comme procédés typiquement schizo (-phréniques ou -phrénogènes), mais bien plus rares encore ont été ceux qui ont approfondi la recherche sur les paradoxes pragmatiques « serrés », les plus pathogènes, et leur « unité de base » :

La disqualification

« Avant que d’intégrer le paradoxe dans la perspective plus large d’un modèle de fonctionnement psychique, il faut le ramener à ce qu’il est fondamentalement pour le moi : une disqualification – entendons, par là, le contraire de toute reconnaissance narcissique de l’activité propre du moi.

Pour prendre un exemple clinique très simple : c’est une disqualification qui est opérée à l’encontre de l’enfant qui, de retour de l’école, annonce qu’elle a faim, et à qui sa mère répond : « Mais non, tu n’as pas faim. » (Notons bien que cette mère ne dit pas à l’enfant qu’il ne faut pas manger ou que ça n’en est pas l’heure ; bien au contraire, l’intervention porte sur le propre vécu de l’enfant, et c’est en cela qu’elle est disqualifiante. Même chose s’observe dans l’exemple, relaté à et par Anzieu, de l’enfant que les parents plongeaient dans un bain brûlant, lui affirmant ensuite quand, écarlate et haletante, elle se plaignait de brûler, que cette eau-là était parfaite mais qu’elle, enfant, jouait la comédie.)

Nous voyons à l’évidence que l’enfant dont la perception est disqualifiée est placé dans l’alternative de croire au témoignage de ses sens, ou de croire son objet ; il doit choisir entre la confiance de son moi et l’amour de l’objet ; il est écartelé entre son moi et son objet. Si la disqualification est fréquente, voire constante, le résultat sera que des activités naturellement non conflictuelles du moi vont devenir conflictuelles. Il deviendra en soi conflictuel de percevoir, de sentir et, dans la même foulée, de penser.

Si la disqualification directe est simple, c’est qu’elle s’attaque à la sensation, au perçu. Dès qu’elle s’attaque à des aspects plus complexes de l’activité propre du moi – à de ces aspects que l’on dit neutres parce qu’ils s’exercent d’ordinaire sans conflit notable – la disqualification prend, et ne peut que prendre, la forme du paradoxe. Et le paradoxe va plus loin : il disqualifie non seulement la pensée, et le processus secondaire, mais encore les affects ; il excède ainsi les ressources du travail psychique du moi. Schreber n’aurait-il pas dit que c’est un assassinat d’âme ? »[14]

C’est ainsi que Jean-Pierre Caillot (2003) qui répond au souhait de René Roussillon (1979) plaidant pour une épistémologie des paradoxes précise que « la disqualification par le sujet pervers narcissique des sensations, des émotions ou des pensées de l’objet crée dans l’objet des confusions. »[15]

Et René Roussillon de préciser : « La disqualification est une anti-reconnaissance, elle surgit de la non-prise en compte du désir de communiquer de l’un des deux locuteurs par l’autre. La disqualification signifie au sujet disqualifié que, concernant quelque chose qui le touche de près, il n’a rien à en dire, il n’a pas à en communiquer quoi que ce soit, mieux, il n’a pas à en penser quoi que ce soit. Globalement, elle lui signifie qu’il n’est rien. »[16]

Les méthodes de disqualifications sont innombrables et plus ou moins complexes et constituent donc un indicateur important de la présence d’une perversion narcissique. Néanmoins, les disqualifications ne visent pas toutes le même but et n’émanent pas forcément des mêmes intentions destructrices.

Il nous est tous arrivé un jour ou l’autre de disqualifier quelqu’un en certaines circonstances, ce qui ne veut pas dire pour autant que nous soyons tous des pervers narcissiques « accomplis » selon l’acception que fait Racamier de cette terminologie. Cela fait simplement écho au fait qu’« un brin de perversion narcissique ne nuit à personne et même est-il indispensable à quiconque, en vue de sa survie sociale… »[17]

Ainsi, si quelqu’un nous confronte à une situation paradoxale disqualifiante, à moins d’être totalement sous emprise, il n’est rien de plus naturel que de répondre par une disqualification subséquente qui lui signifie que nous n’avons pas à accepter d’être le réceptacle de ses excrets. C’est une question de respect et de dignité, gage de bonne santé (cf. les recherches d’Henri Laborit sur l’agressivité et sa cage d’inhibition).

Toutefois, à répondre à ce type de manœuvres perverses il est nécessaire de ne pas perdre de vue, comme l’avait très bien analysé Didier Anzieu, que « les paradoxes logiques sont des figures de la pulsion de mort »[18] et que « le raisonnement peut servir d’arme au sujet humain pour établir son pouvoir sur autrui ».[19] Il convient donc de n’avoir recours à ce genre de procédé qu’en mode défensif, et non pas offensif (imposition d’une contrainte paradoxale), et surtout d’en comprendre les implications et les effets pour ne pas s’y laisser piéger – ce qui constituerait une victoire pour le pervers –, car « placer quelqu’un dans une situation paradoxale et lui reprocher ensuite le caractère contradictoire de son discours et de ses affects constitue une démarche inconsciente qui pervertit les processus secondaires par les processus primaires, avec le but de maintenir l’emprise sur autrui par un renforcement économique, c’est-à-dire par l’accroissement de la pulsion d’autodestruction. S’installe une sorte d’alliance thérapeutique négative entre la pulsion inconsciente de l’émetteur qui vise la mort de l’autre et la pulsion d’autodestruction du destinataire. »[20]

En d’autres termes, la disqualification peut être proactive et maligne ou bien réactive et bénigne (légitime défense). Apprendre à discriminer l’une et l’autre de ces deux formes de disqualifications permettrait de rendre une justice équitable aux cibles de pervers narcissiques, car « le chef-d’œuvre de l’injustice, c’est de paraître juste sans l’être »[21].

Conclusion :

« En quoi consiste la conduite narcissiquement perverse ? [interroge Paul-Claude Racamier] Elle sera toujours une prédation morale. Une attaque du moi de l’autre au profit du narcissisme du sujet. Une disqualification active (plus ou moins habile et subtile) du moi de l’autre et de son narcissisme légitime. »[22]

Puis ultérieurement, il rajoute : « La disqualification est un des moyens absolument essentiels de toute activité perverse de type narcissique. Cette disqualification déconsidère ce que l’autre ou ce que les autres ressentent, souhaitent, désirent, peuvent faire et vivent. »[23] « Elle consiste en un discrédit porté sur la valeur et la qualité intrinsèque des capacités et des accomplissements d’un individu (ou plus précisément de son moi, ou bien encore d’un groupe ou d’une famille). C’est une atteinte narcissique : l’inverse de la reconnaissance – au sens de qualification positive – des capacités manifestes ou potentielles d’autrui ou de soi-même. […] Il est bien vrai que toute disqualification est une atteinte aux droits narcissiques, et constitue à ce titre une frustration*. »[24]

En définitive, la perversion narcissique est une atteinte aux droits fondamentaux de tout individu tel qu’inscrit dans le marbre de la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen. Peut-être est-ce là l’une des raisons, puisant sa source dans notre inconscient collectif, pour laquelle ce concept a été découvert et développé en France ?

En tout état de cause, c’est probablement pourquoi cette expression est bien plus que ce à quoi certains voudraient la réduire : un simple phénomène de mode.

Philippe Vergnes

[1] Cf. « les pervers narcissiques manipulateurs (partie 1/2) » et « les pervers narcissiques manipulateurs (partie 2/2) »

[2] Racamier, Paul-Claude (1992), « Pensée perverse et décervelage », in Secret de famille et pensée perverse, Gruppo n°8, Revue de Psychanalyse Groupale, Paris : Apsygée, p. 137-155.

[3] Racamier, Paul-Claude (1992), Le génie des origines, Paris : Payot, 422 p. (p. 292)

[4] Cf. « Perversion narcissique et traumatisme psychique : l’approche biologisante » et « Quelle prise en charge pour les victimes de violences psychologiques ? »

[5] Pirlot, Gérard ; Pedinielli, Jean-Louis (2009), Les perversions sexuelles et narcissiques, Barcelone : Armand Colin, 127 p.

[6] Cf. « Idiosyncrasie du pervers narcissique (partie 2/2) : définitions »

[7] Lopez, Gérard, « La relation d’emprise », sur le site de la préfecture de la Sarthe.

[8] Hurni Maurice et Stoll Giovanna (1996), La haine de l’amour – La perversion du lien, Paris : Harmattan, 386 p. (cf. « Comment reconnaître un pervers narcissique “manipula-tueurˮ »).

[9] Cf. « Quelle prise en charge pour les victimes de violences psychologiques ? »

[10] Cf. « “Le pouvoirˮ, les “crisesˮ, la communication paradoxale et “l’effort pour rendre l’autre fouˮ »

[11] Cf. « Comprendre l’emprise, la relation “en-pireˮ »

[12] Anzieu, Didier (1975), « Le transfert paradoxal. De la communication paradoxale à la réaction thérapeutique négative », in Nouvelle Revue de Psychanalyse, n° 12, p. 49-72.

[13] Cf. « “Où est Charlie ?ˮ Le retour du fascisme et du totalitarisme sous le masque de la perversion narcissique »

[14] Racamier, Paul-Claude (1978), « Les paradoxes des schizophrènes », in Revue Française de Psychanalyse, tome XLII, Psychoses et États limites, Paris : PUF, p. 877-969. Le passage reproduit ici est un extrait du chapitre VIII de cette étude, p. 949-950, que l’on peut lire en intégralité en cliquant sur le lien suivant : « Schizophrénie et paradoxalité ». (C’est moi qui souligne.)

[15] Caillot, Jean-Pierre (2003), « Envie, Sacrifice et manœuvres perverses narcissiques », in Revue Française de Psychanalyse 2003/3 – La perversion narcissique, Volume 67, Paris : PUF, p. 819-838.

[16] Roussillon, René (1979), « Pour une épistémologie des paradoxes psychologiques » (inédit). (C’est moi qui souligne.)

[17] Racamier, Paul-Claude (1992), Le génie des origines, Paris : Payot, 422 p. (p. 281). Cf. « Pervers narcissique (partie 1/2) : plongée au cœur des origines d’un concept en vogue ».

[18] Anzieu, Didier (1975), « Le transfert paradoxal. De la communication paradoxale à la réaction thérapeutique négative », Nouvelle Revue de Psychanalyse, n° 12, p. 49-72.

[19] Ibid.

[20] Ibid. (C’est moi qui souligne.)

[21] Platon, La République, II, 361a.

[22] Racamier, Paul-Claude (1987), « De la perversion narcissique », in Gruppo, Revue de Psychanalyse Groupale, n°3, Paris : APSYG, p. 11-25. (Propos souligné par l’auteur.)

[23] Racamier, Paul-Claude (1995), « Décervelage et perversion dans les institutions », 2ème conférence du cycle « Perversions et Société », Lausanne le 6 avril 1995. (C’est moi qui souligne.)

[24] Racamier, Paul-Claude (1995), L’inceste et l’incestuel, Crolet : Les éditions du collège, 254 p. (p. 68). (Souligné par l’auteur.)

* Dans ses premières études portant sur les frustrations précoces (1953 et 1954, cf. « Pervers narcissique (partie 1/2) : plongée au cœur des origines d’un concept en vogue »), Racamier précisait que le terme frustration était à entendre en matière de préjudices.

Source
 

Arrivée du Le Beloukha en France, le premier désherbant biodégradable à base d’huile de colza (+ Alternatives proposées)

 

 
Certes, pour l’instant, il s’agit encore d’un produit haut de gamme, mais qui montre que les alternatives sont possibles tout en respectant l’environnement, et que le commerce peut finir par proposer autre chose que du chimique nocif autant pour l’environnement que pour notre santé.
désherbant-naturel-vinaigre
Une entreprise girondine commercialise le tout premier désherbant biodégradable! A base d’huile de colza, Le Beloukha, devrait envahir le marcher national. En effet dès 2016, les désherbants chimiques seront interdits en France.
Un désherbant biodégradable… on en rêvait, Jade International l’a fait! L’entreprise vient tout juste de lancer la commercialisation du Beloukha. Ce désherbant biologique naturel à base de colza arrive à point nommé, puisque les désherbants issus de la chimie de synthèse seront interdits en France dès 2016.

La fin des désherbants chimiques programmée

On ose à peine y croire, mais pourtant, la fin des désherbants chimiques est annoncée. Cette évolution vers la protection non chimique des cultures aura une incidence énorme. Les pratiques vont révolutionner les pratiques dans le monde agricole, comme pour l’entretien des espaces publics et les jardins de particuliers.
Plusieurs pays s’acheminent vers l’interdiction ou la limitation de l’usage des produits de chimie de synthèse (voir ici). Les solutions simples, pratiques et respectueuses de l’environnement pour limiter la prolifération des herbes indésirables sont plus que jamais nécessaires. 
Or, les solutions de substitution au désherbage chimique (voir la liste) sont peu nombreuses et généralement très consommatrices en énergie et en temps, ce qui rend leur coût prohibitif.
 

Un désherbant naturel à l’huile de colza

C’est dans ce contexte que l’entreprise Jade, spécialisée dans la recherche et le développement de nouvelles solutions pour la nutrition et la protection des plantes, a développé depuis 2007 le désherbant biodégradable Beloukha, avec un réseau international de laboratoires de recherches, d’industriels et d’experts. Il s’agit de sa première spécialité de biocontrôle d’origine naturelle.
Le Beloukha est un désherbant biodégradable, réalisé à partir d’huile de colza. La matière active est extraite par un procédé mécanique, il n’y a donc pas de chimie de synthèse, ce qui le rend unique au monde. Le Beloukha est biodégradable en deux jours dans le sol, sans aucun résidu dans la plante ou dans l’eau, et sans aucun risque pour la faune.
Source et article en intégralité sur Mieux-vivre-autrement.com
Plus d’informations sur Jade-international.fr
Maintenant, il s’agit avant tout d’une solution commerciale, mais il est toujours possible de créer un désherbant soi-même. Petits exemples:
  • Le désherbant eau-sel-vinaigre:

Les ingrédients indispensables pour fabriquer son désherbant naturel : 5 litres d’eau, environ 1 Kg de sel et un peu de vinaigre.

Dans la préparation totale, le vinaigre doit avoir une concentration de 30% pour assurer l’efficacité du mélange.
Préparation : commencez par dissoudre dans un seau de 5 litres d’eau- chaude – 1 kg de sel. Bien mélanger, puis ajouter le vinaigre et amalgamer le tout. A ce stade, vous avez votre désherbant. Il est efficace parce que le vinaigre est très puissant pour tuer les mauvaises herbes.
Après une semaine, vous devriez avoir les premiers résultats : l’amarante, le cirso, ou les mauvaises herbes plus courantes devraient disparaître progressivement.
Attention toutefois à ne pas empiéter sur les autres plantes et à utiliser le mélange avec parcimonie. En effet, si le sel est efficace commedésherbant naturel, il tue aussi la micro-biodiversité.
Comme suggéré parfois, composer le désherbant naturel uniquement avec de l’eau et du sel ne garantie pas l’efficacité du produit.
Pour la préparation du vinaigre, il vous faudra deux litres de vin de bonne qualité (il doit contenir peu de sulfites) à conserver pendant un mois dans une bonbonne à petite ouverture.
La mère de vinaigre, au départ une pellicule fine et translucide, s’épaissit petit à petit pour ressembler à une masse visqueuse constituée par la prolifération des ferments acétiques.
Cette matière souche, sorte de moisissure, agira comme catalyseur dans le processus de formation du vinaigre. Le vinaigrier doit être tenu dans un endroit sec et à une température d’au moins 20°C. Faites respirer votre vinaigre en soulevant le bouchon du vinaigrier de temps à autre.
Issu de cette page du site Toutvert.fr
  • La méthode « eau de cuisson des patates »:

Le jus de cuisson des pommes de terre pour désherber

Ne jetez pas le jus de cuisson des pommes de terre : gardez-le précieusement et laissez-le refroidir.
Versez-le jus de cuisson dans une bouteille et quand vous voulez vous débarrassez des mauvaises herbes, arrosez-les avec.
  • Autre solution:
Pour créer un herbicide de contact (brûle la plante)
pour faire 5 L de produit
-25Cl de jus de citron concentré (jus de 8 citron)
-1.50l de vinaigre blanc
-2 cu à soupe de savon de marseille  (ou autre savon naturel) préalablement dilué
-10Cl d’huile végétale
-de l’eau
 
Enfin, d’autres solutions sont proposées sur le site Jardiner-malin.fr, à savoir:
  • Le paillage : désherbant, esthétique et performant !
  • Le désherbage thermique
  • L’occultation par film géotextile
  • La motobineuse et le binage manuel
Source trouver:

Europe: 10% des espèces d’abeilles sauvages menacées d’extinction

 

 

Depuis 1965, le déclin des espèces d'abeilles sauvages est spectaculaire dans toute l'Europe. L'agriculture intensive, l'utilisation d'insecticides et le changement climatique en sont la cause.

La population d'abeilles sauvages d’Europe est en déclin dramatique avec la disparition de près d'une espèce sur 10, selon la première évaluation portant sur près de 2.000 espèces d'abeilles sur le continent. 

Dans un avenir proche, 5,2% d’autres espèces d'abeilles sont susceptibles d'être menacées alors que plus d'un quart des espèces telles que les bourdons européennes sont en voie de disparition, selon l'Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) .

Un rapport de cette organisation montre que les sources de nourriture et de fourrage pour les pollinisateurs ont été durement touchées par la production d'ensilage intensive au détriment de la technique de fanaison. L'utilisation généralisée des insecticides et des herbicides a également réduit la quantité de fleurs et privilégié les prairies riches en herbes pauvres en plantes à fleurs et en espèces de légumineuses.

Le changement climatique est une autre cause de la chute du nombre d'abeilles, d’après ce rapport, car de fortes pluies, des sécheresses et des températures plus élevées modifient et de réduisent les habitats d’espèces qui s’étaient adaptés depuis de nombreuses générations. « Cette évaluation est la meilleure compréhension que nous avons eu jusqu'à présent sur les abeilles sauvages en Europe ", a déclaré Jean-Christophe Vié, directeur adjoint du Programme mondial des espèces de l'UICN. Les abeilles jouent un rôle essentiel dans le maintien des écosystèmes et de la pollinisation des cultures et l'UICN appelle à des investissements urgents dans de nouvelles recherches sur les moyens d'inverser le déclin.

Le commissaire à l'environnement de l'UE Karmen Vella a qualifié les résultats de l'étude de « très inquiétants » : « Notre qualité de vie - et notre avenir - dépend des nombreux services que la nature fournit gratuitement," at-il dit. " Si nous ne nous attaquons pas aux causes de cette baisse des populations d’abeilles sauvages, nous pourrions payer un prix très élevé."

Plus d'un tiers des volumes mondiaux agricoles proviennent de cultures supposant l’intervention des abeilles, et 84% des cultures destinées à la consommation humaine exige la pollinisation par les insectes. La biodiversité est la condition sine qua non de la survie des espèces sauvages et des élevages d’abeilles.

Pourtant, la Commission Européenne et la PAC continuent d’encourager la monoculture du maïs et d’autres « produits agricoles » (il serait difficile de continuer à parler de « plantes »), alors que l’expérience a montré les effets secondaires désastreux d’une telle politique.

Cherchez l’erreur.

Source © Agoravox


...

Un plan national d’actions « France, terre de pollinisateurs »
20 mai 2015 

La ministre vient de lancer un plan national d’actions, "France, terre de pollinisateurs", qui vise à enrayer la perte d’espèces de pollinisateurs et à susciter la mobilisation des acteurs. Ces pollinisateurs rendent des services estimés à 1,5 milliard d’euros par an en France.

La pollinisation est vitale

Le déclin des abeilles et autres insectes pollinisateurs sauvages ( Hyménoptères : abeilles, bourdons, guêpes … ; Diptères : syrphes, mouches … ; Lépidoptères : papillons ; Coléoptères : scarabées, coccinelles …) est incontestable.Même si la chute des effectifs est plus ou moins marquée selon les espèces.

Les causes du dépérissement des insectes pollinisateurs sauvages sont multiples, et insuffisamment expliquées aujourd’hui. Mais, l’homme, en dégradant leurs habitats et en détruisant les espèces de plantes à fleurs qui constituent leurs ressources alimentaires, pourrait en être largement responsable.

Ces insectes rendent pourtant un service écologique inestimable à la reproduction d’une grande partie des plantes à fleurs sauvages ou cultivées : environ 70% des plantes à fleurs sauvages et cultivées en France métropolitaine et 80% des cultures dans le monde (soit 35% du tonnage que nous mangeons) dépendent fortement de la pollinisation par ces insectes.

On estime que la pollinisation représente une valeur économique d’1,5 milliard d’euros par an en France.

Un plan pour connaître, diffuser les bonnes pratiques et mobiliser les acteurs

Aussi, ce plan propose-t-il une vingtaine d’actions visant à mieux connaître les insectes pollinisateurs et la pollinisation, et également à promouvoir de bonnes pratiques dans tous les espaces fleuris et dans tous les secteurs concernés, notamment les territoires ruraux et forestiers, les espaces protégés (parcs naturels régionaux) et même les territoires urbains.

L’appropriation de ces bonnes pratiques, leur mise en œuvre favorisée par des actions de communication et de sensibilisation des gestionnaires d’espaces, mais aussi du simple particulier, sont une condition de réussite de ce plan.

Abeilles en ville : un exemple de mobilisation

La diffusion du guide issu du programme européen Urbanbees (les abeilles en ville), que le Ministère de l’Ecologie a co-financé, est un des exemples de mobilisation, voulu dans plan d’actions pour la protection des insectes pollinisateurs.

Il est l’aboutissement d’un remarquable travail qui s’est déroulé de janvier 2010 à
mars 2015, dans lequel la Région Rhône Alpes et la métropole du Grand Lyon se sont
activement engagées avec l’INRA, l’Institut national de la recherche agronomique, et
l’association Arthropologia.

Fauchage tardif et jachères fleuries sur le bord des routes : ça marche !

L’Etat se veut exemplaire dans la préservation des pollinisateurs sauvages : il appliquera sur les 12 000 kilomètres du réseau routier national non concédé le fauchage tardif et les jachères fleuries sur les dépendances vertes. Après une expérimentation longue de trois ans, ces « bonnes pratiques » ont en effet montré une augmentation de 30% de la diversité des insectes pollinisateurs.


Elle va donc être généralisée.Les autres gestionnaires (Réseau Ferré de France, SNCF, Voies Navigables de France, Conseils généraux etc.) ont été sollicités pour appliquer ces bonnes pratiques à partir du guide « les accotements routiers au service de la biodiversité ».

Source © Le ministére de l'écologie

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Naturealerte

13:35 Publié dans # Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : abeilles, extinction |  Facebook |

TAFTA : sous pression américaine, l’Europe renonce à interdire les perturbateurs endocriniens

 

S’ils fallait encore des preuves que notre santé, ils s’en foutent, du moment que cela remplit les caisses….

Perturbateurs-endocriniens-dessin-LeMonde-5oct13.pdf

Suite aux pressions des responsables du commerce des États-Unis en vue de l’accord sur le TAFTA, l’Union européenne a renoncé à prendre des mesures règlementaires relatives aux perturbateurs endocriniens liés au cancer et à la stérilité masculine.

C’est ce qui ressort des documents qu’a obtenus le Réseau européen d’action contre les pesticides (PAN Europe). Les critères de l’Union européenne en projet auraient pu interdire 31 pesticides contenant des produits chimiques, perturbateurs endocriniens. Mais ils ont été abandonnés par crainte d’une réaction commerciale violente, alimentée par un lobby états-unien agressif.

Le 2 juillet 2013 au matin, une délégation de haut niveau de la Mission des États-Unis vers l’Europe et de la Chambre états-unienne du Commerce, rendait visite aux responsables du commerce de l’Union européenne, afin d’insister pour que les européens abandonnent leurs nouveaux critères pour mettre en évidence les perturbateurs endocriniens et ce, en faveur d’une nouvelle étude d’impact. A la fin de la journée, l’Union européenne avait cédé.

Les minutes de la rencontre montrent que les responsables de la Commission expliquent que « bien qu’ils veulent que le TAFTA soit un succès, ils n’aimeraient passer pour des gens qui affaiblissent les normes européennes ».

Le TAFTA est un accord commercial en cours de négociation entre les États-Unis et l’Union européenne pour supprimer les barrières commerciales et favoriser le libre échange. Dans les minutes, on peut lire que les représentants de la Chambre de Commerce des États-Unis qui répondaient aux négociateurs états-uniens, « se plaignaient de l’inutilité de créer des catégories et donc des listes » de substances interdites. Les représentant des États-Unis insistaient pour qu’une approche basée sur le risques soient adoptée pour la réglementation, et « mettaient l’accent sur la nécessité d’une évaluation d’impact ».

Plus tard lors de cette journée, la secrétaire générale de la Commission, Catherine Day, envoyait une lettre à Karl Falkenberg, directeur du département Environnement, en lui disant de suspendre les critères en projet :

« Nous suggérons que, comme l’ont fait les autres Direction générales, vous envisagiez de procéder à une unique évaluation d’impact commune pour couvrir toutes les propositions. Nous ne pensons pas qu’il soit nécessaire de préparer des recommandations de la Commission, relatives aux critères pour identifier les substances qui sont des perturbateurs endocriniens. »

Suite à cela, la législation prévue pour 2014, fut repoussée au moins jusqu’en 2016, malgré les coûts pour la santé que provoquent les maladies, comme la perte de QI, l’obésité ou le cryptorchidisme – maladie qui affecte le système génital des petits garçons, et que l’on estime à 150 milliards d’€ chaque année. [1] )
Un mois avant cette rencontre, la Chambre du Commerce des États-Unis avait prévenu l’Union européenne des « vastes implications » qu’aurait l’adoption des critères en projet. Cet organisme commercial voulait que l’évaluation d’impact de l’UE fixe des seuils plus souples pour les expositions acceptables aux perturbateurs endocriniens, basés sur les propriétés de la substance. Le président du comité environnement de la Chambre de Commerce des Etats-Unis écrivait dans une lettre à la Commission :

« Nous sommes inquiets de voir que cette décision qui est source de nombreux débats scientifiques, puisse être prise pour des raisons politiques, sans qu’auparavant, ses impacts sur la marché européen ne soient évalués ».

Ils pourraient être considérables, nous dit la lettre.

Dans une note interne de niveau élevé, envoyée peu après au commissaire à la Santé, Tonio Borg, son directeur général prévenait que la politique de l’Union européenne relative aux perturbateurs endocriniens « aura des conséquences importantes sur l’économie, l’agriculture et le commerce ». Cette lettre fortement expurgée, envoyée une semaine avant que l’Union européenne n’abandonne ses projets poursuit : « Les États-Unis, le Canada et le Brésil ont déjà exprimé leur inquiétudes concernant ces critères qui pourraient avoir des répercussions importantes sur le commerce ».

Article complet en anglais sur Theguardian.com

Traduction en intégralité sur Amis de la terre via Sott.net

Juste pour le petit plus…

Les perturbateurs endocriniens sont partout et auraient des effets néfastes sur notre santé . Un répac’ s’impose !

Qu’est ce qu’un perturbateur endocrinien?

Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des substances chimiques d’origine naturelle ou artificielle étrangères à l’organisme. Elles peuvent interférer avec le fonctionnement du système endocrinien et induire des effets néfastessur l’organisme d’un individu ou sur ses descendants (OMS, 2002).
Ces substances peuvent interférer avec « la production, la sécrétion, le transport, le métabolisme, la liaison, l’action ou l’élimination des hormones naturelles » (Multigner, 2007).

On en trouve où?

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Source: La voix du nord

Les risques?

Parmi les différents perturbateurs endocriniens identifiés comme cancérogènes, on peut notamment citer:

  • Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), associé au cancer du sein
  • Le bisphénol A, associé au cancer du sein, ovaires et prostate
  • Le Diéthyltilbestrol (DES),associé au cancer de l’utérus et du sein
  • Les pesticides organochlorés
  • Les dioxines, en cause dans les cancers du sein, les lymphomesmalins non-hodgkiniens, et les myélomes multiples chez l’homme uniquement ;
  • Les phtalates, associés au développement de l’endométriose chez les femmes et au cancer du sein, des tumeurs hépatocellulaire dans les modèles animaux et des tumeurs du testicule après exposition en continu
  • Les retardateurs de flamme bromés (RFB), qui altèrent le système immunitaire, la thyroïde et le métabolisme, sont associés à une puberté tardive et à une ménopause précoce, deux facteurs de risqueimportants dans la survenue du cancer du sein
Source:  Institut National du Cancer

S’en protéger

Je vous donne quelques conseils simples pour limiter votre exposition aux perturbateurs endocriniens, dans votre cuisine et dans le choix de vos cosmétiques.

Dans la cuisine
  • Préférez les bocaux en verre, plutôt qu’en aluminium.
  • Utilisez des plats en verre ou sans bisphénol A, pour réchauffer vos plats.
  • Préférez des tuperwares en verre (plutôt lourds, donc), ou en plastique mais sans Bisphénol A. Vous avez ici un récapitulatif des contenants, sur le site Ikea.
  • Evitez l’usage de papier d’aluminium, surtout pour la cuisson en papillote  par exemple. Préférez alors du papier cuisson (idéalement bio, donc sans produits chimiques).
  • Si vous devez changer vos ustensiles, préférez-les en inox (évitez alors les bouilloires et passoires en plastiques, tout comme les paniers en plastique de votre cuit-vapeur).

Article complet sur ma-naturopathe-a-paris.com

http://lesmoutonsenrages.fr