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mercredi, 23 juillet 2014

Il est plus facile de tuer 1 million de personnes que de les contrôler - Brzezinski -

Entretien avec Mustafa Barghouti : « Je me bats pour libérer Israéliens et Palestiniens du système d'apartheid »

 

© Haggai Matar / Haaretz
Manifestation non-violente contre le mur de séparation, Cisjordanie, 2010
« Comment les médias internationaux peuvent-ils avancer qu'Israël, le quatrième exportateur d'armes au monde, a le droit de se défendre, mais pas les Palestiniens, dont le territoire est occupé depuis des décennies ? », questionne Mustafa Barghouti, médecin, fondateur de la principale ONG médicale palestinienne, the Palestinian Medical Relief. Ce militant non-violent, co-fondateur du mouvement BDS, Boycott-Désinvestissement-Sanctions, qui vise à forcer économiquement le gouvernement israélien à mettre un terme à l'occupation des territoires palestiniens, nous a reçu à Ramallah deux jours avant le début de l'opération terrestre à Gaza. Entretien.

Basta ! : Beaucoup de membres de la communauté internationale avancent qu'après l'assassinat des trois auto-stoppeurs israéliens et en raison de tirs incessants des roquettes par le Hamas, le gouvernement d'Israël n'avait pas d'autre option que de « se défendre » en attaquant et bombardant Gaza. Quelle est votre analyse ?

Mustafa Barghouti [1] : Malheureusement, beaucoup de gens en Occident, y compris l'Union européenne, adoptent le « story telling » israélien. C'est une grande erreur. Barack Obama s'est ridiculisé à nos yeux en condamnant les Palestiniens plutôt que les véritables agresseurs. Deux points sont mal compris par les médias : concernant l'enlèvement des trois jeunes Israéliens, qui étaient des colons, les autorités israéliennes n'ont apporté aucune preuve qu'ils aient été enlevés ou tués par des Palestiniens. La seule chose qui a été prouvée, c'est que des colons israéliens ont attaqué plusieurs Palestiniens et que certains d'entre eux ont enlevé, torturé et brûlé vif un jeune palestinien, Mohammed Abu Khdeir.

© Eros Sana - Collectif OEIL
Les colons israéliens ont mené de très nombreuses attaques contre les Palestiniens, partout en Cisjordanie. Entre le 15 mai et l'attaque sur Gaza, Israël a tué 27 Palestiniens. Dont des enfants. Parmi eux, deux garçons abattus par balles, alors qu'ils manifestaient pacifiquement à Ramallah, le 15 mai. Je veux vous montrer les balles qu'ils utilisent, des balles à haute vélocité, qui ont une forte capacité pénétrante [voir la photo, ndlr]. Ce type de balles a été responsable du meurtre d'un grand nombre de Palestiniens.

Le deuxième point que je veux mettre en avant, c'est que les Palestiniens n'ont pas commencé cette guerre. Si tant est que l'on puisse appeler ça une guerre ! C'est une attaque menée par l'armée israélienne, la cinquième plus puissante armée du monde. Une armée disposant d'équipements de haute technologie, dont des avions extrêmement sophistiqués. Que peuvent les Palestiniens face à cette force écrasante ? Ils n'ont qu'une puissance de feu limitée et primitive pour se protéger !

Comment a commencé cette guerre, selon vous ?

Israël est à l'origine de cette attaque, qui n'a pas commencé dans la bande de Gaza, mais en Cisjordanie. Cela a commencé par un acte de punition collective. Israël a envahi au moins trois mille maisons, détruit de nombreuses structures, volé l'argent trouvé, fermé de nombreuses organisations à but social, y compris des organisations qui prennent soin des orphelins et des pauvres. Et ils ont arrêté plus de mille Palestiniens. Parmi ces personnes injustement arrêtées se trouvent dix membres du Parlement palestinien. Aujourd'hui, nous avons 35 parlementaires palestiniens dans des prisons israéliennes. Des députés qui ne viennent pas seulement du Hamas, mais aussi du Fatah [organisation fondée par Yasser Arafat, ndlr], du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et d'autres groupes politiques.

Ensuite, Israël s'est déchaîné en matière de projets de colonies à Jérusalem. En plus de la brutalité de la colonisation, l'armée israélienne a été très violente contre les manifestants pacifiques palestiniens. Il y a également le cas de Tarek Abu Khdeir, ce garçon de 15 ans, cousin du jeune Palestinien brûlé vif, qui a été jeté au sol et battu par des soldats israéliens. Une agression montrée à la télévision partout dans le monde. Tout cela a eu lieu juste avant qu'Israël déclenche la guerre à Gaza.

Dans cette guerre, quelles sont les motivations du gouvernement israélien de Benyamin Netanyahou ?

Le gouvernement de Benyamin Netanyahou a trois objectifs. Le premier est de briser la volonté politique du peuple palestinien et de nous imposer des accords qui vont nous asservir à jamais, dans un système d'apartheid. Ensuite Benyamin Netanyahou mène une guerre contre la réconciliation des Palestiniens. Lorsque nous ne sommes pas unis, il prétend qu'il ne peut pas faire la paix avec les Palestiniens, parce que personne n'est en mesure de les représenter tous. Et lorsque nous sommes unis, Benyamin Netanyahou dit qu'il ne peut pas faire la paix avec nous parce que nous sommes unis [2], et mène une guerre contre nous.

Enfin, le gouvernement israélien a été confronté à un isolement international, après la diffusion de sa position sur le gouvernement de réconciliation palestinien. Dès lors, Israël a recherché des moyens pour briser cet isolement et, de mon point de vue, l'un de ces moyens consiste à prétexter qu'ils sont les victimes. Et je pense qu'ils ont partiellement réussi, notamment à cause des préjugés et de l'autocensure des médias occidentaux.

Mais le gouvernement israélien présente cette offensive comme une offensive contre le Hamas, et affirme qu'il prévient les Palestiniens avant de les bombarder...

Mais cette guerre n'est pas une guerre contre le Hamas, c'est une guerre contre tous les Palestiniens ! D'ailleurs, l'écrasante majorité des personnes tuées ne sont pas du Hamas. Ce sont des civils palestiniens. Il est tout à fait inacceptable d'accuser les Palestiniens d'être responsables du fait que l'armée israélienne est en train de les massacrer ! C'est inhumain de prétendre que nous sommes responsables de la mort de nos enfants ! Y-a-t-il un autre endroit au monde où l'on sous-entend cela ?

Il faut rappeler que la guerre se poursuit depuis huit ans à Gaza. C'est-à-dire depuis le début du blocus de Gaza, mené par Israël puis par l'Égypte. Ce blocus est inhumain, inacceptable. Nous parlons d'une situation où la bande de Gaza est privée d'eau potable, où 90 % des accès à l'eau sont impropres pour l'homme, la plupart étant soumis à la pollution ou la salinisation. Plus de 90 % des jeunes qualifiés sont au chômage, avec l'un des niveaux de pauvreté les plus élevés au monde. Avant même cette attaque israélienne, la situation sanitaire à Gaza était l'une des plus catastrophiques au monde. En soi, le blocus d'un petit endroit comme Gaza [d'une superficie de 360 km2, ndlr] est un acte d'agression.

Comment les médias internationaux peuvent-ils avancer qu'Israël, le quatrième exportateur d'armes au monde, a le droit de se défendre, mais pas les Palestiniens, dont le territoire est occupé depuis des décennies ? Il y a une totale dissymétrie entre les moyens palestiniens et les moyens israéliens. Et un usage totalement disproportionné de la force par Israël. Les Palestiniens ont le droit de résister à l'occupation. Dire le contraire reviendrait à dire que la résistance française dans les années 1940 était injustifiée et criminelle. Comme la résistance française qui refusa de collaborer, nous, Palestiniens, refusons de collaborer. Nous refusons d'abandonner notre droit de dire non à l'occupation.

Le cœur de notre souffrance, le cœur de notre lutte, c'est l'occupation et l'apartheid qui l'accompagne. Apartheid qui est pire que celui de l'Afrique du Sud. C'est la plus longue occupation de l'histoire moderne ! La communauté internationale a autorisé dans les faits Israël à imposer cette occupation, au détriment du droit international et sans qu'Israël ne soit sanctionné.

Vous êtes un non-violent, vous ne croyez pas à l'option militaire. Que pensez-vous de la multiplication, dans le monde, des campagnes Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS), qui visent à contraindre économiquement le gouvernement israélien à mettre un terme à l'occupation des territoires palestiniens ?

Je crois que nous avons le droit de résister sous toutes ses formes. Gaza a le droit de se défendre. Vous ne pouvez pas vous défendre avec du papier lorsque vous êtes bombardés ! Il y a une certaine limite. Nous ne pouvons pas continuer la non-violence populaire quand on nous tire dessus avec des balles de ce genre. Mais je crois, en principe, qu'à un moment donné, il devrait y avoir un cessez-le-feu. Et dès lors, la principale forme de lutte pour les Palestiniens sera la résistance populaire non-violente. Mais cette lutte ne peut pas réussir sans une campagne de « boycott-désinvestissement-sanctions » puissante. Exactement comme ce qui s'est passé en Afrique du Sud pour faire céder le gouvernement d'apartheid. Sans une campagne dite « BDS » dans ce pays, ceux qui défendaient la fin de ce système n'auraient pas réussi.

Je suis l'un des fondateurs du mouvement BDS. J'en suis fier. Nous sommes très fiers de ce que nous faisons. Selon certains analystes, Israël a déjà perdu cette année près de 15 milliards de dollars. Il est désormais certain, selon les propres statistiques israéliennes, que les colons ont perdu 35% de leurs exportations, agricoles ou industrielles.

Personnellement, je refuse le recours aux moyens militaires. Je ne suis pas contre le droit des gens à en faire usage, mais personnellement je ne les utilise pas, j'ai toujours agi et manifesté pacifiquement. En dépit de cela, j'ai été blessé huit fois par les forces israéliennes. Deux fois avec des balles à haute vélocité. En 1996, on m'a tiré dessus alors que je soignais une personne blessée. J'étais à l'intérieur d'une maison, avec ma blouse blanche et j'ai été touché par un tir de sniper. Les forces israéliennes m'ont aussi cassé le genou. Et récemment, j'ai reçu une bombe sonore. En dépit de la manière avec laquelle Israël traite les personnes qui luttent de façon non-violente, je continuerai à poursuivre dans cette voie.

Que répondez-vous à ceux qui, en France, tentent de délégitimer la campagne BDS en la qualifiant de raciste, voire d'antisémite ?

Avec la campagne BDS, les gens ne soutiennent pas le racisme, au contraire ils luttent contre un système de racisme et d'apartheid, un système qui est mauvais à la fois pour les Palestiniens et pour les Israéliens. Avec notre résistance populaire non-violente, nous, membres du mouvement BDS, luttons pour libérer les deux peuples de ce système d'apartheid. Parce que les Israéliens ne seront pas libres tant que les Palestiniens ne seront pas libres. Quant à l'antisémitisme, n'oubliez pas que les Palestiniens sont aussi sémites ! Rappelons les paroles prononcées par Nelson Mandela, après la libération de l'Afrique du Sud : « Notre liberté ne sera pas complète, sans la liberté du peuple palestinien ». Il a également déclaré : « La question palestinienne est la question la plus importante de nos jours ».

Notre action de boycott ne vise pas le peuple israélien. C'est un boycott contre la politique d'occupation, il est contre le système de l'apartheid. Je me bats pour libérer Israéliens et Palestiniens du système d'apartheid.

Comment un citoyen français, qui suit les évènements à travers sa télévision, et qui peut penser que ce conflit se résume à une guerre de religion entre deux peuples fanatiques, ou que la guerre est de la seule responsabilité des Palestiniens, assimilés à des terroristes, peut-il transformer son point de vue ?

Les citoyens français doivent d'abord nous comprendre, comprendre notre souffrance. Que feraient-ils si deux de leurs enfants étaient tués sous leurs yeux ? Comment se sentiraient-ils face à un père qui, comme je l'ai vécu récemment, crie aux corps sans vie de ses deux enfants : « Pardonnez-moi, mes enfants, de ne pas avoir pu vous protéger » ? Ce que peuvent faire les Français ? Voir notre humanité. Nous ne sommes pas des animaux. Nous sommes des gens normaux, avec un grand héritage, de grands poètes, de grands comédiens, une grande culture, une grande histoire et même une grande cuisine.

Pour ceux qui ne voient en nous que des terroristes, rappelons que Mandela était considéré comme un terroriste, il a fait 27 ans de prison pour son engagement politique. Ce n'est qu'en 2008 qu'il a été retiré de la liste américaine des personnalités terroristes. Gandhi lui-même a été appelé « terroriste » ! Yasser Arafat a été considéré pendant des années comme un terroriste, puis il est devenu acceptable aux yeux de l'opinion internationale et on lui a donné le prix Nobel... Avant de le qualifier de nouveau de terroriste. Par contre, on ne dit pas de Mahmoud Abbas, président de l'Autorité nationale palestinienne, que c'est un terroriste. Et pour autant, le gouvernement israélien refuse de faire la paix avec lui.

Notes :

[1] Médecin, fondateur de la principale ONG médicale palestinienne, the Palestinian Medical Relief, Mustafa Barghouti est un militant non-violent et fait partie des fondateurs du mouvement BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanctions). Il est co-fondateur de l'Initiative nationale palestinienne. Il a été candidat à la présidence de l'Autorité palestinienne en 2005, obtenant une seconde place derrière Mahmoud Abbas. Il siège au Parlement palestinien. En 2010, il est décoré en France de la Légion d'honneur.

[2] Israël a mis un terme aux négociations américaines avec le gouvernement de Mahmoud Abbas, président de l'État palestinien et leader de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), quand celui-ci a signé un accord de réconciliation avec le Hamas, le 23 avril. Alors que Benyamin Netanyahou appelait « tous les éléments responsables de la communauté internationale à ne pas se précipiter à reconnaître un gouvernement palestinien qui inclut le Hamas », cet appel n'a pas été entièrement entendu : l'Union européenne, le coordinateur spécial de l'ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient et d'autres chancelleries ont soutenu cet accord de réconciliation. Et appuyé « la désignation d'un gouvernement de personnalités indépendantes ainsi que la déclaration par le Président Abbas que ce nouveau gouvernement est attaché à la solution des deux États basés sur les frontières de 1967, à la reconnaissance de la légitimité du droit à l'existence d'Israël, à la non-violence et ainsi qu'aux précédents accords »

Plus de 600 morts dans la bande de Gaza

 

Plus de 600 morts dans la bande de Gaza

Par La Voix de la Russie | Le nombre total de victimes a, depuis le début de l’opération militaire israélienne dans la bande de Gaza, atteint 609 morts et 3 720 blessés. Ces données sont celles transmises dans un communiqué de Tsahal.

Ce mardi, l’armée israélienne a bombardé 187 site dans la bande de Gaza, leur objectif étant d’atteindre les rampes de lancement et les infrastructures de production d’armes, ainsi que les structures militaires.

Les Palestiniens ont, pour leur part, lancé 25 roquettes sur Israël, dont 14 sont tombées sur le territoire israélien et 10 ont été interceptées par le système de défense antimissile Iron Dome.

L’opération militaire israélienne à Gaza a commencé dans la nuit du 18 juillet. Cette opération a été précédée par 10 jours au cours desquels l’armée israélienne a bombardé différents sites de la bande de Gaza.
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_07_22/Plus-de-600-morts-d...

Crash du MH17 : Londres décryptera les boîtes noires

 

Crash du MH17 : Londres décryptera les boîtes noires

MOSCOU, 22 juillet - RIA Novosti/La Voix de la Russie Les autorités britanniques ont accepté de décrypter les boîtes noires du Boeing 777 malaisien qui s'est écrasé le 17 juillet dans l'est de l'Ukraine, a annoncé le premier ministre britannique David Cameron sur son compte Twitter.

"Nous avons accepté la requête présentée par les Pays-Bas demandant que les experts [du Bureau] d'enquête britannique sur les accidents aériens (AAIB) de Farnborough (près de Londres) décryptent le contenu des boîtes noires du MH17 dans l'intérêt de l'enquête internationale", a indiqué M.Cameron.

Plus tôt dans la journée de mardi le site officiel du gouvernement ukrainien a informé que les experts néerlandais envisageaient de transmettre les boîtes noires, qui se trouvent à l'heure actuelle entre les mains des spécialistes malaisiens, à la Grande-Bretagne pour décryptage.

Un Boeing 777 de Malaysia Airlines reliant Amsterdam à Kuala Lumpur s'est écrasé le 17 juillet dans la région de Donetsk (est de l'Ukraine). L'avion avec 283 passagers et 15 membres d'équipage volait à 10.050 mètres d'altitude. Les autorités de Kiev accusent les forces d'autodéfense populaire de Donetsk d'être à l'origine du crash, mais les insurgés affirment ne pas disposer de systèmes capables d'abattre un avion à cette altitude.

 

RIA Novosti
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http://french.ruvr.ru/news/2014_07_22/Crash-du-MH17-Londr...

mardi, 22 juillet 2014

Des « contractors » étrangers combattent aux côtés de l'armée israélienne

 

Des informations vérifiées font état de la présence de plus en plus visible de "contractors" étrangers au sein des forces israélienne impliquées dans les opérations contre la bande de Gaza.

Nos sources indiquent qu'ils ne sont pas encore en mesure d'affirmer s'il s'agit oui ou non de mercenaires appartenant à X (ex-Academi, anciennement connu sous le titre de Blackwater) mais qu'au moins un américain portant des insignes d'une force spéciale assez prestigieuse et un français ont péri dans les combats contre les brigades du Qassam palestinien à Gaza.

De source israélienne, on indique que les soldats tués sont des binationaux "volontaires". Toutefois, la fuite à deux reprises de soldats israéliens des lieux d'affrontements avec les commandos palestiniens ou leur supposée révolte contre la qualité des blindages des véhicules dont ils sont équipés ont contraint l'état-major israélien à faire appel à des petites armées privées constituées de mercenaires de divers pays et gérées par des israéliens de la diaspora.

Des analystes proches d'Israël démentent catégoriquement ces informations et précisent que depuis le début de ce qu'ils appellent les opérations militaires à Gaza, des centaines de ressortissants étrangers disposant de la nationalité israélienne ont rejoint les rangs de l'armée israélienne. Ainsi plus de 460 franco-israéliens vivant en France ont volontairement intégré l'armée d'Israël ces dernières semaines.

Israël maintient un black-out complet sur ses pertes militaires à Gaza.

Quoi qu'il en soit, des avions civils appartenant à une compagnie Low Cost ont accru la fréquence de leurs liaisons entre un pays d'Europe de l'Est et Israël cette semaine. S'agit-il d'une opération clandestine de transfert de mercenaires? Rien ne l'indique encore mais l'hypothèse est hautement probable.

Le commerce des armées privées est devenu hautement lucratif depuis le lancement de la contre-insurrection en Irak dans les années 2004-2007.

L'Ukraine à vendre

 

 

 

L'Ukraine à vendre

Une guerre des oligarques se prépare

 

Une liquidation totale s'annonce en Ukraine. Le gouvernement a validé la liste des entreprises à privatiser en 2014. Cette vente d'envergure des actifs d'Etat menace d'aboutir à un nouvel repartage de la propriété et à une guerre des oligarques.

 

D'ici fin d'année l'Ukraine se propose de vendre 164 entreprises. Il s'agit souvent des entreprises de caractère stratégique considérées auparavant comme intouchables et plus particulièrement de plusieurs grandes centrales électriques, de l'usine des constructions mécaniques Azovmach, du plus grand producteur d'engrais chimiques Odesski priportovy zavod, de plusieurs sociétés houillères et agro-alimentaires.

 

Kiev compte que la privatisation rapportera 2 milliards de dollars de rentrées budgétaires. Selon les autorités ukrainiennes, les entreprises en question pourraient être achetées par de gros fonds d'investissement ayant l'expérience de travail dans les conditions à risque.

 

De nombreux experts reconnaissent cependant que le moment n'est pas propice à la privatisation. Le directeur adjoint de l'Institut de l'information scientifique sur les sciences sociales Dmitri Efremenko estime qu'un investisseur qui se respecte n'achètera pas dans une Ukraine en proie à un conflit militaire :

 

« La situation est plus que défavorable à la privatisation. Le pays est, de fait, en proie à une guerre et l'économie est au bord du collapse. Seuls les investisseurs prêts à travailler dans une situation d'un risque politique et économique extrême pourraient acheter des actifs ukrainiens à prix discount pour leur revente ultérieure. Quant aux investisseurs stratégiques, ils s'engageront à condition d'avoir des garanties politiques sérieuses, les garanties délivrées non pas par le gouvernement de Kiev, mais par les Etats-Unis et l'UE ».

 

De l'avis des experts, le programme de privatisation en Ukraine pourrait devenir la plus grande action de partage de la propriété d'Etat. Les milliardaires et millionnaires lésés par Ianoukovitch espèrent profiter de la situation pour s'accaparer les actifs qui restent encore sous le contrôle de l'Etat et, d'un seul coup, éliminer les concurrents. Les deux cibles principales sont le « roi du Donbass » Rinat Akhmetov, l'homme le plus riche de l'Ukraine actuellement en disgrâce, et le baron de la chimie Dmitri Firtach. Selon le directeur du Centredes études eurasiennes de Donetsk Vladimir Kornilov, l'oligarque gouvernant la région de Dnepropetrovsk Igor Kolomoïski a déjà proposé de nationaliser leurs actifs :

 

« A l'époque d'être à la tête de l'opposition Arseni Iatseniouk s'est vivement opposé aux projets du président Ianoukovitch de privatiser les entreprises qu'il veut maintenant privatiser lui-même. Bien qu'il n'en parle pas à haute voix, Arseni Iatseniouk est poussé à la privatisation et, de fait, à la reprivatisation par le sponsor principal de l'EuroMaïdan Igor Kolomoïski. Celui-ci a déclaré en public qu'il fallait exproprier les gens qu'il considérait comme impliqués dans le financement des ce qu'il appelle séparatistes terroristes. Mais nous comprenons parfaitement à qui Kolomoïski veut transférer cette propriété. L'idée maîtresse du plan de privatisation globale annoncé a été implicitement formulée par Kolomoïski : reprivatiser, exproprier les oligarques liés d'une façon ou d'une autre à Viktor Ianoukovitch et remettre leur propriété aux personnes proches de Porochenko, d'Iatseniouk et, bien sûr, de Kolomoïski en personne ».

 

Une chose dont on ne parle pas c'est la question de savoir en quoi cela profitera aux simples Ukrainiens. Si l'Etat avait certains engagements devant le personnel de ses entreprises, lespropriétaires privés en feraient fi. Cela signifie des coupes massives dans les emplois, une brusque hasse du taux de chômage et une montée de tension sociale. Quant aux rentrées tirées de la privatisation, les autorités ukrainiennes ne les investiront pas, de toute évidence, dans des programmes sociauxn mais dans la pousuite de l'opération militaire dans l'est du pays.

 

 

http://french.ruvr.ru/2014_07_21/LUkraine-a-vendre-5150/

La "liste rouge" des médicaments génériques

 

La "liste rouge" des médicaments génériques

 

 

e quotidien belge Le Soir relate l'histoire d'une patiente traitée pour des crises d'épilepsiequi a été hospitalisée après avoir fait un malaise : elle avait exceptionnellement pris le médicament original, le Tegretol, alors qu'elle prenait d'habitude la version générique.

Ce n'est pas la qualité du médicament générique qui est en cause, mais bien la substitution inappropriée

RECOMMANDATION. Suite à cette affaire,l'Agence belge des médicaments et des produits de santé (AFMPS) a mis en garde la population contre les risques qui existent quand on substitue un médicament générique à son homologue original.

Car dans le cas de cette patiente, la dose de médicament était beaucoup plus élevée dans la version originale que dans la version générique.     

Selon Jean Nève, pharmacologue à l'Université Libre de Bruxelles interrogé par Le Soir, "ce n'est pas la qualité du médicament générique qui est en cause, mais bien la substitution inappropriée d'un original par un générique".

Il faut "hausser notre niveau de surveillance et de vigilance" quant à l'équivalence totale des génériques avec les originaux, même s'il ne s'agit que d'une seule catégorie de médicaments. 

 

La "liste rouge" des médicaments

EFFETS. Pour certains médicaments, explique l'AFMPS sur son site internet, "des différences de dose ou de concentrations relativement légères peuvent entraîner des échecs thérapeutiques et/ou des effets indésirablesgraves".

Ces médicaments sont appelés médicaments à "marge thérapeutique étroite", c’est-à-dire que la différence entre la dose toxique et la dose thérapeutique est faible. Parmi ceux-ci, la plupart nécessitent un monitoring, c’est-à-dire un suivi de la concentration sanguine afin de contrôler et d’individualiser le traitement du patient. 

LISTE. Les classes thérapeutiques suivantes sont particulièrement concernées : 

  • antiarythmiques
  • antiépileptiques
  • anticoagulants oraux
  • immunosupresseurs
  • digitaliques
  • théophylline

Cette liste n’est cependant pas exhaustive.

ANSM. Pour les mêmes raisons (médicament à "marge thérapeutique étroite"), en France, l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament avait établi des recommandations sur la substitution des spécialités à base de lévothyroxine sodique, utilisée dans le traitement de l'hypothyroïdie.

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20140721.OBS4306/la-...

La banque BRICS opérationnelle : Une sortie du Consensus de Washington?

 

 

La banque BRICS opérationnelle : Une sortie du Consensus de Washington?

« Un jour tout sera bien, voilà notre espérance .Tout est bien aujourd'hui, voilà l'illusion »

Voltaire

La banque BRICS opérationnelle : Une sortie du Consensus de Washington?

 

Une bonne nouvelle passée pratiquement inaperçue dans les médias occidentaux. Les cinq pays du Brics ont créé une banque de développement qui aura comme capital 100 milliards de dollars et qui aura comme siège Shanghaï. Contrairement au FMI et à la Banque mondiale, les prêts faits ne seraient pas assortis de conditions contraignantes (ajustement structurel). Les rares informations occidentales présentent cela comme une agression contre l'ordre établi par l'Occident. Le fameuxConsensus de Washington mis en place pour figer l'architecture financière internationale selon les voeux du grand capital 

Les potentialités des pays du Brics 

Pour François Houtart, les cinq pays composant les pays dits «émergents», c'est-à-dire, la Chine, l'Inde, la Russie, le Brésil et l'Afrique du Sud, forment un bloc important à l'échelle mondiale. Leur poids démographique atteint 3 milliards de personnes, soit 42% de la population mondiale et leur PIB représentait en 2010, quelque 14.000 milliards d'USD, ou 18,5% du PIB mondial. Leur réserve de devises est estimée à 5000 milliards d'USD, dont 3.200 milliards pour la seule Chine. Cependant, malgré leur poids, tous ces pays, et en particulier les BRIC'S, sont fermement arrimés à l'économie capitaliste dominante. Il suffit de citer quelques faits. Leurs réserves monétaires sont en majorité constituées par le dollar, au point de détenir une part importante de la dette extérieure des Etats-Unis et donc indirectement de contribuer à maintenir le système.

La «ré-primarisation» de continents tels que l'Afrique et l'Amérique latine, toujours plus producteurs de matières premières et deproduits agricoles, place ces derniers en position de faiblesse dans la division internationale du travail, même si la conjoncture des prix leur a été favorable au cours des 15 dernières années». 

«Sur le plan financier, la dépendance est aussi très nette. Ainsi, la politique de la Réserve fédérale américaine visant à augmenter les taux d'intérêt à long terme, entre janvier et août 2012, a eu pour effet une diminution de la valeur de la monnaie de plusieurs pays émergents: l'Afrique du Sud,-20%, Inde,-17,2%, Brésil, -17,4%, Russie,-8,4%. Seule la Chine, avec sa capacité productive énorme et l'importance de ses exportations, a mieux résisté au phénomène. Cependant, ce pays a augmenté sa participation aux bons du Trésor des Etats-Unis, c'est-à-dire comme détenteur de la dette américaine, passant de 1 268 milliards de dollars en août 2013 à 1 293 milliards en septembre de la même année, soit 27,8% de l'ensemble de la participation étrangère.»(1)

Le long chemin vers l'indépendance réelle 

Ecoutons ce qu'en pense le journaliste de Asia Times, Pepe Escobar:

« Le Bric's, groupe des pouvoirs émergents (le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine, l'Afrique du Sud) lutte contre le (Des) Ordre du Monde (Néolibéral) à travers une nouvelle banque de développement et un fonds de réserve mis sur pied pour compenser les crises financières. Le diable, évidemment, est dans les détails de comment ils y parviendront. Cela fut une route longue et sinueuse depuis Yekaterinburg en 2009, lors de leur premier sommet, jusqu'à la contre-attaque, longtemps attendue, du Brics contre le consensus de Bretton Woods - le FMI et la Banque mondiale - mais aussi l'Asian Development Bank (ADB). dominée par le Japon, (mais répondant en grande partie aux priorités US). » (2) 

« La Banque de développement Brics - investira dans les projets d'infrastructure et de développement durable à une échelle mondiale. Dans quelques années, il atteindra une capacité de financement allant jusqu'à 350 milliards de dollars. Avec un surplus de financement, notamment de Pékin et de Moscou, la nouvelle institution pourrait faire mordre la poussière à la Banque mondiale. Comparez l'accès à l'épargne réelle au papier vert imprimé du gouvernement US sans garantie [dollar]. Et ensuite il y a l'accord établissant un fonds de réserves de devises de 100 milliards de dollars - le Contingent Reserve Arrangement (CRA) Pour le fonds, la Chine contribuera à hauteur de 41 milliards de dollars, le Brésil, l'Inde et la Russie avec 18 milliards chacun, et l'Afrique du Sud avec 5 milliards. Au-delà de l'économie et de la finance, c'est essentiellement de la géopolitique - comme ces pouvoirs émergents offrant une alternative au Consensus de Washington qui a échoué. La stratégie arrive aussi à être un des noeuds clés de l'alliance Chine-Russie progressivement consolidée, récemment dessinée lors du «deal du gaz du siècle» et du forum économique de Saint-Pétersbourg ». (2)

«En Amérique du Sud, Poutine ne rencontre pas seulement le président de l'Uruguay, Pepe Mujica - discutant parmi d'autres sujets, de la construction d'un port en eau profonde - mais aussi Nicolas Maduro du Venezuela et Evo Morales de la Bolivie. Xi Jinping est aussi en tournée, se rendant en dehors du Brésil, en Argentine, Cuba et au Venezuela. Ce que Pékin dit (et fait) complète Moscou; l'Amérique latine est vue comme extrêmement stratégique. Cela devrait se traduire par plus d'investissement chinois et augmenter l'intégration Sud-Sud. 

Cette offensive commerciale et diplomatique russo-chinoise correspond à la poussée concertée vers un monde multipolaire L'Argentine est un exemple de premier ordre. Pendant que Buenos Aires, déjà vue dans la récession, lutte contre les fonds de vautour US - épitomé de la spéculation financière - dans les palais de justice de New York, Poutine et Xi viennent en offrant d'investir dans tout, des chemins de fer au secteur énergétique».(2)

« Ce que les Brics essaient de présenter au Sud mondial écrit Pepe Escobar, est maintenant un choix; d'un côté, spéculation financière, fonds de vautour et l'hégémonie des Maîtres de l'Univers; de l'autre côté, le capitalisme productif (...) Il est toujours instructif de revenir à l'Argentine. L'Argentine est emprisonnée dans une crise chronique de dettes extérieures principalement déclenchée par le FMI depuis plus de 40 ans - et maintenant perpétuée par les fonds vautour. La banque Brics et le fonds de réserve comme alternative au FMI et à la Banque mondiale offrent la possibilité pour des dizaines d'autres nations d'échapper à la difficile situation à l'Argentine. Sans parler de la possibilité que d'autres nations émergentes telles que l'Indonésie, la Malaisie, l'Iran et la Turquie contribuent bientôt aux deux institutions. »(2)

Les réactions occidentales entre la condescendance et les pronostics sombres 

Les réactions occidentales vont tous dans le sens d'une impossibilité de cohésion dans la durée: «Ce n'est pas étonnant poursuit Pepe Escobar, que les Maîtres hégémoniques du gang universel soient inconfortables sur leurs chaises de cuir du Financial Times résume avec soin le point de vue de la City de Londres - paradis notoire du capitalisme de casino. Ce sont des jours passionnants en Amérique du Sud sur plusieurs aspects. L'hégémonie d'Atlantiste fera partie du décor, évidemment, mais c'est la stratégie du Brics qui montre la voie plus loin en bas de la route. Et la roue multipolaire continue à rouler dessus».(2) 

Dans le Monde de l'économie on nous explique pourquoi la banque:

« Objectif: permettre à ses membres de se protéger en cas de nouvelle tempête sur leurs devises, comme celle déclenchée mi-2013 après l'annonce du changement de cap de la politique monétaire américaine. Les Brics avaient alors dû affronter de violentes sorties de capitaux.(...) Certains experts doutent néanmoins que 100 milliards de dollars suffisent à contrer de telles attaques. « L'efficacité du fonds serait préventive et symbolique: c'est déjà beaucoup », juge M.Zlotowski. (...) (3)

Insidieusement, le Monde de l'économie s'interroge:

« Les inconnues sont nombreuses. Les pays aidés accepteront-ils de se mettre sous la tutelle officieuse de la Chine, qui sera le principal contributeur financier ? Comment se situera la banque de développement des Brics face aux institutions similaires, notamment la nouvelle banque asiatique d'investissements en infrastructures que Pékin lance en parallèle? La cohésion entre les pays membres sera-t-elle suffisante pour mener ces projets à bien? «J'en doute: tous poursuivent des objectifs politiques et économiques très différents », assène M.Lehmann Jean-Pierre Lehmann, spécialiste de politique économique internationale. Avant d'ajouter, non sans ironie: « Entre les Brics, il a toujours manqué le ciment. » (3)

Selon le South China Morning Post,

« le président de la Banque mondiale Jim Yong-kim a salué cette initiative, déclarant qu'elle ne serait pas une menace pour les institutions de Washington [Banque mondiale et FMI], et qu'elle aiderait à combattre la pauvreté». Jim Yong-kim aurait ajouté que «notre compétition est la lutte contre la pauvreté, notre ennemi est le manque de croissance ou encore une croissance non inclusive ». (4) (5) 

« L'Hindustan Times écrit également que «le sommet prendra en compte le refus du Congrès américain de ratifier les propositions donnant plus de poids aux pays émergents au sein du FMI ». Outre-atlantique, l'inquiétude est parfois de mise. En témoigne cette étude publiée par Forbes, qui titre: « Plus qu'une alliance antidollar, un nouvel outil de stabilisation du commerce qui constitue un risque réel pour la dominance du dollar américain ». (5)

Justement lassés d'attendre que le Congrès des États-Unis autorise la réforme du FMI qui leur donnerait une représentation plus conforme au poids qu'ils ont acquis dans l'économie mondiale, les Brics créent l'embryon d'un système parallèle qui se pose en contrepoids, si ce n'est en alternative, à celui dont les bases avaient été jetées pendant la Seconde Guerre mondiale, à un moment où les équilibres étaient très différents de ceux d'aujourd'hui.(5) 

Les Brics et la construction d'un nouveau monde 

L'importance du sommet Brics annonce un nouveau monde en train de naître. D'autres pays pourront rejoindre les Brics actuels qui seraient bientôt rejoints par l'Iran et l'Indonésie. L'Iran est un chef de file pilier politique technologie important. Il dispose d'énormes ressources naturelles. Il fait d'extraordinaires progrès technologiques. Il y aura bientôt un membre Bric's. Et il en sera de l'Indonésie, qui a la quatrième plus grande population, une économie en développement rapide (environ 7% par an) et, encore une fois, d'énormes ressources naturelles. Déjà, les Brics actuels ont 40% de la population mondiale, 30% de sa masse terrestre, et 25% de son PIB, et ce dernier étant un chiffre en forte augmentation. Le raisonnement sous-jacent est simple: les Brics sont déterminés à défier l'Ouest, domination politique et économique et, en particulier, de briser la domination du Fonds monétaire international et la Banque mondiale qui n'ont pas servi les besoins de développement des pays pauvres et ont généralement servi que de les mettre dans de plus en plus, non remboursable de la dette. (6)

« Peut-être le résultat le plus important du sommet Brics est le projet de création d'un câble à fibre optique reliant les cinq États (avec des extensions relativement faciles à l'Iran et l'Indonésie). En effet, il se pourrait que les Brics soient la construction d'un système mondial indépendant optique Internet fibre ou au moins un étendue sur laquelle ils auront un contrôle complet. » La coopération Sud-Sud pourra trouver des objectifs nombreux, la déconnection du Sud vis-à-vis du Nord ne sera complète que par l'abandon du paradigme capitaliste et, en contrepartie, de la construction commune d'une option alternative pour la vie de l'humanité sur la planète. En fait, la crise structurelle que vit l'ensemble du globe ne laisse pas de choix et une coopération Sud-Sud peut contribuer à établir les nouveaux objectifs et à définir les transitions. »(6)

Il est vrai cependant que les Brics soient effectivement très différents en termes de système politique, de niveau de croissance économique et autres indicateurs de développement, de culture et de démographie. Il est à espérer que les pays du Brics fassent réellement de cette banque la plaque tournante du développement sans demander aux pays demandeurs d'aide de sacrifier les fondamentaux de la vie, l'éducation, la santé, les droits à l'alimentation, à l'eau et à posséder un toit. De plus, le vertige de puissance pourrait amener les grands pays du Brics à monopoliser les décisions. Nous l'avons vu avec la difficulté de choisir le siège. C'est, en définitive, la Chine qui l'a récupéré. (7) 

Notes : 

1.François Houtart http://www.cahiersdusocialisme.org/2014/01/08/cooperation... 

2.PepeEscobar http://www.elcorreo. eu.org / BRICS-contre-le-consensusdeWashington15 juillet20143.http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/07/16/les-bri... 

3.http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/07/16/les-bri... 

4.http://www.scmp.com/business/economy/article/1549975/worl... 

5.Lionel Pelisson http://www.courrierinternational.com/article/2014/07/14/l... 

6.http://alalumieredunouveaumonde.blogspot.com/2013/03/atte... 

7.C.E. Chitour http://www.legrandsoir.info/L-Avenement-des-pays-du-BRIC-... 

 

http://www.mondialisation.ca/la-banque-brics-operationnel...

15:56 Publié dans Actualités, Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : brics |  Facebook |

Un combattant de liberté afghan dans Donbass

Je vous adresse une interview d’un djihadiste afghan, combattant internationaliste aux côtés de l’Union des Républiques populaires de Novorussia (Nouvelle-Russie) contre la junte fasciste ukrainienne.

Alors que la notion de « jihad » est dévoyée par des bouchers fanatiques, obscurantistes et manipulés par l’Occident en Syrie, en Irak et ailleurs, il est particulièrement enthousiasmant d’entendre ce combattant afghan s’exprimer avec noblesse et clairvoyance sur la situation actuelle en Ukraine, où une junte fasciste soutenue par les Etats-Unis et leurs valets fait face à des « combattants de la liberté » locaux et patriotes soutenus par la Russie, ainsi que par des combattants internationalistes authentiques.

Une véritable leçon de géopolitique, d’histoire mais aussi de lucidité (on appréciera la référence à Conchita) et d’altruisme.

N’hésitez pas à la publier et à la diffuser.
Merci et bien à vous,
 
 

Ajoutée le 20 juil. 2014 par elektropostman

13 Juillet 2014
Un combattant de liberté afghan dans Donbass:
un poème d’amour et de courage

Gracieusement Traduit par Sayed Hasan

Et si l'on parlait de l'ouest de l'Ukraine...

13:35 Publié dans > Conflit | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ukraine |  Facebook |

L'Iran respecte sa promesse

Source: Belga Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif © afp.

L'Iran a dilué entièrement son problématique stock d'uranium enrichi à 20% et rempli ainsi les engagements pris dans l'accord intérimaire de novembre avec les grandes puissances, selon un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

L'AIEA, chargée de vérifier que Téhéran honore bien son contrat, fait tous les mois un point de la situation sur place à l'attention des grandes puissances. Le dernier document est diffusé alors que le Groupe des 5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, Grande-Bretagne, France et Allemagne) et l'Iran ont convenu vendredi soir de prolonger leurs discussions visant à mettre un terme à plus de 10 ans de conflit sur le programme nucléaire de la république islamique.

Même si les deux parties n'ont pas réussi à trouver un accord global dans les temps impartis -ils s'étaient fixés la date du 20 juillet-, ils ont estimé que les progrès réalisés ces derniers mois constituaient une base encourageante pour pouvoir peut-être s'entendre. La nouvelle date butoir est le 24 novembre.

Conformément au Plan d'action conjoint de Genève, l'Iran a donc dilué la moitié de son stock d'uranium enrichi à 20% dans de l'uranium enrichi à 5%. Le reste a été converti en oxyde d'uranium. Le pays n'a plus produit d'uranium moyennement enrichi depuis l'entrée en vigueur du plan, détaille l'agence des Nations-Unies, basée à Vienne.

Le procédé d'enrichissement à 20% est techniquement proche de celui qui permet d'enrichir au niveau nécessaire pour fabriquer la bombe atomique (90%).

Téhéran et les grandes puissances doivent reprendre leurs discussions dans les semaines à venir.

http://www.7sur7.be

10:39 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran, uranium |  Facebook |

lundi, 21 juillet 2014

Le ministère russe de la Défense publie des photos du crash du Boeing malaisien

 

Le ministère russe de la Défense publie des photos du crash du Boeing malaisien

Par La Voix de la Russie | Le ministère russe de la Défense a publié sur son site les photos du crash du Boeing 777 de Malaysia Airlines  qu'il avait présenté lors d'un point de presse.

Le site du ministère présente aussi des données photographiques fournies par le Système unifié de contrôle du trafic aérien (Centre de Rostov-sur-le-Don), une carte de déploiement des moyens de Défense antimissile des forces armées de l’Ukraine dans la région de Donetsk et les données statistiques sur le nombre de stations radar de défense antiaérienne des forces armées ukrainiennes dans la zone du crash.

Des photos prises par satellite présentant le déploiement de différents moyens de défense antimissile à différentes périodes de temps sont également fournies.
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_07_21/Le-ministere-russe-...