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samedi, 28 février 2015

Norman Finkelstein sur Gaza, Israël, les Juifs et l'antisémitisme

 

Norman Finkelstein
© Unknown
Norman Finkelstein
Interview de Norman Finkelstein sur Russia Today par Afshin Rattansi le 23 février 2015 - Voir plus bas la vidéo sous-titrée en français

Dans cet extrait, Norman Finkelstein, intellectuel juif américain dont les parents sont des rescapés d'Auschwitz et du ghetto de Varsovie, référence internationale sur le conflit israélo-palestinien, s'exprime sur Gaza, Israël et l'antisémitisme.

Il commence par récuser l'argumentaire selon lequel Israël ne ferait que répondre aux attaques palestiniennes en rappelant que même durant la première Intifada, un mouvement de résistance palestinienne populaire massif et non-violent à l'Occupation, Israël a répondu de manière très violente, réprimant la population civile de manière meurtrière et recourant systématiquement à la torture. De plus, durant les agressions militaires contre Gaza, les organisations internationales de défense des droits de l'homme ont établi qu'Israël a délibérément ciblé les populations civiles et s'est rendu coupable de crimes de guerre voire de crimes contre l'Humanité.

Norman Finkelstein récuse l'idée d'une montée de l'antisémitisme en Europe, et dénonce la responsabilité d'Israël: ce pays se réclamant comme l'Etat de tout le peuple juif, et Netanyahu, le fou furieux, proclamant que toutes ses actions se font au nom de la communauté juive mondiale dans son ensemble, il est prévisible que certaines personnes le prennent au mot et puissent avoir un sentiment d'hostilité envers les Juifs en général. Mais la responsabilité en incombe avant tout à Israël et ses thuriféraires.

Commentaire du traducteur

Il est intéressant de comparer l'amalgame entre Islam et Etat Islamique d'une part, et Juifs et Israël d'autre part. Bien que de tels amalgames soient tous deux absolument illégitimes, on peut se demander pourquoi le premier est courant et parfaitement autorisé sur les scènes politique et médiatique (ce alors qu'aucune autorité ou personnalité musulmane reconnue, en France ou dans le monde, ne s'en réclame, bien au contraire, l'Etat Islamique étant dénoncé (et combattu) par l'écrasante majorité des musulmans qui en sont les premières victimes), tandis que le second est impensable malgré le fait que les organismes et personnalités françaises de premier plan (CRIF, BHL, Finkielkraut, Valls...) font éternellement allégeance à l'Etat terroriste d'Israël, donnant caution à cet amalgame.

De même qu'on demande aux musulmans qu'ils se dissocient de l'Etat Islamique qui usurpe leur religion (au service d'Israël, un de ses principaux alliés), on devrait pouvoir attendre, avec la même légitimité, des Juifs (et des hommes politiques) qu'ils se dissocient d'Israël et des atrocités que ce pseudo « Etat Judaïque » perpètre régulièrement. Mais bien sûr, dans un monde où les criminels sont élevés au pinacle et que le haro est jeté sur leurs victimes, et où les terroristes prétendent mener des croisades contre le terrorisme qu'ils ont créé et continuent à armer, il ne faut pas s'attendre à ce que des vérités si élémentaires soient acceptées ou même énoncées.

Sayed 7asan

Vidéo sous-titrée : Norman Finkelstein sur Gaza, Israël, les Juifs et l'antisémitisme (VOSTFR)



Transcription :

Afshin Rattansi : En prévision de la session du Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU à Genève prévue la semaine prochaine, et qui doit produire un rapport sur la situation à Gaza, des militants, ici en Grande-Bretagne, ont fermé une usine associée à l'assaut israélien contre le territoire assiégé. Cela se produit au moment où le principal conseiller juridique de l'armée israélienne a déclaré qu'il n'est aucunement inquiété par la possibilité d'une enquête de la Cour pénale internationale sur la guerre de cet été qui a tué des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants (Palestiniens).

Le dernier livre de Norman Finkelstein s'intitule Méthode et démence : les dessous des agressions israéliennes contre Gaza, et il me rejoint sur le plateau. Bienvenue, Norman. Dans ce livre, vous évoquez le fait que Tzipi Livni, la politicienne israélienne, a annulé une visite à Londres de crainte d'être arrêtée. A quel point les personnalités politiques israéliennes considèrent-elles la sériosité de la menace légale lorsqu'ils viennent en Angleterre ?

Norman Finkelstein: Il est difficile d'estimer, à présent, la réalité des craintes des Israéliens, car ils ont pu neutraliser le rapport Goldstone et aller de l'avant. Le nouveau rapport qui devait être le fait du Conseil des Droits de l'Homme, dirigé par [William] Schabas...

Afshin Rattansi : Il vient de démissionner de son poste.

Norman Finkelstein : ...a déjà été neutralisé car Schabas a été accusé d'être un partisan de l'OLP (Organisation de Libération de la Palestine) et il a été contraint d'abandonner. La personne qui l'a remplacé est une juge de l'Etat de New York, et elle est assez faible.

Afshin Rattansi : Parlez-nous du rapport Goldstone.

Norman Finkelstein : Le rapport lui-même était effectivement assez dévastateur, c'était un rapport accablant. Ses conclusions étaient qu'Israël essayait d'humilier, punir et terroriser la population civile, et qu'il était probablement coupable de crimes de guerre considérables et de crimes contre l'Humanité. C'était un rapport accablant, et il a suscité chez Israël de véritables craintes. Ils ne savaient pas du tout comment réagir face à cela. Lorsque le rapport est paru, il y a eu un grand tumulte et une véritable hystérie en Israël.

Des gens comme Shimon Peres, qui est tellement admiré en Occident pour des raisons qui sont absolument incompréhensibles, Shimon Peres dénonça Goldstone comme un homme petit, qui ne connaît rien au droit international, et c'est en fait la dénonciation la plus respectueuse qu'a subie Goldstone. Alan Dershowitz, de l'Université d'Harvard, a déclaré que Goldstone était pire que [Josef] Mengele, l'ange de la mort d'Auschwitz. Michael Oren a dit que le rapport Goldstone était pire que Mein Kampf et les Protocoles des Sages de Sion... Ils se sont vraiment déchaînés comme des fous furieux.

Afshin Rattansi : Des personnalités de nos principaux partis politiques comme David Cameron essaient toujours de les renvoyer dos à dos, en évoquant les attaques de roquettes des Palestiniens - dont vous parlez dans votre livre. Vous dites effectivement que Paul Wolfowitz, l'ancien Secrétaire à la Défense néo-conservateur, a déclaré que tout irait bien si les Palestiniens adoptaient une politique de non-violence, ce qui n'est pas le cas du fait de ces attaques de roquettes. Pouvez-vous partager le point de vue que vous développez dans votre livre ?

Norman Finkelstein : Eh bien premièrement, les Palestiniens ont déjà adopté des moyens de résistance non-violents, et il ne faut surtout pas l'oublier. Vous êtes trop jeune, mais malheureusement ce n'est pas mon cas, pour vous rappeler de manière poignante la première Intifada qui a commencé en décembre 1987. Elle a duré (de facto) environ deux ans. J'ai vécu plusieurs fois dans les Territoires Occupés durant cette époque.

C'était une démonstration véritablement héroïque de résistance massive par la non-violence, et elle a eu un véritable écho international. On l'appelait... Les armes les plus violentes que les Palestiniens utilisèrent furent les pierres. Quelquefois, ils brûlaient des pneus. Mais Israël répondit par une répression extrêmement violente, et ce mouvement fut vaincu.

Ces faits sont complètement oubliés aujourd'hui.

Toutes les organisations de défense des droits de l'homme (B'tselem, Amnesty International, Human Rights Watch), toutes affirment qu'Israël recourait à la torture de manière méthodique et systématique sur les prisonniers Palestiniens. Selon les estimations de Human Rights Watch pour les années 1988-1990 , et je les cite, « des dizaines de milliers de prisonniers palestiniens ont été torturés ». C'est un chiffre très intéressant.

Si vous me permettez - ce n'est pas une digression, mais c'est une perspective légèrement différente - , si vous considérez le rapport récent du Sénat américain sur la torture, qui a suscité une énorme réaction internationale, les gens ne semblent pas se rendre compte que d'après le rapport, on parle « seulement » de 39 à 44 cas de torture.

Afshin Rattansi : Mais ce qui est décrit est horrible et accablant.

Norman Finkelstein : C'est horrible, mais ce qui est intéressant, c'est que, plus ou moins, les types de tortures pratiqués par la CIA contre les 39 à 44 prisonniers n'étaient pas tellement différents des tortures pratiquées par Israël. En ce qui concerne les tortures israéliennes, je n'ai pas connaissance de la pratique de la réhydratation rectale ni de torture par l'eau et ils n'ont pas déshabillé les prisonniers pour les humilier. Ok, laissons ces trois tortures de côté. Cela mis à part, le répertoire de tortures était identique, à peu de choses près.

La différence essentielle est dans la magnitude : dans le cas des tortures de prisonniers palestiniens durant la première Intifada, il y a eu des dizaines de milliers de cas, alors que dans le rapport du Sénat, on parle de 39 à 44 cas.

Et tout cela durant la période de résistance palestinienne non-violente.

Afshin Rattansi : Vous vous basez donc sur les contenus des rapports de Human Rights Watch et Amnesty International. Comment considérez-vous leur rôle ? Car je sais que parfois, vous citez Human Rights Watch mais vous dites que même eux [ne disent pas tout]. Ont-ils une position (véritablement) critique (à l'égard d'Israël) pour ceux qui, en Occident, connaissent leur niveau de violence ?

Norman Finkelstein : On peut faire des distinctions subtiles. Amnesty International est une organisation de bénévoles plus indépendante qu'Human Rights Watch. Human Rights Watch finit souvent, selon moi, par couvrir Israël. Mais en général, les rapports des organisations de défense des droits de l'homme n'ont pas... - je ne veux pas le dire de manière négative, je vais utiliser une tournure affirmative - : ces rapports ont été fiables.

Et on ne peut pas remettre en question le fait que l'opinion publique a changé de manière significative sur cette question, ni le fait que les rapports des organisations de défense des droits de l'homme ont contribué de manière substantielle à cette évolution de l'opinion publique et à ce qu'elle ait un regard très sévère sur Israël. Mais ce regard très critique sur Israël ne s'est pas converti en une bonne opinion sur les Palestiniens. Encore aujourd'hui, si on demande aux gens de choisir entre les Israéliens et les Palestiniens, le public désigne massivement Israël comme la partie la plus respectable.

Afshin Rattansi : Au sujet de l'antisémitisme, dont la presse parle beaucoup ici, il a été intéressant de lire que la montée de l'antisémitisme en Grande-Bretagne était liée par certains à l'agression contre Gaza. Comment considérez-vous ces analyses ?

Norman Finkelstein : Il n'y a pas la moindre preuve d'une montée de l'antisémitisme. Ce que nous observons est que périodiquement, chaque fois qu'Israël se lance dans l'une de ses agressions meurtrières, il y a une montée, un pic de ce qu'on appelle des incidents antisémites. On a pu le voir durant l'opération Rempart en 2002, de même que durant Plomb Durci [2008] et Bordure Protectrice cet été. La question est la suivante : est-ce de l'antisémitisme ?

Vous avez cet Etat qui se désigne comme l'Etat du peuple juif. Et vous avez ce chef d'Etat qui, en l'occurrence, est un fou furieux, qui proclame partout dans le monde qu'il représente la communauté juive internationale. C'est ce qu'il dit. Il le déclare en toutes lettres : « Lorsque je vais à Paris, je représente l'ensemble de la communauté juive mondiale... Lorsque je vais m'exprimer au Congrès (américain) sur la soi-disant menace iranienne, je représente l'ensemble de la communauté juive mondiale. » Et vous voulez donc accuser les gens d'avoir commis une faute pour l'avoir pris au mot ?

Il le dit lui-même : « Lorsque je déclare que nous devrions attaquer l'Iran, je représente l'ensemble de la communauté juive mondiale... Lorsque je déclare que nous devrions attaquer l'Irak, je représente l'ensemble de la communauté juive mondiale... Lorsque je déclare que nous devrions attaquer le Liban une nouvelle fois, lorsque je déclare que nous devrions encore attaquer le Hamas ou Gaza, je représente l'ensemble de la communauté juive mondiale. »

Vous avez donc un fou furieux qui prétend représenter l'ensemble de la communauté juive mondiale, et des gens qui le prennent au mot et se disent : « Très bien, s'il représente l'ensemble de la communauté juive mondiale, alors c'est que les Juifs sont un problème. C'est la conclusion logique. » Donc s'il y a quelqu'un qui est responsable de ce problème (l'antisémitisme), c'est bien l'Etat d'Israël et son chef, qui ne cessent de proclamer que leurs actions meurtrières sont commises au nom des Juifs du monde entier.

Il y a une manière simple de résoudre le problème : Arrêtez de vous prétendre l'Etat du peuple juif parce que ce n'est pas vrai : vous n'êtes que l'Etat d'Israël. Et arrêtez de prétendre que vous représentez l'ensemble de la communauté juive mondiale car la communauté juive mondiale ne vous a pas élus. Personne ne vous a donné ce titre, d'accord ?

Il n'est pas surprenant que face à un Etat qui se prétend être l'Etat du peuple juif, et à un chef d'Etat qui prétend agir en leur nom, des incidents antisémites aient lieu. Est-ce que cela en fait des actes antisémites ? Je ne sais pas pourquoi on les appellerait (ainsi).

Si par antisémitisme vous entendez une haine irrationnelle - c'est généralement la manière dont les gens essaient de le décrire - des Juifs, ce n'est pas une haine irrationnelle des Juifs.

Afshin Rattansi : Norman Finkelstein, je vous remercie.

Norman Finkelstein : De rien.

À Gaza, « la déprime grandit chaque jour, on a perdu le goût de vivre »

© Mahmud Hams / AFP
Les déplacés dans la bande palestinienne sont au bord de l'explosion, six mois après la guerre.

Six mois que leurs maisons ont été rasées par la guerre. Six mois qu'ils attendent. Aujourd'hui, les déplacés de Gaza se disent près du point de rupture.

Environ 100 000 Palestiniens passent la fin de l'hiver loin de leurs maisons, « vivant dans des conditions terribles dans des écoles ou des abris de fortune », se sont alarmées 30 organisations humanitaires dans un communiqué publié six mois après le cessez-le-feu mettant fin à la guerre entre Israël et des groupes armés palestiniens. Les conditions de vie étaient déjà dures avant la troisième guerre qu'ait connue en six ans l'enclave exiguë dans laquelle s'entassent 1,8 million de Gazaouis, disent les humanitaires. Mais, depuis, elles se sont encore « dramatiquement dégradées ». Les ONG mettent en garde devant autant de désespoir et d'exaspération grandissante : « Un retour aux hostilités est inévitable » si rien n'est fait.


Les Gazaouis attendent encore une reconstruction qui ne vient pas parce que les Israéliens laissent entrer au compte-gouttes les matériaux de peur que les groupes armés ne s'en servent contre Israël. L'autre raison réside dans les divisions politiques palestiniennes qui empêchent tout accord sur les points d'entrée dans la bande de Gaza, étouffée depuis huit ans par le blocus israélien aggravé depuis plusieurs mois par le quasi-blocus égyptien. « La déprime grandit chaque jour, on a perdu le goût de vivre », affirme Sofiane Faraouana, 35 ans, qui vit avec six proches dans une école de l'Onu à Gaza-ville. « Cette situation va exploser au visage de tout le monde », poursuit l'homme au visage encadré par une longue barbe.

Un nouveau conflit possible

Les Nations unies ont déjà fait ce constat. Début février, elles en appelaient aux donateurs internationaux qui s'étaient engagés après la guerre à venir au secours de Gaza avec 5,4 milliards de dollars, mais qui n'ont pas tenu leurs promesses. Sans ces fonds, les efforts pour éviter un nouveau conflit seront vains, a averti l'Onu qui, à court d'argent, a annoncé devoir suspendre elle-même une bonne partie de ses versements. Une dégradation de la situation serait un coup de boutoir supplémentaire contre une Autorité palestinienne politiquement moribonde et faisant face à d'énormes problèmes financiers.

Alors, pour grappiller quelques shekels, c'est la débrouille. Anas Berdaa, 12 ans, revend les rations de nourriture que l'Onu donne chaque jour aux huit membres de sa famille pour payer pour lui et ses frères le bus pour l'école. Depuis que sa maison a été détruite dans le quartier de Chajaya, ravagé par guerre, la famille campe dans la salle d'une école de l'Onu située dans l'ouest de la ville de Gaza où vivent plus de 500 déplacés. « On n'a ni de quoi se nourrir, ni de quoi se chauffer », raconte sa mère, Nermine, 32 ans, qui a accouché il y a quatre mois d'un dernier garçon dans cette école. « L'Onu me fournit des couches et du lait pour lui », dit-elle. Mais avec un mari au chômage, comme près de la moitié des Gazaouis, elle avoue ne rien pouvoir offrir à ses enfants. « Ils ne reçoivent jamais de jouets comme les autres enfants. »

« Comme si on était morts »

« La nuit, ils ne dorment pas à cause du froid et psychologiquement, ils sont complètement détruits. » « En fait, c'est comme si on était morts », lâche-t-elle. L'Onu « nous pousse à partir d'ici. Mais pour aller où ? On entend toutes les promesses de l'Onu et de l'Autorité palestinienne, mais on ne voit pas un centime arriver des Arabes ou du reste du monde », s'emporte son beau-frère, Ali, 32 ans. « Il n'y a aucun espoir que nos maisons soient reconstruites et l'explosion approche », prédit Dounia Joundia, une autre déplacée installée avec 1 000 autres personnes dans une école du sud de la ville de Gaza. Six mois de vie précaire dans des centres d'accueil improvisés, et sans perspective de reconstruction, en convient l'Onu, c'est le terreau parfait pour le désespoir. L'Onu évoquait récemment la « pression presque insupportable » qui pèse sur les Gazaouis. « Ça fait six mois qu'on vit dans ces écoles, au ban de l'histoire, et personne ne vient nous sauver », martèle Ali.

Spycables - La politique israélienne en Afrique : fomenter des guerres et s’accaparer les ressources naturelles

 


Spycables - La politique israélienne en Afrique : fomenter des guerres et s’accaparer les ressources naturelles

Les services de renseignement sud-africains accusent Israël « d’alimenter l’insurrection, » les ventes d’armes et de « s’approprier » les ressources africaines.

Des documents secrets obtenus par l’unité d’enquête d’Al Jazeera exposent un profond dédain par les espions de l’Afrique du Sud pour leurs homologues israéliens

En effet ces évaluations des services de renseignement accusent Israël de mener des politiques « cyniques » en Afrique qui comprennent « l’alimentation de l’insurrection », « l’appropriation des diamants » et même saboter l’approvisionnement en eau de l’Égypte.

La méfiance politique de la part des Sud-Africains n’est guère surprenante étant donné la vaste coopération militaire et répressive d’Israël avec le régime d’apartheid renversé en 1994. Le gouvernement sud-africain actuel est dirigé par le Congrès national africain, qui soutient l’Organisation de libération de la Palestine.

Une analyse produite par les services de renseignements sud-africains critique vertement une tournée des pays africains par le ministre israélien des Affaires étrangères en 2009, en la qualifiant « d’exercice de cynisme. »

Ce voyage de neuf jours d’Avigdor Lieberman en Ethiopie, au Nigeria, au Ghana, en Ouganda et au Kenya avait jeté les bases pour les ventes d’armes et l’appropriation des ressources africaines, en se dissimulant derrière « une façade philanthropique ».

Israël a longtemps entretenu des liens avec les pays africains sur la base de sa propre sécurité et de ses besoins diplomatiques. Ses liens avec l’ancien régime d’apartheid en Afrique du Sud étaient largement basés sur les besoins militaires, et incluaient la coopération dans le développement d’armes nucléaires.

Le Kenya, où les forces spéciales israéliennes ont préparé et organisé un raid pour libérer des otages détenus à l’aéroport d’Entebbe en Ouganda en 1977, est depuis longtemps un allié important.

Des rapports dans les médias israéliens et nigérians ont révélé le mois dernier que les États-Unis avaient bloqué la vente prévue par Israël d’hélicoptères militaires au Nigeria.

Les médias israéliens ont récemment salué l’approfondissement des liens d’Israël avec le président Goodluck Jonathan pour empêcher une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies le 30 décembre dernier, qui avait pour but d’imposer un calendrier pour un retrait israélien des territoires palestiniens occupés.

Le Nigéria avait tout d’abord signalé qu’il appuierait la résolution palestinienne, mais son abstention a finalement empêché la résolution d’obtenir la majorité voulue à l’intérieur du Conseil.

« Des politiques destructrices »

Le rapport « Géopolitique du pays et évaluation du renseignement » rédigé par l’Afrique du Sud en octobre 2009 a accusé Israël de poursuivre « des politiques destructrices » en Afrique, avec notamment :

- La mise en danger de la sécurité de l’approvisionnement de l’eau en Égypte : des scientifiques israéliens, selon le rapport, « ont créé un type de plante qui fleurit sur la surface ou les rives du Nil et qui absorbe ces grandes quantités d’eau pour réduire de manière significative le volume d’eau qui atteint l’Égypte. » Le rapport n’apporte cependant aucune preuve supplémentaire concernant cette affirmation.

- Le renforcement de l’insurrection au Soudan : Israël « travaille assidûment à encercler et isoler le Soudan de l’extérieur, » dit le rapport, « et alimente l’insurrection à l’intérieur du Soudan. » Des agents du Mossad ont également « mis en place un système de communication qui sert à la fois à espionner et isoler les télécommunications présidentielles. » Israël a longtemps été en désaccord avec Khartoum, et a soutenu le mouvement sécessionniste qui a finalement rompu et a créé le Sud-Soudan, avec lequel il a des liens diplomatiques. Khartoum continue à accuser les Israéliens d’être responsables des attaques au Soudan.

- La subordination des services de renseignement du Kenya : « Dans le cadre de son safari en Afrique centrale, le Mossad avait exposé aux Kenyans les activités d’autres réseaux d’espionnage étrangers ». En retour, dit le rapport, le Kenya lui a accordé la permission d’installer un siège sécurisé à Nairobi et lui a fourni « un accès privilégié aux services de renseignement du Kenya ».

- La prolifération des armes : Israël a « contribué à armer certains régimes africains et a aggravé les crises dans d’autres, y compris en Somalie, au Soudan, en Érythrée et en Afrique du Sud », selon le document. Aujourd’hui, il « est à la recherche de nouveaux marchés pour sa gamme d’armes légères » et fournit secrètement des armements à « certains pays, notamment l’Inde », y compris « des armements nucléaires, chimiques, laser et ceux utilisant des technologies de la guerre classique ».

- L’appropriation des richesses minérales de l’Afrique : Israël « cherche à s’approprier les diamants africains », révèle le rapport sud-africain, ainsi que « l’uranium, le thorium et autres éléments radioactifs utilisés pour la fabrication du combustible nucléaire ».

- La formation de groupes armés : « Des retraités militaires israéliens sont à l’affût de possibilités d’emploi en tant que formateurs de milices africaines, » dit le rapport, « tandis que d’autres membres de la délégation facilitaient des contrats pour que des Israéliens forment diverses milices. »

« Un exercice de cynisme »

En 2009, lorsque Lieberman a fait sa tournée officielle en Afrique, le ministère israélien des Affaires étrangères avait publié une déclaration le citant comme disant : « la visite en Afrique est très importante dans le renforcement et l’amélioration de la position d’Israël dans la communauté internationale. »

Mais les analystes de renseignement sud-africains ont une autre interprétation de cette initiative.

« Alors que Liberman [sic] parlait avec les dirigeants africains de la faim, du manque d’eau, la malnutrition et des épidémies affligeant leurs nations, » écrivent-ils, « les promesses de Tel Aviv aux États africains pouvaient être considérées comme un brillant exercice de cynisme. »

Le document d’Afrique du Sud ajoute : « les tentacules militaires, sécuritaires, économiques et politiques d’Israël ont atteint toutes les parties de l’Afrique, derrière une façade philanthropique ». Et il considère que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a lancé une offensive diplomatique afin de gagner des amis en Afrique.

Mais l’Afrique du Sud ne peut actuellement être considéré comme faisant partie des amis, si l’on se fie à l’évaluation de l’Agence de la Sécurité d’État. Lieberman a encore contrarié le gouvernement d’Afrique du Sud en novembre 2013 quand il a averti la communauté juive du pays, forte de 70000 personnes, qu’elle faisait face à un « pogrom » et ne pouvait se sauver qu’en immigrant en Israël « immédiatement, sans délai, avant qu’il ne soit trop tard. »

« Le gouvernement d’Afrique du Sud est en train de créer une atmosphère de sentiment anti-israélien et d’antisémitisme, » avait déclaré Lieberman, « qui aboutira à un pogrom contre les juifs dans le pays, et ce n’est qu’une question de temps ».

Le Conseil juif sud-africain avait condamné les propos de Lieberman comme « alarmistes et inflammatoires », et avait noté que les juifs sud-africains enregistraient un taux d’antisémitisme relativement faible.

25 février 2015 – Al-Jazeera – Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.aljazeera.com/news/2015/…
Traduction : Info-Palestine.eu

http://www.wikistrike.com/

Assassinat de Boris Nemtsov : à qui profite le crime ?


Assassinat de Boris Nemtsov : à qui profite le crime ?

Boris Nemtsov était l'un des opposants les plus farouches au régime du Président Vladimir Poutine. Il est tombé cette nuit, assassiné dans les rues de Moscou non loin du Kremlin. L'assassin l'a abattu de quatre balles dans le torse et s'est enfuit sans avoir pu être appréhendé. Depuis quelques heures la presse occidentale et surtout la presse de Kiev s'acharne médiatiquement sur cet événement, les uns en appuyant sur l'opposition de ce personnage politique d'importance en Russie, les autres en indiquant qu'il a été assassiné par Poutine. 

Mais à qui profite le crime ? Croire que le Président Poutine, dans l'état actuel de la très forte popularité où il se trouve, avec un soutien populaire inédit de l'ordre des 75 % de popularité, pourrait s'avancer à ordonner un acte aussi terrible est mal connaître et la Russie et les Russes. Les médias occidentaux citent la participation de Nemtsov au ministère de Boris Eltsine, un homme désormais détesté en Russie et considéré comme l'une des plaies de la période noire de l'après effondrement de l'Union soviétique. Si en Occident il fait référence, malgré son alcoolisme internationalement reconnu, en Russie, il est plutôt vu comme l'homme qui mena la Russie dans un état proche de l'anarchie, période où la mafia était toute puissante et la corruption galopante. 

Ce serait insulter l'intelligence et l'habileté du chef de l'Etat de la Fédération de Russie, de penser qu'il aurait besoin d'un tueur pour supprimer un opposant politique qui ne représentait qu'une infime frange de la population russe et qui ne représentait plus guère que lui-même, même s'il devait prendre la tête d'une marche de protestation dans quelques jours. Rappelons que lors des dernières marches de ce genre, à Moscou, les médias occidentaux avaient repris des images des manifestations de 1991, où se trouvait plus d'un million de personnes dans les rues, pour faire croire à l'opposition massive qui aurait été celle des années 2012 et 2013. En réalité, ces marches ont rassemblé entre 5 à 30 000 personnes, dans une ville de plus de 15 millions d'habitants alors que la Manif Pour Tous était capable à Paris de rassembler plus d'un demi-million de Français (un million selon les sources).

A qui profitera donc de ce crime ? Assurément en premier lieu à la Junte de Kiev. Elle lui permettra de lancer l'argument qu'il ne sera plus possible aux Occidentaux de traiter avec le Président Poutine. L'assassinat pourrait bien avoir été commandité, de manière concertée ou non par un tueur isolé de l'extrême droite ukrainienne. De nombreux Ukrainiens vivent sur le territoire de Russie, l'opération était facile à mener. Plus que pour le gouvernement de Porochenko, les partis néo-nazis Svoboda et Pravy Sektor se frotteront les mains. Ils menaçaient hier sa famille le forçant à l'éloigner en Allemagne, ils voulaient la continuation de la guerre contre les insurgés du Donbass, ils sont encore plus intéressés à cette mort. Ce crime rappelle pour beaucoup, la tentative qui fut faite de créditer les Russes ou les insurgés de la Novorossia (avec du matériel russe) de la destruction de l'avion malaisien. Il rappelle également le double crime de l'héritier du trône des Habsbourg à Sarajevo en 1914 et quelques jours avant la guerre du célèbre journaliste Jean Jaurès. Car la mort de Boris Nemtsov pourrait avoir des conséquences au moins aussi graves que celles de ces deux personnages historiques qui déclenchèrent mécaniquement la Première Guerre mondiale. Il est évident que le gouvernement de Porochenko et les extrémistes nationalistes néo-nazis ukrainiens seront de grands bénéficiaires de ce meurtre.
© Inconnu
L’assassinat de Jean Jaures

En deuxième lieu, le crime profitera grandement aux puissances occidentales qui dans le sillage des États-Unis sont engagés profondément dans le conflit ukrainien. Les USA sont à la manœuvre en Ukraine depuis le début des années 1990. Madame Timochenko et la femme du président Iouchtchenko étaient et sont sans doute restés des agents des USA zélés, les Américains se retrouvant de manière notable dans les « triturations » de la Révolution orange, puis du mouvement Euromaïdan. Les opérations de la CIA et les meurtres commis pendant la Guerre froide par les agents américains sont légions. Il est évident qu'ils ont le cynisme et l'infrastructure pour l'organisation d'une telle opération. Elle profitera aussi par effet boomerang également à l'Union européenne. Dans l'affaire de l'avion malaisien, les enquêtes européennes avaient été classées secret défense, avec interdiction de divulgations, il est facile d'en comprendre la raison, les éléments des enquêteurs n'ayant pas mené vers la Russie, il devenait difficile de communiquer sur une « Russie coupable ». L'événement fut toutefois exploité au maximum par les médias européens, mais retomba bien vite. Les médias européens auront donc du grain à moudre et pourront noircir des pages sans fin. 

© Inconnu

Il n'était pas possible de faire plus de mal à la Russie et par répercussion à la Novorossia, que de tuer Boris Nemtsov. Les médias occidentaux avaient déjà enfoncé dans la tête des Européens que des journalistes étaient assassinés par centaines en Russie, bientôt ils penseront que les politiciens russes tombent comme des mouches sous le poignard du Président Poutine. Le citoyen lambda qui réfléchira, se demandera bien pour quelle raison, le président russe aurait donné l'ordre d'assassiner en pleine rue, un homme qui assassiné deviendrait un chancre pour son gouvernement, exploitable à grande échelle par cette presse propagandiste dégoulinante que nous possédons en Occident. Nous devons nous attendre, à un acharnement sans précédent. Le Président Poutine avait fait un sans-faute dans la gestion de la crise ukrainienne. Boris Nemtsov est un cadavre qui sera difficile à digérer par Vladimir Poutine. Le coup porté est magistral, car même si Poutine a déclaré mettre tout en œuvre pour que l'enquête soit menée à son terme et le ou les assassins mis sous les verrous, la procédure, les résultats resteront sujet à caution. Montré du doigt, le coupable tout trouvé de l'Occident sera mis en porte-à-faux même si le ou les coupables étaient arrêtés. Il pourra aussi motiver une relance de l'opposition « démocratique » pilotée de l'Occident et visant à abattre Poutine. 

© Inconnu

L'événement est un réel coup dur pour Poutine et la Russie. Il va permettre dans les semaines à venir une dangereuse montée de la russophobie en France. Déjà, il y a quelques semaines, nous ressentions déjà son augmentation dans les médias français, mais la population était clairement en train de pencher en faveur du Président Poutine et de la Russie. La bataille médiatique était en train d'être perdue, à cause du caractère ignoble des bataillons de tueurs nazis en Ukraine, les nombreux faux pas des médias. Comme en novembre dans le magazine Elle qui présentait une néo-nazie de 19 ans comme une blanche colombe, ou encore hier dans les ondes de France Info où les soudards racistes et antisémites du bataillon Azov étaient présentés comme des héros. Cette sauce ne prenait pas ou mal. Avec ce meurtre, qui sera indubitablement mis sur le dos du président russe, toute la donne des cartes internationales vole en éclat. Elle donnera raison au régime de Porochenko, aux va-t'en guerre nationalistes nazis de Svoboda et du Pravy Sektor et à toute la horde des Je Suis Charlie de France et d'ailleurs qui sera lancée et poussée par une propagande savamment menée dans une hystérie de russophobie. Lorsque Jean Jaurès tombait frappé à mort sur une terrasse de café parisien, c'était le dernier rempart vers la haine viscérale « du boche » qui chancelait. Vous pouvez imaginer ce que cela donnera pour la mort de Boris Nemtsov. 

© Inconnu

Un esprit éclairé verra bien que la mort de l'opposant ne pouvait en rien profiter à Poutine. Or si elle ne pouvait pas lui profiter, à qui profite-t-elle le plus ? Il suffit de réfléchir un tant soit peu à cette question pour se faire une idée de ceux qui en tireront les dividendes. Cette mort ne menace certainement pas la paix entre l'Union européenne et la Russie. Nous n'en sommes pas là. Mais elle va faire peser une menace nouvelle sur la Novorossia. Fragilisée, la trêve pourrait très bien voler en éclat, sous la pression des « alliés » nationalistes d'extrême droite de Porochenko qui se débarrassera ainsi d'une pression palpable sur son régime. En lâchant à nouveau les loups sur la Novorossia, il pourrait ainsi satisfaire la fraction la plus extrême de son pays. Ce sont des gens bien armés et formés en bataillons. En reprenant, la guerre pourrait devenir très chaude. Notamment dans le cas d'une victoire encore plus nette des insurgés. Une option qui signifierait sans doute un engagement plus concret des USA et de l'Union européenne avec la fourniture massive d'armes, voire l'envoi de troupes. Même si la Russie comme l'a reconnu l'OTAN en personne n'entretient pas de troupes aux côtés des insurgés, un revirement de situation en faveur des Ukrainiens plus soutenus par l'Occident pourrait faire revoir sa copie au Président Poutine, soit qu'il doive « se coucher » partiellement, soit qu'il soit forcé d'intervenir directement dans le conflit. Nous serions alors non loin d'une guerre dès lors dangereuse pour toute l'Europe. 

Il faudra beaucoup de persévérances demain aux Européens russophiles et qui aiment la Russie pour faire front aux avanies qu'ils reçoivent déjà, comme c'est souvent notre cas, par le biais des réseaux sociaux et des commentaires divers sur internet. Souhaitons, à tous les Russes, à tous les gens du Donbass, de pouvoir faire face avec dignité et succès dans ce nouveau coup du sort qui les frappe. L'âme de Boris Nemtsov n'est pas prête de reposer en paix.

 

Source

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L’Etat islamique démolit des statues vieilles de plus de 2 000 ans

 

L’Etat islamique démolit des statues vieilles de plus de 2 000 ans

L’organisation de l’État islamique a mis en scène, dans une vidéo diffusée jeudi, la destruction d’œuvres d’art assyrien, dans un musée de Mossoul, en Irak. Si certaines pièces sont inestimables, d'autres n'étaient que des copies.

L’organisation de l’État islamique (EI) a détruit plusieurs statues du musée de Mossoul, en Irak, comme le montre une vidéo diffusée jeudi 26 février par les jihadistes. À coups de massues, les islamistes ont mis en scène la destruction de statues et de fresques qu'ils jugent païennes. Elles proviennent des ères assyriennes et parthiennes, datant du VIIe siècle avant Jésus-Christ.

Sur la vidéo, un membre de l’EI explique, face caméra et à visage découvert, que ces œuvres vieilles de plus de 2 000 ans sont dans le collimateur des islamistes en raison de leur caractère païen, opposé à la conception d’un islam rigoriste. L’homme évoque par ailleurs la valeur marchande des objets détruits, parlant de "plusieurs millions de dollars" réduits en poussière. Un pied-de-nez adressé au Conseil de sécurité de l’ONU, qui s’est récemment doté d’une résolution pour mieux lutter contre le trafic d’œuvres d'art dérobées par l’EI.

Toutefois, certaines des œuvres sont des copies faites de plâtre, précise le journaliste de France 24, Wassim Nasr. Selon d'autres experts, les pièces comprennent des originaux et des reconstitutions autour de fragments et des copies.

"Des objets sataniques qui auraient dû rester sous terre"

À la suite de la diffusion de ces images, un membre de l’EI, contacté par Wassim Nasr, a comparé ces œuvres millénaires à des objets "sataniques qui auraient dû rester sous terre". "Les archéologues n’auraient pas dû y toucher", a soutenu cette source.

Les fouilles archéologiques dans cette zone remontent au XIXe siècle. Le musée qui conserve ces œuvres païennes est situé au cœur de la province de Ninive, au nord de l'Irak, qui dispose d’un patrimoine religieux extrêmement riche.

Joint par France 24, Axel Plathe, le directeur du bureau de l’Unesco pour l’Irak, évoque lui des "œuvres inestimables". "C’est comme la Mona Lisa, ce sont des œuvres qui ne peuvent pas être vendues sur un marché", affirme-t-il. "Elles font partie du patrimoine universel qui est extrêmement important pour l’histoire de l’humanité."

"Un message fort et inacceptable"

Tout en précisant que l’Unesco n’a pas encore vérifié l’authenticité des images, Axel Plathe interprète le message envoyé par l’EI. "Ils veulent dire : ‘Nous ne respectons pas votre culture’. C’est un message fort et inacceptable", décrypte-t-il. "Il y a un risque que ce genre d’actions se répète, et nous n’avons aucun moyen d’intervenir."

Ce n’est pas la première fois que les jihadistes de l’EI prennent l’art et le patrimoine pour cible. Dimanche 22 février, ils s’étaient attaqués à la bibliothèque de Mossoul : son contenu était alors parti en fumée

France 24France 24

France 24
 

Les magasins de Kiev commencent à rationner la vente des aliments

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De nombreux supermarchés de Kiev ont introduit des restrictions sur la quantité de produits alimentaires qui peuvent être achetés par un seul individu.

Le prix des produits dits de première nécessité [pour les groupes sociaux les plus démunis] a augmenté au cours des dernières semaines et les commerçants introduisent des restrictions sur les achats.

Ces restrictions ont déjà été mises en place par plusieurs supermarchés.

Une seule personne ne peut acheter en une seule fois que :

— 2 bouteilles d’huile de tournesol
— 2 paquets de sarrasin
— 3 à 5 Kg de farine (selon le magasin)
— 3 à 5 Kg de sucre (selon le magasin)

Beaucoup de chaînes de magasins ont affiché des annonces sur la nature des restrictions.

Il n’y a pas de limites sur le pain, les pommes de terre, le lait ou les produits carnés. Mais la variété des produits de ces catégories a considérablement diminué récemment.

L’Ukraine connaît également une croissance rapide des prix des denrées alimentaires et de l’essence. La Surveillance des prix a noté une augmentation des prix des légumes de 13 à 18 %, du pain et des pâtes de 3 à 5 %, du sucre de 2%, et du carburant de 18 %.

Commentaire de J. Hawk (Traducteur du russe à l’anglais):

Ce genre de chose mérite un examen approfondi.

Rien n’a plus de chance de faire sortir des millions de personnes dans les rues pour protester contre le gouvernement que le prix élevé des aliments et, plus encore, la pénurie alimentaire. Nous verrons bientôt si c’est un problème temporaire provoqué par la chute de la hryvnia et les achats de panique qui s’en sont suivis, ou si c’est le signe avant-coureur de problèmes plus graves.

Du point de vue politique, c’est la raison (pas une raison, mais LA raison), d’après moi, pour laquelle Kiev ne reprendra pas les combats de sitôt. Les crédits du FMI sont maintenant une question de vie ou de mort pour Kiev, et le FMI n’aime pas verser de l’argent à des pays qui minent leur propre solvabilité en menant des guerres civiles.

Ce qui ne veut pas dire qu’il y aura la paix.

Traduit par Dominique, relu par jj pour le Saker Francophone

http://echelledejacob.blogspot.be/

Propagande nazie sur les ondes de France Info

 

     

A l’occasion du match de Coupe d’Europe entre le club breton de Guingamp et le Dynamo de Kiev, France Info s’est livré à un exercice de propagande nazie. Le reportage tournait autour de la rencontre d’un reporter français avec les Ultras du Dynamo de Kiev, l’équivalent des supporters du PSG, aux crânes rasés et à la mine patibulaire. Toute la journée, nous avons donc eu en boucle le droit à un exercice de manipulation psychologique dans lequel les médias français sont passés maîtres…

L’entretien avec les supporters est venu très vite après une anodine supportrice qui faisait don « de dentifrices, de savons et de petites choses pour les combattants du front », sur le thème des engagements des supporters dans les bataillons paramilitaires ukrainiens. Nous fûmes effarés d’entendre les Ultras, association très connue en Ukraine pour avoir déployé des drapeaux nazis, des banderoles aux slogans racistes, antisémites et faisant l’apologie du nazisme, expliquer dans le micro du reporter français Jérôme Cadet très complaisant que de nombreux supporters s’étaient engagés dans les rangs du bataillon Azov, devenu régiment Azov, une unité paramilitaire mal contrôlée par l’Armée ukrainienne, dont les « soldats » sont continuellement pris en photo avec des tee-shirts arborant des insignes nazis, des tatouages honorant Adolf Hitler, des runes nazis, des slogans non équivoques à caractère raciaux.

Pourtant l’un des responsables explique que les cris scandés et les manifestations ostentatoires ont été modérés depuis… C’était un peu comme nous expliquer comment durant les Jeux Olympiques de 1936, Hitler donna l’ordre de « nettoyer » la ville de Berlin de toutes les pancartes et marques raciales et antisémites. Plus loin, un « spécialiste ukrainien du football », lui-même ancien supporter du club de Dniepropetrovsk, nous explique qu’il n’y a pas d’engagement politique chez les supporters : « leur seule motivation est de mettre le bazar dans les rues, d’affronter la Police, de déclencher l’Anarchie, de boire, la débauche », bref selon l’interlocuteur un comportement normal de hooligans… http://www.franceinfo.fr/actu/monde/article/ukraine-les-s...

Un dernier intervenant nous explique alors calmement que les Ultras furent à la pointe du Maïdan. Par leur grande expérience des combats de rue et des émeutes contre la Police, ils furent une des causes majeures de la réussite de la « Révolution ».

Crimes de guerre.

France Info oublie sans doute que les SA, les sections d’assaut lancées dans la rue par Hitler n’avaient pas d’autres buts dans les années 20 et 30 que de faire le coup de poing dans la rue, de répandre la terreur, de tabasser les opposants communistes et les Juifs. Ces groupes paramilitaires n’ont jamais eu d’autres buts que d’être justement l’avant-garde répressive et violente, annonçant la couleur sur la nature du régime. Le bataillon Azov ; sans doute Jérôme Cadet l’oublie-t-il dans sa grande ignorance (ou pas si ignorant que cela ?) ; est accusé par Amnesty International, selon des rapports incontestables d’exactions gravissimes à l’encontre des russophones dans la région de Marioupol : violations des droits de l’Homme, humiliations publiques, passage à tabac, pillages, viols, enlèvements et meurtres de personnes, tortures sur des prisonniers, exécutions d’otages de prisonniers. Que dire non plus de la tentative du 14 octobre 2014, de membres des bataillons Azov et Aydar, accompagnés d’une foule hystérique et chauffée à blanc de s’emparer par la force de la Rada à Kiev, le jour de la célébration de la création de l’UPA, l’Armée Populaire d’Ukraine fondée par le nazi ukrainien Stepan Bandera ? Si Jérôme Cadet nous explique bien que les Ultras sont partiellement d’extrême droite, il est curieux de voir condamner l’antisémitisme en France notamment lors de la profanation de tombes à Sarre-Union mais d’en faire l’apologie à travers un reportage honteusement déformé en parlant à trois reprises « de guerre contre la Russie », ce qui est en soit une déformation de l’information. Rappelons que le bataillon Azov utilise la rune du loup, le Wolfsangel, rune SS inversée dans le cas d’Azov, exactement similaire à celle de la division SS Das Reich qui commit l’abominable massacre à Oradour-sur-Glane le 10 juin 1944. Jérôme Cadet et France Info ne tombent-ils pas dès lors sous le coup de la justice pour la diffusion d’un programme faisant l’apologie du nazisme ? Mais peut-être les néo-nazis du bataillon Azov sont-ils Charlie et donc des intouchables…

La vierge éplorée.

Ce matin, après la défaite de Guingamp, trois buts à un, France Info s’étonne que les supporters ukrainiens ne se soient pas comportés comme des « démocrates » dans le stade : http://www.franceinfo.fr/actu/europe/article/incidents-l-... « Je n’ai pas vu des supporters, j’ai vu une meute, il n’y a pas d’autres mots, avec des gens assoiffés de violence. Ils voulaient en découdre et je crois tuer nos supportersa déclaré le président d’En-Avant Guingamp Bertrand Desplat, sous le choc : Je suis complètement halluciné par ce spectacle ». Pensez-vous Monsieur Cadet qu’en déclarant que « parfois même ils sont de l’extrême droite », vous pouviez cacher la nature même des Ultras du Dynamo de Kiev et le caractère avéré et non contestable de néonazisme que tous les supporters et tous les volontaires du bataillon Azov prônent depuis des mois ? Comment répondrez-vous aux familles russophones de ceux qui ont été torturés et massacrés dans la région de Marioupol, comment expliquerez-vous que vous avez en boy scout fait l’apologie de violeurs et d’assassins ? Parfois même de jeunes filles pas même mineures, seulement parce qu’elles étaient russophones ? Comment justifierez-vous les slogans racistes « Moskals » ou « doryphores » qui appellent régulièrement au meurtre et à l’extermination des populations russophones en Ukraine ? Monsieur Cadet, vous-êtes vous-mêmes sous le coup de la loi, nous espérons que jamais vous n’ayez à retrouver les cadavres de votre famille massacrée par des fous dangereux comme vos « amis » du club des Ultras et du bataillon Azov. Vous vous-êtes déshonorés et avec vous toute la profession du journalisme en France.

Laurent Brayard | février 27, 2015

Source : Arrêt sur info

http://lesmoutonsenrages.fr

jeudi, 26 février 2015

Sur France Inter, Bernard Guetta, disk jockey de la géopolitique, choisit la musique ...

 

nazi ukraine

Ukraine
Violent incident ce matin sur France Inter entre Florian Philippot, invité de l'émission du 7 / 9, et Bernard Guetta, le journaliste "spécialiste de géopolitique" tenant une chronique quotidienne sur le sujet des relations internationales.

Motif de l'incident : répondant à une question du journaliste Cohen sur les relations de Poutine et du soutien qu'il apporterait aux mouvements d'extrême droite en Europe, Philippot déclare que "l'extrême droite nazie, c'est celle qui est au pouvoir en Ukraine."

Indignation de Guetta qui interrompt à plusieurs reprises Philippot et qui soutient que cette affirmation est un mensonge, que les ultra-nationalistes ukrainiens sont sortis très minoritaires des dernières élections ukrainiennes !

Sauf qu'il existe des milices armées affichant ostensiblement la svastika et autres insignes nazis, et que cette minorité exaltée est non seulement active, mais très violente. Ce sont ces activistes qui ont renversé Yanukovitch en février 2014, en dépit d'un accord prévoyant un retour à l'ordre, et des élections présidentielles anticipées avant la fin de l'année, accord pourtant contresigné par les ministres français et allemand des affaires étrangères.

Ces groupes ont ensuite été intégrés dans la Garde nationale ukrainienne, avant d'être envoyés à l'Est du pays pour mener "l'opération anti-terroriste" décidée par Porochenko et autres démocrates de Kiev.

Réplique de Philippot à Guetta : la présence d'extrémistes est de notoriété publique, il existe des photographies prouvant leur présence.

Bien plus que des photographies, il existe les programmes des différentes factions politiques soutenant Porochenko et le gouvernement de Yatseniuk. Ces programmes sont publiés en ukrainien, et parfois en russe ou en anglais, sur Internet, de sorte qu'un journaliste procédant à un minimum d'investigations ne peut décemment pas prétendre ne pas en avoir connaissance.

Il existe surtout les bombardements par Kiev de la population civile, et les multiples exactions auxquelles se sont livrées les hordes barbares et les mercenaires envoyés par Kiev dans l'Est du pays, et que l'Occident ne veut pas voir, se bornant à détourner les yeux ou, dans le meilleur des cas, à renvoyer les protagonistes dos à dos.

Oui, Monsieur Guetta, les nazis ukrainiens sont minoritaires, mais c'est une minorité agissante, et c'est elle qui fait la décision. Rien de bien surprenant à cela, car en fait, comme le relevait par exemple le philosophe Nicolas Berdiaev, c'est une minorité qui dirige, et c'est toujours comme ça !

L'incident opposant Philippot et Guetta s'est terminé dans la confusion, Guetta empêchant son invité de parler, et lui demandant de "se taire".

Se taire, certes, c'est ce à quoi la plupart des journalistes sont habitués, depuis qu'ils sont enrôlés dans la guerre de propagande qui se livre depuis le début des évènements qui se déroulent en Ukraine, et qu'ils ne se sentent plus autorisés qu'à présenter une version manichéenne de la réalité, celle d'un Occident irréprochable face aux méchants russes !

Mais peut-on faire taire une personnalité politique ne partageant pas la doxa des journalistes de France Inter ?

Ce n'est pas "très Charlie" tout ça, Monsieur Guetta. C'est une singulière conception de la liberté d'expression.

En somme, sur France Inter, Bernard Guetta choisit la musique, et diffuse uniquement ce qui lui plaît. Bernard Guetta, disk jockey de la géopolitique, c'est de famille, sans doute.

mercredi, 25 février 2015

Olivier Delamarche

Compromis entre Athènes et Bruxelles

 

Les ministres des Finances de l'Eurogroupe ont validé les propositions de réformes structurelles du gouvernement Tsipras. Le programme d'aide financière sera prolongé de quatre mois.

 

 

Le 24 février à Bruxelles, le président de l'Eurogroupe, le ministre néerlandais Jeroen Dijsselbloem –AFP/John Thys
 
Le 24 février à Bruxelles, le président de l'Eurogroupe, le ministre néerlandais Jeroen Dijsselbloem –AFP/John Thys

 

Ce 24 février, l’Eurogroupe a donné son accord pour la poursuite du programme d’assistance financière à la Grèce pour les quatre prochains mois. La veille, Athènes avait présenté une liste de propositions de réformes à ses créanciers de la troïka.

Ce document validé contient des projets de réformes structurelles visant notamment à imposer davantage les plus hauts revenus, à endiguer la fraude fiscale, la corruption, le trafic des produits pétroliers et le blanchiment d’argent, à ne pas revenir sur les privatisations engagées, à s’attaquer à la bureaucratie et à réformer la justice, précise Die Zeit.

Premier rebelle à Bruxelles

"Alexis Tsipras ne va pas résoudre sur le champ la crise de son pays, commente Die Zeit. Mais les Grecs sont satisfaits : voilà enfin un gouvernement qui s'est rebellé face à Bruxelles." Certes, le chef du gouvernement grec doit encore convaincre son opinion publique du bienfait d'un compromis avec l'Eurogroupe, mais il devrait réussir à introduire certaines de ses promesses électorales.

En particulier, le rétablissement de l'électricité à 300 000 ménages démunis et le soutien des plus pauvres par la distribution de tickets alimentaires. "Ce sont là des problèmes que les partenaires européens ne peuvent plus ignorer : le nombre des familles qui ne peuvent mettre sur la table un repas correct par jour pour leurs enfants est passé de 4 % en 2009 à 7,4 % en 2012. Et 35,7 % des Grecs vivent sous le seuil de pauvreté. C'est le troisième pourcentage le plus élevé dans l'Union européenne."

Allemagne : 12,5 millions de personnes sous le seuil de pauvreté, un record …

 

 

La pauvreté progresse Allemagne. Selon PW, nouveau salaire minimum instauré 2015, permettra changer donne.

La pauvreté progresse en Allemagne. Selon PW, le nouveau salaire minimum instauré début 2015, ne permettra pas de changer la donne. – SIPA

Vive le modèle allemand ! Les français sont bien plus « riches », il y a une forte paupérisation en Allemagne .Z .

La pauvreté a progressé de 15 % en 2013 pour toucher 12,5 millions de personnes, un record, indique l’étude publiée par la fédération d’aide sociale Paritätischer Wohlfahrtsverband.

Vu de France, ce chiffre pourrait sembler paradoxal. Et pourtant. Outre-Rhin 12,5 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté en 2013, un record depuis la réunification du pays en 1990, selon l’étude publiée hier par Paritätischer Wohlfahrtsverband (PW), une fédération qui regroupe quelque 10.000 associations actives dans le domaine de l’aide sociale et de la santé. Cette année là, la pauvreté a bondi de 15 % à 15,5 % par rapport à 2012, année où les chiffres avaient déjà surpris .

« Depuis 2006, on observe clairement une dangereuse tendance d’augmentation à la pauvreté (…) La pauvreté en Allemagne n’a jamais été aussi élevée et la fragmentation régionale n’a jamais été aussi sévère qu’aujourd’hui », a déclaré au site Euractiv Allemagne Ulrich Schneider, le directeur général de Paritätischer Gesamtverband (PG). Une pierre dans le jardin du gouvernement qui assure que l’écart entre riches et pauvres diminue. Une affirmation « tout simplement fausse » pour le responsable de PG (Dans le graphique ci-dessous la courbe rouge indique la progression du nombre de pauvres dans la population. Les piles grises, la richesse du pays en milliards d’euros).

Comme en France, les mères célibataires sont particulièrement exposées , plus de 40 % d’entre elles basculent dans la pauvreté, indique le rapport.

Si la pauvreté augmente à l’échelle nationale, le fossé qui existe entre régions prospères et régions en déshérence s’est également aggravé depuis 2006. La situation s’est détériorée dans 13 des 16 Länder : les villes-Etats de Brême et de Berlin ainsi que le Land de Mecklembourg-Poméranie antérieure, dans le nord du pays, sont les plus exposés à la pauvreté; à l’inverse, la Bavière (sud) et le Bade-Wurtemberg (sud-ouest) sont les moins touchés. Hambourg (nord) et plusieurs secteurs de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (ouest) ont connu une forte poussée de la pauvreté, dont le taux est resté stable, voire a légèrement reculé, en Saxe-Anhalt (centre), Brandebourg et en Saxe (est).

« La pauvreté est un problème bien de chez nous« , a poursuivi Ulrich Schneider pour qui l’Allemagne « a clairement un problème croissant de distribution de la richesse » . Et, alors que l’industrie allemande ne cesse de battre des records à l’exportation, cela risque de perdurer. Selon PW, le nouveau salaire minimum entré en vigueur début 2015 (8,50 € brut de l’heure), ne permet en effet pas de changer la donne.

Des seuils qui varient d’une pays à l’autre

Mais comment mesure-t-on cette pauvreté ? En Allemagne, les personnes vivant seules avec un revenu inférieur à 892 euros par mois sont classées dans la catégorie des « pauvres » (voir encadré ci-dessous). Une famille avec deux enfants intègre cette catégorie si elle vit avec moins de 1.872 euros par mois. Des chiffres qui peuvent surprendre.

Mai, en Europe le calcul du seuil de pauvreté varie d’un pays à l’autre ( voir le graphique établi par Eurostat pour les pays d’Europe ). Selon l’Observatoire des inégalités , cet écart allait de 1.286 euros par mois en Norvège à 180 euros en Roumanie, en passant par 500 euros en Grèce, soit près de deux fois moins qu’en France (935 euros par mois).

Pauvreté  : des calculs à géométrie variable en Europe

On n’utilise pas un seuil de pauvreté identique pour mesurer la pauvreté en Europe, mais un seuil par pays, calculé en proportion du revenu médian -le plus souvent 60 %. Les seuils varient donc en fonction du niveau de vie de chaque pays et sont calculés en parité du pouvoir d’achat. Le Royaume-Uni par exemple enregistre 16,2 % de pauvres au seuil à 60 % du revenu médian et le seuil de pauvreté est de 882 euros par mois et par personne contre 180 euros en Roumanie qui compte, à ce seuil, 22,6 % de pauvres.
En 2011, selon les calculs d’Eurostat, le seuil de pauvreté à 60 % du revenu médian le plus élevé était observé en Norvège (1.286 euros par mois et pour une personne seule), devant l’Autriche (1.025 euros). La France, qui figure parmi les seuils les plus élevés avec 935 euros par mois comptait 14,4 % de pauvres en 2011 , le seuil le plus faible étant celui de la Roumanie (180 euros). Les pays du sud de l’Europe se situent parmi les pays où ce seuil est le plus bas : 497 euros en Grèce, 478 euros au Portugal. L’Espagne et l’Italie sont un peu au-dessu avec respectivement 616 et 780 euros.
Pour la grande pauvreté (seuil à 40 % du revenu médian), le seuil vaut 120 euros en Roumanie, 193 euros en Bulgarie et 246 euros en Hongrie. A l’opposé, il est le plus élevé en Norvège (857 euros), en Autriche (683 euros) et en Suède (656 euros). La France, avec 623 euros, se situe devant le Royaume-Uni (588 euros) et juste derrière l’Allemagne qui affiche un seuil de 633 euros .

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En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde/europe/0204174006166-allemag...

mardi, 24 février 2015

L'armée américaine se déploie à la frontière russe (vidéo)

 

Publié par wikistrike.com

Cet énorme convoi américain a été localisé en Estonie, près de la frontière russe. La vidéo amateur ne loupe rien de la ligne de blindés dont certains arborent fièrement le drapeau des Etats-Unis. 

Tandis que l'Ukraine se trouve toujours à feu et à sang malgré le cessez-le-feu en vigueur (normalement) depuis les accords de Minsk-2, tandis que les USA fournissent toujours des armes au régime de Kiev, parfois revendues, les militaires américains continuent leur déploiement, sans discrétion aucune dans les pays baltes, particulièrement en Estonie.

Ces images en date du 23 février 2015 prouvent l'extrême tension entre Russes et Occidentaux. Et l'on a beau tenté de nous faire croire à un apaisement, la réalité est toute autre, bien plus inquiétante. 

Joseph Kirchner pour WikiStrike

http://www.wikistrike.com