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La collision des moeurs

  • "Ils nous violent, on les tue:" une brigade féminine pour lutter contre l'EI

    © Facebook.

    Ce bataillon de 123 combattantes a été formé par Xate Shingali, une chanteuse yazidie: "Sun Girls" ("Les Filles du Soleil").

    Massoud Barzani, le président kurde, a donné son feu vert pour la composition de cette brigade féminine. Elle a été créée par Xate Shingali (30 ans) et elle compte aujourd'hui plus de 123 combattantes exclusivement féminines âgées entre 17 et 30 ans. Son nom: "Sun Girls" ("Les Filles du Soleil").

    Sentiment de revanche
    "Mon père était si heureux, lorsque je lui ai dit que je rejoignais cette unité. Toutes les familles acceptent que nous nous joignons aux Filles du Soleil. Nous sommes heureuses de combattre aux côtés des Peshmergas!", a déclaré une jeune recrue Jane Fares (17 ans) qui a été forcée de fuir les montages de Sinjar pour ne pas tomber dans les griffes de Daesh.

    Mieux que personne, ces combattantes, animées par un sentiment de revanche sans pareil, savent qu'elles risquent d'être assassinées ou traitées comme des esclaves sexuelles par les djihadistes.

    "72 vierges au paradis"
    "Ils tuent, mais pourquoi faire ça à des femmes, pourquoi arracher les mères à leurs enfants? Ils n'ont aucune sorte d'humanité", rapporte Hadia Hassan, une autre combattante, dans le Daily Mail.

    Il se dit que les djihadistes de l'État Islamique sont terrifiés à l'idée d'être tués par une femme. Ils craignent de ne pas recevoir la récompense des "72 vierges au paradis".

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  • Daesh a décapité l'ancien directeur du site archéologique de Palmyre

     

     

    Une image diffusée par le média jihadiste Welayat Homs le 28 mai 2015 montrant un drapeau de l'Etat islamique sur le site antique de Palmyre, un site vieux de 2000 ans en Syrie Une image diffusée par le média jihadiste Welayat Homs le 28 mai 2015 montrant un drapeau de l'Etat islamique sur le site antique de Palmyre, un site vieux de 2000 ans en Syrie - - WELAYAT HOMS

    C.B.

    Il était détenu depuis un mois par le groupe Etat islamique. Khaled Assaad, 82 ans et ancien responsable du site archéologique de Palmyre, en Syrie, a été décapité mardi par ses ravisseurs. C’est ce qu’affirme Maamoun Abdoulkarim, le directeur des Antiquités syriennes, qui aurait été informé de l’assassinat par la famille d’Assaad.

    «Son corps est toujours suspendu à une colonne»

    Le corps du vieil homme serait depuis exposé dans la ville. «Imaginez que ce professeur, qui a rendu de tels services à ce site et à l'Histoire, a été décapité (...) et que son corps est toujours suspendu à une colonne au milieu d'une place de Palmyre», se désole Maamoun Abdoulkarim.

    Khaled Assaad a dirigé pendant cinquante ans le site des ruines romaines de Palmyre. Il était une célébrité dans le monde de l’archéologie. Palmyre est tombée aux mains des djihadistes de Daesh en mai dernier.

    http://www.20minutes.fr

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  • 12 signes de l’imminence probable d’un Krach financier mondial

     




    Avez-vous vu ce qui vient de se passer ?

    Suite à la décision prise par la banque populaire de Chine (BPOC) de dévaluer le Yuan, la monnaie chinoise a vécu sur une journée, sa plus forte baisse de l’ère moderne. Par rapport au dollar américain, les autres devises mondiales ont été impactées, le prix du pétrole a atteint un creux de six ans et les marchés boursiers mondiaux ont été secoués. Le Dow Jones a chuté de 212 points mardi, et l’action Apple a chuté de 5 %. Comme nous nous rapprochons des mois critiques que sont Septembre et Octobre, l’effritement du système financier mondial est en train de s’accélérer. À ce stade, il ne va pas falloir attendre bien longtemps avant de se retrouver dans une crise financière mondiale globale.

    Les 12 signes qui suivent montrent qu’un krach financier mondial est devenu un peu plus probable après une lecture des événements de ces derniers jours…

    # 1 La dévaluation du yuan a pris par surprise mardi la quasi-totalité de la planète (et pas dans le bon sens). Ce qui suit provient de Reuters

    ” la dévaluation du yuan de 2 % mardi par la Chine a favorisé la hausse du dollar américain, frappé Wall Street et d’autres marchés actions mondiaux du fait de craintes d’une nouvelle guerre des monnaies et des inquiétudes nourries liées au ralentissement de la croissance économique chinoise. ”

    # 2 L’une des principales raisons pour laquelle la Chine a dévalué le yuan est d’essayer de stimuler les exportations. Les exportations de la Chine ont chuté de 8,3 % en Juillet, et le commerce mondial est globalement en baisse à un rythme que nous n’avons pas vu depuis la dernière récession.

    # 3 Maintenant que les Chinois ont dévalué leur monnaie, d’autres nations qui comptent aussi sur ​​leurs exportations signalent qu’elles pourraient faire la même chose . Si vous analysez les grands sites d’information financière, il semble que l’expression: «guerre des monnaies» est souvent utilisée dorénavant.

    # 4 Pour le Dow Jones, c’est la première fois depuis 4 ans que la moyenne mobile à 50 jours évolue en dessous de la moyenne mobile de 200 jours. Cette figure est connue des analystes comme étant une “Death Cross”, et c’est un signal très inquiétant. Nous sommes à peu près au moment où les investisseurs qui prennent des décisions d’investissement crieront de “vendre” en fonction de tous ces signaux techniques les plus couramment utilisés.

    5 Le prix du pétrole a clôturé à un nouveau plus bas de 6 ans. Lorsque le prix du pétrole a commencé à baisser avant la fin de 2014, beaucoup de gens expliquaient que ce serait une bonne chose pour l’économie américaine. Maintenant, nous pouvons voir à quel point ils avaient tort.

    Le prix du pétrole a déjà atteint un échelon qui va devenir absolument cauchemardesque pour l’économie mondiale si il reste à ce niveau.

    Olivier Delamarche, associé / gérant de platinium gestion et membre desEconoclastes a alerté à de maintes reprises sur les conséquences d’un faible cours du pétrole. vous avez vu les premières faillites dans le secteur du pétrole de Schiste et c’est loin d’être fini !

    Dennisto du site denissto.eu avait expliqué qu’avec un pétrole à 40 ou 50 dollars le baril, dans 6 mois les Etats-Unis seraient au plus mal !

    # 6 Cette semaine, nous avons appris que l’OPEP avait produit plus de pétrole que nous l’avions pensé, et ceci pourrait entraîner une chute du cours du pétrole jusqu’à 30 dollars

    L’augmentation de la production pétrolière par l’OPEP alors que la demande chinoise semble ralentir pourrait amener le cours du baril à un plus bas depuis le sommet de la crise financière.

    le cours du baril nommé “Texas west Intermediate” ou WTI, la référence américaine du brut a atteint les plus bas de l’année et semblerait être en passe de franchir le seuil des 30 dollars le baril après que l’OPEP ait reconnu une augmentation de la production et que la Chine ait dévalué sa monnaie, créant des remous sur les marchés mondiaux.

    # 7 Dans un article récent , j’avais expliqué que l’effondrement des prix des matières premières auquel nous assistons en ce moment est étrangement similaire à ce que nous avons vu juste avant le krach de 2008. Mardi, les choses ont empiré pour les matières premières comme pour le prix du cuivre qui a clôturé à un nouveau plus bas depuis 6 ans.

    # 8 La crise de la dette sud-américaine de 2015 continue de s’aggraver. Les obligations d’État brésiliennes ont été déclassés à un seul niveau au-dessus de celui de spéculatif , et selon un dernier sondage, seule 8% de la population brésilienne a désormais une opinion favorable de la présidente qui devient la plus impopulaire depuis 30 ans.



    # 9 Juste avant la crise financière de 2008, une flambée du dollar américain avait fait peser un extraordinaire stress sur les marchés émergents. C’est ce qui se passe à nouveau maintenant. Les marchés actions des pays émergents ont touché un nouveau plus bas de 4 ans ce mardi et nous pouvons remercier la Chine d’avoir provoqué ce tour de force.

    # 10 Les choses ne sont pas si fameuses aux États-Unis non plus. Les stocks du commerce de gros aux États-Unis viennent d’atteindre leur plus haut niveau depuis la dernière récession . Cela signifie que beaucoup de choses restent dormir dans les entrepôts dans l’attente d’être vendu et dans une économie qui ralentit rapidement.

    # 11 En parlant de ralentissement, la croissance des dépenses des ménages aux États-Unis vient de chuter à un plus bas depuis plusieurs années.

    # 12 Au fond, la plupart d’entre nous peuvent sentir ce qui va arriver. Selon “Gallup“, le nombre d’Américains qui croient que l’économie se détériore est presque 50 % plus élevé que le nombre d’Américains qui pensent qu’elle s’améliore.



    Les choses semblent se mettre en place pour qu’une crise financière mondiale et une récession majeure se produisent à compter de l’hiver 2015.

    Mais ce n’est pas simplement parce que les choses semblent se produire qu’elles se produiront.

    Source: theeconomiccollapseblog
     
    Traduction: news360x
     

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  • La Chine entre dans la guerre des monnaies

     

     

    Amusant ça quand même : les marchés tanguent car la méchante Chine a baissé sa monnaie de -4 %…

    C’est pas comme si l’euro avait fait -20 % hein…

    Source : Romaric Godin, pour La Tribune, le 11 août 2015.

    La Chine cherche à importer de la croissance, aux dépens des autres économies émergentes et avancées.

    La Chine cherche à importer de la croissance, aux dépens des autres économies émergentes et avancées. (Crédits : reuters.com)

    Le cours pivot du yuan face au dollar a été abaissé de 2 %. Une dévaluation présentée comme technique par Pékin, mais qui traduit le manque d’alternative du pays pour relancer sa croissance.

    La Chine a donc décidé de dévaluer le yuan ce 11 août de près de 2 % face au dollar des Etats-Unis. Le mouvement n’est pas anodin. C’est tout simplement la plus forte évolution quotidienne du renminbi (RMB, « monnaie du peuple », nom officiel de la monnaie chinoise) depuis 1994.

    Le régime de change du yuan

    Pour comprendre ce qui s’est passé, il faut comprendre le régime de change du yuan. Entre 1994 et 2005, la Chine a adopté un système de taux de change fixe face au dollar étasunien, un « ancrage » (« peg » en anglais). La Banque centrale chinoise, la Banque populaire de Chine (connu sous son acronyme anglais de PBoC), assurait le taux officiel via un strict contrôle des changes. Lorsque le développement chinois s’est accéléré, au début des années 2000, ce système s’est révélé inadapté. Il a fallu s’ouvrir davantage pour attirer les investisseurs étrangers. En 2005, la Chine a donc décidé d’adopter le « flottement contrôlé » de sa monnaie. Désormais, le yuan peut évoluer dans une fourchette par rapport à un « cours central » défini lui-même sur un « panier » de grandes devises. Ce système a été suspendu pendant la crise entre 2008 et 2010. Mais en 2014, la fourchette de variation a été élargie de 1 % à 2 % quotidiens.

    Ajustement technique ?

    L’ambition de Pékin est de faire du renminbi une devise internationale, de transaction, mais aussi de réserve. L’ambition est économique, mais aussi clairement géopolitique. Il s’agit de faire de l’ombre au maître dollar. Pour cela, la Chine a engagé une libéralisation progressive de l’accès au yuan. Et la dévaluation de ce 11 août est présentée comme un moyen de renforcer ce mouvement. En effet, cette nouvelle fixation du cours du yuan a pour but de permettre, à partir de ce jour, de favoriser un prix « dépendant de l’offre et de la demande et des mouvements des grandes monnaies. » Comme le cours central était de plus en plus éloigné du cours de marché, en raison de l’affaiblissement de l’économie chinoise et de la perspective d’une remontée des taux de la Fed, la PBoC ramène ce cours à sa valeur de marché pour permettre au nouveau système de bien fonctionner. C’est donc, officiellement, une mesure « exceptionnelle » visant à favoriser une nouvelle étape vers une évolution guidée par le marché du yuan.

    Entrer dans le panier des DTS du FMI

    La Chine peut espérer que ce mouvement favorise une de ses obsessions : faire entrer le yuan dans le très restreint club des monnaies formant la « monnaie » du FMI, les droits de tirage spéciaux (DTS, en anglais SDR). Ce serait faire du « billet rouge » une monnaie de référence mondiale. Aujourd’hui, le cours du DTS est déterminé par quatre monnaies seulement : l’euro, le dollar des Etats-Unis, la livre sterling et le yen japonais. L’institution de Washington a promis de réviser le panier des DTS en septembre 2016. Pour entrer dans ce club fermé, il faut avoir une place importante dans les transactions internationales et être « librement utilisable. » La réforme pourrait donc aider, si cet ajustement est effectivement « unique. » Mais une autre réalité, bien moins réjouissante, pourrait se dissimuler derrière cet « ajustement » du renminbi.

    Marasme économique

    La réalité, c’est que l’économie chinoise est en plein marasme. Certes, les chiffres officiels font encore rêver la planète entière avec une croissance de 7 % visée, mais beaucoup ne prennent guère au sérieux le niveau de cette croissance et préfèrent s’en tenir à la tendance. Laquelle est clairement à la baisse. Et le front des exportations est particulièrement inquiétant. En juillet, les exportations ont reculé de 8,3 % sur un an contre une baisse de 1,5 % attendue par les analystes. Dans un pays encore largement dépendant des exports, ce chiffre est plus qu’inquiétant. D’autant que le pays subit encore une baisse notable du crédit, du moins en ce qui concerne les crédits aux entreprises non-financières et aux particuliers. A cela s’ajoute la tourmente boursière qui a fait perdre à la Bourse de Shanghai près d’un tiers de sa valeur en trois mois.

    Où trouver de la croissance ?

    La PBoC intervient activement depuis novembre pour relancer l’activité : elle a baissé son taux directeur de 5,6 % à 4,85 %, mais rien n’y fait. La Chine est en réalité prise en tenaille entre des injonctions contradictoires. Il lui faut de l’investissement et de la dette pour soutenir sa croissance, mais de nombreux secteurs comme la métallurgie, le secteur minier ou le secteur solaire sont déjà en surcapacité et, souvent, surendettés. Le même phénomène se produit avec les gouvernements locaux, avides consommateurs de grands projets sans réel intérêt économique et désormais croulant sous les dettes. Par ailleurs, pour favoriser le rééquilibrage de l’économie vers la consommation, l’inflation faible est une bonne nouvelle, mais elle pénalise l’activité industrielle et l’investissement, tout en rendant le poids de la dette plus lourd. Les prix à la production ont reculé en juillet de 5,4 %.

    Bref, la solution la plus simple est de relancer l’économie par les exportations afin d’importer de la croissance qui permettra de créer un socle « sain » pour l’investissement tout en réduisant le poids de la dette par la reprise de l’inflation. Or, ceci était impossible avec un cours central du yuan particulièrement élevé par rapport aux grandes monnaies émergentes comme le real brésilien, la roupie indienne ou le rand sud-africain, mais aussi par rapport aux monnaies asiatiques comme le won coréen et les dollars de Singapour et Taiwan.

    Le risque pris par la PBoC

    On comprend donc mieux le mouvement de ce 11 août qui, comme le notent les équipes de RBS, « illustre les défis croissants de la Chine. » Car l’argument de la libéralisation ne tient pas réellement. Si la Chine n’avait pas bougé pendant si longtemps sur le front de sa monnaie, alors que l’on savait déjà que la Chine ralentissait et que la Fed pensait relever ses taux, c’est précisément parce qu’il voulait instiller dans l’esprit des investisseurs l’idée que le yuan était une monnaie stable et fiable. Le mouvement de dépréciation autoritaire de la monnaie chinoise remet précisément en cause ces efforts, même si la rhétorique officielle peut se montrer rassurante.

    La Chine se lance dans la guerre des monnaies

    En réalité, la Chine se jette à son tour dans la guerre des monnaies et répond à la Banque du Japon, à la BCE et à la dépréciation rapide de plusieurs monnaies émergentes. Compte tenu de la place de la Chine dans l’économie mondiale, cette dévaluation accompagnée d’une évolution plus conforme à la situation du marché tend à favoriser une dépréciation continue de la monnaie. Les investisseurs sont, du reste, prévenus : si la situation ne s’améliore pas, la BPoC pourra toujours « ajuster » à nouveau le niveau du yuan. Car cette dévaluation de 2 % ne règle pas la question du fort taux de change réel du pays. Le marché va sans doute anticiper cette volonté chinoise d’avoir une monnaie faible, ce qui est précisément le but de la manœuvre.

    Impact sur les matières premières

    Les conséquences de cette offensive chinoise sur l’économie mondiale risquent d’être importantes. Et négatives, dans l’ensemble. Cette dévaluation du yuan va d’abord peser sur les cours des matières premières libellées en dollars, déjà déprimés par le ralentissement chinois et la surcapacité dans l’empire du milieu. Les économies qui dépendent de ces matières premières vont en subir le choc direct. Ce sera notamment le cas de l’Australie, du Canada, des pays du Moyen-Orient et du Brésil. Ce dernier cas est particulièrement préoccupant, car la récession brésilienne emporte l’ensemble des économies d’Amérique latine, même les plus solides comme l’Uruguay, par exemple.

    Affaiblissement des marchés émergents

    De plus, un peu plus compétitive, la Chine pourrait prendre des parts de marché à ses concurrents directs, émergents principalement. Bref, l’Asie émergente risque aussi de souffrir de cette décision qui, comme toute dévaluation, favorisera la production interne plutôt que la production extérieure. Il y a fort à parier que plusieurs pays réagissent en cherchant à déprécier à leur tour leur monnaie. Cette course risque, au final, d’affaiblir l’ensemble de la zone émergente, seule vraie ressource de croissance jusqu’en 2012 pour les économies avancées, particulièrement pour la zone euro dont la seule stratégie à long terme consiste dans l’amélioration de la compétitivité externe. Par ricochet, les croissance européennes et américaines risquent donc de pâtir de cette décision.

    Défi pour la zone euro

    Du reste, pour la zone euro, cette dévaluation est un défi. Elle va accentuer la pression déflationniste, ce qui devrait fortement déplaire à une BCE qui tente de redonner de l’air inflationniste à l’économie de la région. Il va donc falloir maintenir, voire intensifier la politique de rachats d’actif pour faire encore baisser l’euro. La zone euro est donc à son tour contrainte de s’engager plus avant dans la guerre des monnaies.

    Le plus inquiétant est sans doute que ce mouvement ne règlera pas entièrement les maux structurels (endettement, inégalités, faiblesse de la consommation des ménages, surcapacités) dont souffre l’économie chinoise. En réalité, tant que la Chine dépendra de sa demande extérieure pour sa croissance, elle ne sera pas un élément de stabilité pour la croissance mondiale.

    Il y a donc fort à parier qu’il n’y aura pas de relance chinoise venant compenser les effets de la dévaluation sur le commerce mondial. Une fois terminé le rattrapage actuel de la demande intérieure de la zone euro, compter sur un moteur chinois et émergent sera décidément bien délicat.

     

    55 réponses à La Chine entre dans la guerre des monnaies

     

    Commentaires recommandés

    Nicolas Le 17 août 2015 à 03h14

    Les raisons dues à la conjoncture économique chinoise y sont certes pour quelque chose, mais elles ne sont peut-être qu’accessoires et sont à replacer dans un contexte global.

    Ces derniers jours, nous avons assisté à des attaques en règle dirigées contre la bourse chinoise. Malgré la réaction des autorités chinoises tendant à enrayer la dégringolade, les attaques n’ont pas cessé pour autant. Tout en menant patiemment son enquête pour chercher les causes exactes de la déstabilisation boursière, la Chine ne réagissait que de manière passive, pour stopper l’hémorragie et soigner ses plaies.

    Pouvait-on imaginer, un seul instant, qu’elle en resterait là? Quand on s’attaque au dragon, gare au retour de flammes! Ayant perdu plusieurs milliards dans cette affaire, il lui fallait décourager toute autre tentative du même genre. Étant financièrement présente partout dans le monde, elle ne pouvait riposter de la même manière sans se tirer une balle dans le pied ou léser des partenaires. En frappant un grand coup, c’était l’occasion pour la Chine de mettre une bonne fois les points sur les « i ». Sans bouger de leur fauteuil, les dirigeants chinois ont montré au monde, avec cette petite manipulation du yuan, que non seulement la Chine était un acteur principal dans l’économie mondiale et qu’elle en détenait une partie des commandes, mais aussi qu’elle était capable d’infliger des coups terribles aux grands groupes mondiaux, tout en se renforçant elle-même. Elle est devenue un des maîtres du jeu, et non plus seulement un élément que l’on peut manipuler à sa guise.

    L’ampleur des réactions est à la mesure de ce que recherchaient les Chinois, c’est-à-dire montrer ce qu’est la nouvelle donne. Le coup de tonnerre provoqué sur les places boursières mondiales et les marchés des matières premières signifie que le monde doit désormais faire avec le yuan devenu, aujourd’hui, une puissante arme politique, au même titre que le dollar.

    Paradoxalement, le Fonds monétaire international (FMI) a pris acte de cet évènement, en saluant la décision de la Chine de réviser le taux pivot du yuan. Une fois la panique semée dans les places boursières, la Banque centrale de Chine annonce qu’elle a achevé l’ajustement du yuan qui est maintenant «sous contrôle», et qu’elle est «totalement capable» de stabiliser le taux de change du yuan, si nécessaire par des interventions directes sur le marché. Traduction : c’est terminé, circulez, il n’y a plus rien à voir.

    Espérons que le coup de semonce de la Chine sera compris et pris au sérieux. Le yuan est la monnaie d’un État souverain qui a une maîtrise totale sur sa monnaie et son économie. Des ajustements, comme celui qui vient d’avoir lieu, peuvent avoir des fondements purement politiques, ce qui n’était envisageable, jusqu’ici, que pour le dollar. Et la Chine a une certaine marge de manœuvre pour réagir à des actions extérieures provenant de groupes hostiles, qui se trouvent être ses principaux partenaires, comme les États-Unis pour lesquels le cours du yuan est d’une importance capitale.

    http://www.les-crises.fr/la-chine-entre-dans-la-guerre-des-monnaies/

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  • 10 faits troublants sur la viande qui vous enlèveront l’envie d’en manger!..

     

    Quitte à choisir, si réellement vous souhaitez manger de la viande, choisissez de réduire les doses en mangeant de meilleure qualité, optez pour de la vraie viande élevée en bio, et évitez l’ensemble des produits transformés.

    Les enfants américains seront les premiers à vivre moins longtemps que leurs parents, selon ce qu’annoncent les chercheurs dans le documentaire Forks Over Knives.

    Disponible sur Netflix, ce film a incité plusieurs personnes à diminuer, voire cesser de manger de la viande. En attendant de le visionner, voici 10 faits qui vous feront peut-être revoir votre alimentation.

    1. La consommation de viande est intimement liée aux cancers et aux maladies cardio-vasculaires.

    Le Dr T. Colin Campbell, l’un des plus grands scientifiques spécialisés en épidémiologie, a dirigé «l’étude la plus complète jamais entreprise sur la relation entre l’alimentation et le risque de développer une maladie», rapporte le New York Times. Ses observations faites en Chine pendant des années ont confirmé qu’un régime alimentaire carnivore accroît les risques de souffrir de maladies cardio-vasculaires, d’obésité, de diabète, de cancers et de maladies auto-immunes. (Cliquez ici pour lire toutes ses conclusions, publiées sous le titre The China Study.)

    2. Les super-bactéries plus présentes que jamais dans la viande. 

    Une récente étude américaine publiée par la Food and Drug Administration a constaté que 81% de la dinde hachée sur le marché était contaminée par des super-bactéries, soient celles résistantes aux antibiotiques.

    Ces bactéries ont été retrouvées dans 69% des côtelettes de porc, 55% du bœuf haché et 39% du poulet. Un germe appelé Enterococcus faecalis, se trouvant normalement dans les intestins des êtres humains et des animaux, a aussi été retrouvé dans une grande variété de viandes, signifiant qu’elle a déjà été en contact avec des matières fécales.

    3. Certaines maladies pourraient être renversées en adoptant une alimentation végétalienne.

    Une étude a démontré qu’une alimentation à base de plantes et pauvre en gras peut influencer positivement le rétablissement des personnes atteintes du cancer du sein, du côlon, de la prostate et de la peau. Certains individus ont en effet réussi à guérir leur maladie en éliminant la viande, le poisson, la volaille, les œufs, les produits laitiers et les huiles végétales de leur assiette.

    L’American Cancer Society a publié ses recommandations quant au régime à suivre pour les gens touchés par une tumeur, en février dernier. Le rapport indique que les survivants devraient privilégier les repas à base de plantes, riches en fruits, en légumes et en céréales non raffinées, et se tenir loin des viandes, des aliments transformés, des céréales raffinées et du sucre. Ce tournant dans la réflexion sur l’importance de la nourriture est particulièrement intéressant, puisque les statistiques les plus récentes (2015) de la société américaine démontrent peu d’amélioration dans les taux de survie des patients qui luttent contre leur maladie avec la médecine traditionnelle au cours des 40 dernières années.

    4. Les antibiotiques utilisés dans l’élevage des animaux.

    En moyenne chaque année, 62 millions d’antibiotiques sont vendus pour la santé du bétail, contre 16 millions pour la consommation humaine, selon le Pew Charitable Trusts. La vétérinaire et dirigeante de la campagne Pew, dédiée à la santé animale et l’agriculture industrielle, estime que l’utilisation d’antibiotiques chez les animaux est hors de contrôle. Elle déplore entre autre le fait que nous utilisons des antibiotiques sur les animaux alors qu’ils ne sont pas malades simplement pour les faire grossir et pour compenser les mauvaises conditions d’hygiène dans lesquelles ils vivent.

    5. Le gouvernement américain est derrière plusieurs campagnes encourageant la consommation de viande et de produits laitiers.

    Nos voisins du Sud sont bombardés de messages publicitaires valorisant une alimentation riche en viande, bien que les Américains mangent déjà plus que la quantité de protéines d’origine animale recommandée par personne selon l’âge. Ces publicités rapporteraient des milliards de dollars supplémentaires aux entreprises soutenues par le gouvernement.

    L’État américain dépense 38 milliards $ par année pour subventionner l’industrie de la viande et des produits laitiers, et seulement 0,04% de ce montant (17 millions $) pour le commerce des fruits et des légumes.

    6. Les produits nettoyants toxiques et l’eau chlorée.

    Les conseils scolaires et les parents ont été mal informés pendant de nombreuses années concernant les produits nettoyants utilisés dans le lavage de la viande servis dans les cafétérias du monde entier. Ces machines, qui broient la viande et la transforme en pâte, séparent la graisse et la traitent à l’ammoniac ou à l’acide citrique pour éliminer les bactéries. La viande est ensuite finement broyée, pressée en blocs et surgelée pour son utilisation industrielle. D’autres emploient de l’eau chlorée dans le lavage et la transformation de la viande rouge, de la volaille et du poisson.

    7. L’industrie de la viande est responsable des changements climatiques.

    Le secteur de l’élevage dépasse maintenant l'industrie du transport et celle de la production d'électricité comme la plus grande source d’émission de gaz à effet de serre. Le 5e rapport du GIEC recommande une diminution importante de la consommation de viande, ce qui serait aussi efficace que de diviser par deux le parc automobile mondial.

    L’élevage accentue également la déforestation. Greenpeace a mené une enquête pendant trois ans qui a prouvé que l’élevage bovin était responsable à 80 % de la destruction de la forêt amazonienne. 

    8. Les animaux d’élevage mangent mieux que plusieurs personnes dans le monde.

    L’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture estimait en 2014 à 805 millions le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde. Pourtant, les deux tiers des terres agricoles mondiales sont consacrés à l’élevage et à la production d’aliments pour le bétail.

    Ironiquement, près de 85% de la production mondiale de soja, une denrée très nutritive et riche en protéines, est destinée à nourrir les animaux qui seront abattus.

    9. La présence excessive d’hormones dans la viande.

    Au Canada, des hormones naturelles et synthétiques sont utilisées dans la production intensive de bœuf et de porc sous forme de stimulateurs de croissance et de régulateurs de la reproduction. Le bœuf américain serait également très lourd en hormones; si lourd que l’Union européenne a dit qu’elle n’en voulait pas. Selon la Commission européenne sur la santé et protection des consommateurs, les hormones animales augmentent de manière significative les risques de cancer du sein et du cancer de la prostate. Le taux de cancer au sein des pays qui n’en consomment pas serait plus bas que les pays s’alimentant de bœuf américain. 

    10. Les animaux d’élevage vivent dans d’horribles conditions et meurent de façon effroyable.

    Plusieurs dirigeants de l’industrie dépeignent les bêtes comme des animaux de ferme heureux. La terreur, la douleur et la souffrance sont les mots qu’ils devraient plutôt utiliser. Il n’est pas rare que le bétail soit battu, ébouillanté ou encore démembré vivant dans les abattoirs.

    Voilà des images qui ont convaincu plusieurs personnes à modifier le contenu de leur assiette (visionnez de 16:29 à 26:44, puis de 43:00 à 46:30).

     

     

    Un bon steak pour souper?

    Source : Le journal de Montréal Relayé par : lesmoutonsenrages

    Lien permanent Catégories : # La Matrix de la mal bouffes 0 commentaire
  • Médecine en délire : « la sélectivité alimentaire », nouveau trouble mental de l'enfant

     

    Image
    © Inconnu
    Quel parent n'a pas eu à subir les caprices alimentaires de son enfant ? Mais pour des médecins américains ce comportement a priori normal et passager pourrait entraîner des complications pour la santé de certains enfants, même lorsqu'il est modéré ! A quand les médicaments ?

    Si tous les enfants se montrent plus ou moins difficiles à table, ce comportement, même modéré, pourrait s'avérer dangereux pour leur santé. C'est la conclusion très sérieuse d'une étude américaine qui s'est penché sur « la sélectivité alimentaire » de 917 enfants entre 2 et 6 ans.Au cours de cette étude, les enfants ont été soumis à des entretiens diagnostics révélant leurs comportements alimentaires, sociaux et psychologiques. Deux degrés pathologiques de sélectivité alimentaire se sont distingués : les formes « sévère » et « modérée », respectivement 3% et 18% des enfants interrogés. Parmi-eux, tous présentent des symptômes psychiatriques déclarés ou potentiels (anxiété, dépression, hyperactivité, déficit d'attention...). En revanche la forme sévère de la sélectivité alimentaire est liée à des symptômes plus graves. « Les repas de certains enfants sont devenus si limités ou sélectifs qu'ils commencent à causer des problèmes » s'alarme un des auteurs de l'étude, Nancy Zucker du Duke Center for Eating Disorder.

    Ces découvertes, pensent les auteurs de l'étude, vont permettre aux soignants de savoir à quel moment un trouble de l'alimentation doit être pris en charge.

    Suite de l'article ici.
     
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  • Un viol déclaré toutes les quarante minutes en France

     

     

    Un viol déclaré toutes les quarante minutes en France

    Selon le Figaro, les viols dénoncés aux autorités ont augmenté de 18 % ces cinq dernières années. Un chiffre inquiétant d’autant que seules 10 % des agressions sexuelles donnent lieu à un dépôt de plainte

    "Trente-trois viols sont déclarés chaque jour en France" écrit le Figaro ce mardi. Selon les données que le journal a consulté 12.768 faits ont été signalés en 2014. Les viols sur mineurs ont dans le même temps augmenté de plus de 20%.

    9 viols sur 10 ne font pas l’objet d’un dépôt de plainte

     
     
     

    Les plaintes déposées ne reflètent qu’une partie de la réalité, car un grand nombre victimes ne portent pas plainte. Selon le directeur de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONRDP), les enquêtes auprès des victimes montrent que seules 10 % des agressions sexuelles donnent lieu à un dépôt de plainte.

    Une réalité différente selon les départements

    C’est en Guyane que le nombre de plaintes rapporté à la population est le plus élevé. Statistiquement, on y dénombre un viol annuel pour 2.000 habitants en moyenne. La Martinique et la Guadeloupe se situent juste derrière.
    En métropole, c’est à Paris que les plaintes sont les plus nombreuses, avec plus de 600 viols déclarés en 2014. Viennent ensuite des territoires ruraux comme la Sarthe, l’Yonne, l’Orne ou le Loiret.
    La traduction de ces plaintes en poursuites pénales n’est pas toujours évidente.  Le directeur de l’ONRDP  l’explique : "Beaucoup de ces infractions pourront, par la suite être requalifiées, faute d’aveux, de preuves ou d’indices suffisamment concluants".

    Source

    http://www.wikistrike.com/2015/08/un-viol-declare-toutes-les-quarante-minutes-en-france.html

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  • L’Europe impose à l’Afrique un traité pire que le TAFTA….

     

         

     

    Une alerte de plus qui va contribuer à mettre en exergue les « grandes magouilles » qui se préparent. Nous disons NON au TAFTA/TISA et en catimini l’Europe des non élus, se prépare à imposer un traité similaire ou même pire dixit Reporterre. Soyons attentifs. Merci Itsmie.

     

    L’Union Européenne a signé avec seize pays d’Afrique de l’Ouest un accord dit de partenariat économique. Pire que le Traité transatlantique avec les Etats-Unis, l’APE est un blanc-seing donné par la Commission européenne aux multinationales pour piller les ressources et le marché africains. Un appel est lancé pour appeler les élus européens à ne pas ratifier cet accord.

    Nous avons pris à quelques-un-e-s (Jacques Berthelot, Jean Gadrey, Susan George et Majdouline Sbaï) l’initiative d’un appel dont l’ambition est de bloquer l’adoption par le Parlement européen d’un projet très avancé, qui a exigé des années de négociations souterraines, à l’abri du regard et des exigences de la société civile : un APE, accord dit de partenariat économique avec seize pays de l’Afrique de l’Ouest, sous la pression de l’UE.

    C’est pour nous un TAFTA (le grand marché transatlantique entre l’UE et les Etats-Unis) en pire. En pire en tout cas pour les peuples d’Afrique de l’Ouest. J’ai déjà consacré un billet à ce projet funeste et deux billets au projet TAFTA ou GMT, dont celui-ci.

    Cet appel est assez court. J’aurai l’occasion, avec les trois personnes qui l’ont initié, d’expliciter certains aspects de cet APE, dont un mécanisme de règlement des différends entre les Etats et les firmes multinationales qui serait à coup sûr bien plus désastreux encore pour des pays pauvres que celui qui figure dans le projet TAFTA.

    Nous espérons également que notre appel confortera la société civile africaine, mobilisée depuis quatorze ans contre ces projets d’APE, et qui va encore mener des mobilisations dans les pays concernés, dont il semble que les Parlements doivent se prononcer.

    ATTENTION : n’envoyez pas de signatures individuelles à ce stade. Notre intention est de réunir au cours de l’été des signatures d’une part d’ONG et associations en Europe et en Afrique, d’autre part d’élu-e-s ou anciens élu-e-s aux Parlements nationaux et au Parlement européen.

    Nous en avons déjà recueillies plusieurs en quelques jours, et non des moindres. Beaucoup d’autres vont arriver. Nous en rendrons la liste publique probablement vers la fin août et nous déciderons alors, en relation avec les organisations signataires, de lancer ou non une pétition « grand public » hébergée par un site approprié.

    TEXTEDE L’APPEL :

    Le Parlement européen ne doit pas ratifier l’accord « de partenariat » entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest

    Le 10 juillet 2014, à Accra, capitale du Ghana, les seize chefs d’Etat d’Afrique de l’Ouest ont signé un projet d’accord dit de partenariat économique entre l’Union européenne (UE) et les quinze Etats de la CEDEAO (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest) plus la Mauritanie. Il s’agit en fait d’un accord de « libre-échange » visant à supprimer 75 % des droits de douane sur les importations venant de l’UE et à limiter leur politique commerciale au-delà des exigences de l’OMC (1).

    Cet accord, s’il est ratifié par le Parlement européen, sera un désastre pour les peuples d’Afrique de l’Ouest mais aussi pour ceux de l’Europe. Il résulte de pressions exercées par les firmes multinationales européennes, au service desquelles s’est mise la Commission européenne, parvenant à entrainer des chefs d’Etat africains qui sont restés insensibles devant les mises en garde répétées de leurs sociétés civiles, mobilisées depuis quatorze ans.

    Les peuples européens n’ont rien à y gagner, au contraire. Cet accord va favoriser leur agriculture la plus productiviste, pollueuse, destructrice d’emplois, ainsi que certains secteurs industriels non moins productivistes, exportateurs de biens de médiocre qualité, au détriment de politiques d’agriculture durable, de souveraineté alimentaire et de transition industrielle écologique.

    Il va encourager l’importation par l’UE de matières premières brutes plutôt que la réduction des bilans matières de la production européenne.

    Les peuples d’Afrique de l’Ouest et des autres pays d’Afrique subsaharienne et des quatorze petites îles du Pacifique sous la menace de semblables accords, ont tout à y perdre. L’APESADC de six Etats de l’Afrique australe a aussi été paraphé le 22 juillet. Les douze Etats sur seize d’Afrique de l’Ouest ayant le statut de PMA (pays les moins avancés) ne pourront plus taxer les 10,6 milliards d’euros de produits qu’ils importent de l’UE, d’où des pertes budgétaires considérables.

    Ce que l’UE promet de leur verser comme contrepartie est un mirage : il n’y a rien de plus que les sommes habituelles du Fonds européen de développement – 4 euros par habitant et par an ! –, qui est un financement des Etats membres hors budget communautaire, plus le “recyclage” marginal d’autres fonds communautaires déjà programmés. C’est lâcher la proie pour l’ombre.

    Mais surtout, pour tous les pays concernés, c’est l’ensemble de leur agriculture paysanne et vivrière, leur sécurité alimentaire et tous les projets actuels de transformation sur place et de développement de l’industrie régionale, qui seront frappés de plein fouet par une concurrence européenne déloyale, destructrice d’emplois, et par une dépendance accrue vis-à-vis des cours des marchés mondiaux.

    C’est le pillage programmé de leurs ressources naturelles, du sol et du sous-sol. Le développement endogène de la région et les projets d’intégration régionale seront sacrifiés au bénéfice d’une économie tournée vers l’exportation et fortement carbonée, avec des peuples réduits à importer des produits subventionnés et de qualité douteuse venant concurrencer leurs propres productions.

    L’une des conséquences prévisibles sera une migration massive de populations privées d’avenir dans leur pays, dans une situation où la population d’Afrique de l’Ouest devrait passer de 302 millions d’habitants en 2010 à 510 millions en 2030 – autant que dans l’UE aujourd’hui comme en 2030 ! – et 807 millions en 2050, et dans un contexte de réchauffement climatique particulièrement accentué dans cette région.

    Nous, citoyens, citoyennes, organisations de la société civile en Europe et en Afrique, nous demandons aux élus européens et en particulier à ceux du Parlement européen :

    -DEREFUSER de ratifier cet accord humainement et économiquement scandaleux ;
    - de ne pas sacrifier les peuples sur l’autel des profits d’une poignée de multinationales prédatrices ;
    - d’exiger des études d’impact indépendantes ;
    - de s’engager en faveur d’Accords de Coopération et de Solidarité (ACS) qui ne soient pas basés, comme le sont les APE, sur un « libre-échange » qui menace les libertés et l’émancipation humaines.


    Note

    (1) Voir “Les principales raisons de ne pas ratifier l’APE UE-Afrique de l’Ouest“.


    Source :Alternatives Economiques

    Photos :
    . Chapô : Agence Ecofin
    . Article : Flickr (crédit : Alexandre Prévot).

    Lire aussi :La Commission européenne organise la propagande en faveur du traité de libre-échange avec les Etats-Unis

    Article de Reporterre

    http://lesmoutonsenrages.fr/2015/08/12/leurope-impose-a-lafrique-un-traite-pire-que-le-tafta-2/

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  • Frappes turques contre les Kurdes… sous couvert de lutte anti État islamique

    La duplicité des occidentalistes n’a pas de limites. Les discours contredisent les actes mais le Niagara de la propagande par voie de presse fait le reste. D’ailleurs l’information entre par une oreille et ressort par l’autre. Ne surnage d’un flot de mots que quelques bribes structurantes du type  : “la Turquie d’Erdogan vient enfin d’entrer dans la danse contre l’État islamique”.

    Autrement dit Ankara appuierait désormais la coalition américaine anti Daech (opérationnelle depuis août 2014), de toute la puissance de son aviation de combat   ! Au demeurant on se demandera en vain pourquoi la Turquie cette grande amie de l’Occident, pilier oriental de l’Otan, contrainte en principe par la solidarité atlantique, qui en outre prétend rejoindre l’Union européenne, est restée inactive jusqu’à ce jour  ? En fait Ankara n’est jamais resté hors du débat, ni passif ni neutre 1 .

    Nul n’ignore que le territoire turc sert depuis 2013 de couloir de transit des candidats djihadistes vers la Syrie et l’Irak. Ni que des blessés de Daech sont soignés sur son territoire, tout comme ceux d’al-Nosra dans des les hôpitaux israéliens. Tel-Aviv a récemment reconnu avoir accueilli quelque 1600 “syriens” dans ses services de soins après qu’une ambulance israélienne eut été caillassée et son occupant tué par des Druzes, le 22 juin dernier sur le plateau du Golan. Bref une Turquie base arrière des terroristes wahhabites de Daech, acheteuse du pétrole extrait du sol du Califat, abritant des camps d’entraînement et des ateliers de fabrication d’armes chimiques dont quelques uns furent démantelés à grand tapage médiatique. Dans un article du 6 avril 2014 2 , l’Américain Seymour Hersh accusait la Turquie d’avoir «  inspiré, poussé et aidé  » les rebelles syriens à perpétrer l’attaque chimique du 21 août 2013 dans la Ghouta de Damas. Forfait qui fit un nombre indéterminé de victimes, plusieurs centaines au bas mot, et qui eut un énorme retentissement international. Acte qui justifia les préparatifs d’offensive de la part de Washington et de Paris contre le régime baasiste de Damas. Opération qui avorta lamentablement le 31 août suivant pour la plus grande confusion du président Hollande que son homologue américain avait omis de prévenir.

    Alors pourquoi Ankara se décide-t-il enfin à rejoindre les 22 pays censés œuvrer à la destruction de cet État islamique que soutiennent, en sous-main les pétromonarchies wahhabites, Qatar et Arabie, tout en faisant mine de le combattre  ? L’histoire est trop longue pour être contée ici en son entier. Toujours est-il que les succès kurdes en Irak, notamment la prise de Kobané le 25 janvier dernier, ont en partie coupé les lignes de ravitaillement turques à destination de Daech. Un soutien logistique qui commençait à faire scandale depuis que le 19 janvier 2014 la gendarmerie du gouvernorat d’Adana avait intercepté un transport d’armes des Services spéciaux, MIT, à destination des groupes combattants salafo-wahhabites de Syrie. Le convoi bloqué achèvera finalement sa mission quand il fut établi qu’il était placé directement sous les ordres du Premier ministre turc  3.

    La question des livraisons d’armes aux wahhabites étant revenue sur le tapis à l’approche des élections législatives du 7 juin, le président Erdogan menaçait avec violence les organes de presse qui avaient eu l’outrecuidance de publier des preuves quant à ces trafics. Las, le Parti démocratique des peuples (HPD) qui regroupe sept partis politiques, obtenait aux élections 13 % des suffrages exprimés portant ainsi un coup sévère au monopole du pouvoir exercé par l’AKP. Devant l’affaiblissement de islamo-kémalistes d’Erdogan, les irrédentistes Kurdes du PKK reprirent du poil de la bête. La réponse ne s’est pas faite attendre et après une vague d’arrestations (dont celle du co-président de l’HDP, le Kurde Selahattin Demirtas) le 24 juillet Ankara rompt la trêve de 2013 et ouvre les hostilités le 26 en bombardant des positions du PKK en Irak. Cela avec l’aval, au moins implicite, de Washington et sous couvert de frapper Daech. Un vilain prétexte qui ne trompe personne. Une guerre contre la nation kurde toute entière à laquelle les troupes de Barzani, pourtant allié des É-U et d’Israël, n’ont pas l’heur d’échapper.

    Jean-Michel Vernochet 31 juillet 2015

     

    Notes

    (1) France24.com (31 juillet 2015) précise  : “Le mouvement Ahrar al-Cham (composante de “l’Armée de la conquête”) qui regroupe des salafistes proches des Frères musulmans soutenus par la Turquie et le Qatar, ne défend pas un djihad global et limite ses actions au territoire national, contrairement aux djihadistes du Front al-Nosra, qui est la branche syrienne d’Al-Qaïda”.

    (2) London Review of Books

    (3) Le quotidien turc Cumhuriyet publiait le 29 mai 2015 un ensemble de photos et une vidéo, témoignant de cette livraison.

    http://www.geopolintel.fr/article966.html

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  • La nouvelle Ukraine: ‘Les transports en commun et les piscines sont réservés aux blancs’

     

         

     

    Nous verrons bien si ces grands « humanistes de mes deux » de l’UE ou de l’ONU s’intéressent à cette dérive extrêmement dangereuse en Ukraine…  Mais il n’y a aucune surprise, ils le savaient que cela allait se produire, ils avaient même été alerté par des rabbins du pays qui exprimaient à haute voix leur peur de ce pouvoir qui se mettait en place, qui a entendu? Qui a écouté? BHL? Il a soutenu svoboda! Comme Valls, et comme beaucoup d’autres qui appellent à lutter contre « la haine générée par le Front National », et qui ferment les yeux sur les réalité ukrainiennes. Le gros souci, c’est que si le téléspectateur lambda a une mémoire toute relative, internet a une mémoire colossale, et les faits ne disparaissent que très difficilement, même avec les tonnes de manipulation de certains…

     

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    Source de l’image: Theguardian.com

     

    À la fin du mois de juillet, des journaux ukrainiens ont rapporté l’histoire d’une jeune femme réfugiée de 23 ans, originaire du Sierra Leone, qui était arrivée en Ukraine occidentale 6 mois plus tôt. Lorsqu’elle avait voulu prendre le bus dans une station de la ville d’Oujgorod, avec son fils de 8 mois, des passagers furieux l’avaient éjectée, affirmant qu’elle “n’était pas comme eux”.

    La scène avait été filmée par une foule en colère criant “Attachez-la à la clôture avec le gamin”. Le chauffeur du bus avait alors alerté la police … qui avait menotté la jeune femme.

    Ce n’était pas le premier incident raciste à Uzhgorod, explique The Observer. Des étudiants de couleur en provenance du Nigeria et de l’Inde, qui étudient à l’université locale, se sont vus refuser l’accès à la piscine locale par son propriétaire, qui est aussi l’ancien maire de la ville, le député Serhei Ratushnyak.

    Celui-ci se justifie en expliquant qu’il s’agit d’une mesure de précaution pour protéger la santé de ses concitoyens. Il évoque des cas de “syphilis et de tuberculose de Tsiganes” identifiés dans la région et le monde entier.

     

    “L’année dernière, nous avons constaté une multiplication par 14 des cas de sida dans la ville. Je demande compensation pour les dépenses que je devrais engager à l’achat et la construction [d’un complexe pour la piscine au cas où les “Tsiganes” seraient autorisés à fréquenter son établissement].

    A l’entrée de la piscine, un garde est formel: “Nous ne laissons entrer que les résidents de Uzhgorod, seulement les blancs”.

    Source+vidéo sur Express.be

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  • Le bataillon néonazi Azov forme désormais des enfants au combat


    Les ultranationalistes Ukrainiens commencent à enroler les enfants. Des combattants du bataillon Azov ont fondé un camp pour les enfants près de Kiev qui vise à apprendre aux jeunes la stratégie militaire.

    Les exercices ressemblent beaucoup à ceux de vrais militaires puisque que les enfants portent de vraies armes. On leur apprend à démonter et remonter des fusils d’assaut et même des mitrailleuses.


    De plus, il y a des cours de combats où des adultes qui font partie du groupe Azov, entrainent la nouvelle génération, tout en scandant des slogans d’extrême droite. A l'instar des adultes, les enfants portent une Wolfsangel inversée avec dessus l'inscription "Azov", un symbole utilisé par la 2e division SS «Das Reich» pendant la Seconde Guerre mondiale.

    В лагере "#Азовец" детей тренируют по упрощенной программе для бойцов "#Азов'а" http://t.co/UsSOyfdis3 #дети pic.twitter.com/k59qxVuW7B
    — Gordonua.com (@Gordonuacom) 12 Août 2015

    Ce groupe fait toujours l’objet de polémiques. L’année dernière, dans un rapport de l’ONU, le groupe a été accusé de violation des droits de l’homme ainsi que de pillage et de détention arbitraire. Début jui dernier, le Congrès américain a délibérément bloqué toute fourniture d’aide à ce bataillon le qualifiant de «groupuscule néonazi».

    Source: RT

     

    http://fawkes-news.blogspot.fr/2015/08/le-bataillon-neonazi-azov-forme.html

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