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dimanche, 29 mars 2015

Banque mondiale : Cuba est le pays au monde qui investit le plus dans l’éducation Salim Lamrani

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Selon l’institution internationale, aucun pays, y compris les plus riches, ne dédie une part aussi élevée de son budget national à l’éducation que Cuba. Les résultats sont exceptionnels.

 



Cuba est une référence mondiale pour l’éducation. C’est ce que vient de rappeler un rapport de la Banque mondiale qui classe Cuba au premier rang en ce qui concerne l’investissement dans le système éducatif pour la période 2009-2013. Avec près de 13% (12,8%) du PIB investi dans ce secteur, aucun autre pays au monde, y compris les plus développés, n’égale l’île de la Caraïbe, qui a fait de sa politique sociale un modèle pour les nations en voie de développement[1].

Le Timor Oriental et le Danemark complètent le podium mondial, avec respectivement 11,3% et 8,7% du PIB dédiés à l’éducation. En guise de comparaison, les Etats-Unis investissent à peine 5,4%, soit deux fois moins que Cuba, et le Canada 5,5%. En Europe, la France consacre 5,9% de son budget national à l’éducation, l’Allemagne – 5,1%, le Royaume-Uni- 6,2%, l’Italie – 4,5% et l’Espagne – 5%. Pour ce qui est du continent latino-américain, la Bolivie occupe le second rang derrière Cuba avec 7,6%. Le Brésil attribue 5,8% de son PIB à ce secteur alors que le Mexique et l’Argentine lui destinent respectivement 5,2% et 5,8%[2].

Ce n’est pas la première fois que la Banque mondiale fait l’éloge de Cuba dans ce domaine. Dans un autre rapport publié en 2014, l’organisme international rappelle que l’île dispose du meilleur système éducatif d’Amérique latine et de la Caraïbe, la seule ayant « des paramètres élevés, du fort talent académique, des rémunérations élevées ou du moins adéquates et de l’autonomie professionnelle élevée qui caractérisent les systèmes éducatifs les plus efficaces au monde, comme ceux de Finlande, de Singapour, de Shanghai (Chine), de la République de Corée, de la Suisse, des Pays-Bas et du Canada[3] ».

L’éducation – comme la santé, la culture ou le sport – a toujours été une priorité à Cuba et les résultats sont exceptionnels. Avec un taux d’alphabétisation de 99,8%, l’île dispose du taux d’illettrisme le plus bas du continent latino-américain, selon l’UNESCO, qui rappelle également que Cuba a le taux de scolarisation le plus élevé de l’Amérique latine avec 99,7% des enfants disposant d’une éducation gratuite. Un autre rapport de l’UNESCO portant sur l’éducation dans 13 pays d’Amérique latine classe Cuba en tête dans toutes les matières d’enseignement et note qu’un élève cubain dispose en moyenne de deux fois plus de connaissances et de compétences qu’un élève latino-américain[4].

La Banque mondiale, en faisant l’éloge du système éducatif cubain, rappelle d’une certaine manière que les politiques d’austérité et de démantèlement de l’Etat-providence qu’elle préconise sont en réalité préjudiciables à l’intérêt général. En faisant de l’éducation nationale une priorité, Cuba démontre aux yeux du monde qu’il est possible d’offrir à tous les citoyens un accès de haut niveau à la connaissance et à la formation. Les ressources limitées inhérentes à une nation du Tiers-monde et les sanctions économiques extrêmement sévères imposées par les Etats-Unis depuis plus d’un demi-siècle n’ont pas empêché l’île de la Caraïbe de se doter d’un système éducatif performant, rappelant ainsi que l’humain doit être placé au centre du projet sociétal.

Salim Lamrani

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Les médias face au défi de l’impartialité, Paris, Editions Estrella, 2013 et comporte une préface d’Eduardo Galeano.

Source : almayadeen.net

Contact : lamranisalim@yahoo.fr ; Salim.Lamrani@univ-reunion.fr

Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamra...

Notes :

[1] World Bank, « Public Spending on Education, Total (% of GDP)”, 2014. http://data.worldbank.org/indicator... (site consulté le 31 décembre 2014).

[2] Ibid.

[3] Barbara Bruns & Javier Luque, Profesores excelentes. Cómo mejorar el aprendizaje en América Latina y el Caribe, Washington, Banco Mundial, 2014. http://www.bancomundial.org/content... (site consulté le 30 août 2014).

[4] Salim Lamrani, Cuba : les médias face au défi de l’impartialité, Paris, Estrella, 2013, p. 38.

 

http://www.michelcollon.info

Le Yemen brûle, la Russie nouveau pompier du monde réagit..

 

     

 

Nous n’entendons pas la voix « humanitaire » courroucée de BHL pour dénoncer les bombardement de la population Yéménite. Nous n’entendons pas nos zélus s’élever contre ce massacre, pire ils sont d’accord, et sont aux côté des Saoudiens, avec la bénédiction du prix Nobel de la paix guerre. Pas d’argent pour redresser la France, mais des millions pour aller tuer. Il se pourrait bien que cette fois, il n’y ait pas de blanc-seing pour les agresseurs. C’est par le Yemen que transite les hydrocarbures via le détroit de Bab-el-Mandel, encore un « trésor » à s’approprier?.. Pas de « charlie » pour crier STOP!!??.

 

 

Ils étaient des centaines de milliers de yéménites à défiler dans les rues de Sanaa pour manifester leur colère contre l’agression de la coalition formée par plusieurs proxies israélo-étatsuniens sous la direction de l’Arabie Saoudite et avec le soutien habituel des pays tels que la France et la Grande Bretagne qui ont annoncé, ce jeudi, « se tenir aux côtés de l’Arabie Saoudite ». Les Etats-Unis, comme à leur habitude, avaient déjà évacué leurs forces spéciales et leurs ressortissants, laissant les arabes s’étriper entre eux, tout en attisant le feu depuis Washington.

 

 

 

« Nous nous tenons aux côtés de nos partenaires, pour ramener au pouvoir le gouvernement de Sanaa », affirme un communiqué de l’Elysée, ce jeudi. Comme d’habitude, la France ne met aucune nuance dans ses déclarations belliqueuses. Dès lors qu’il s’agit de guerroyer, elle fonce tête baissée. On a vu ce que ça a donné ces 75 dernières années. Londres aussi apporte son soutien ferme à l’offensive de l’Arabie Saoudite mais, à la différence de Paris, se ménage des portes de sortie en donnant une petite chance à la diplomatie, en appelant au dialogue inter-yéménite.

 

Les bombardements saoudiens prétendent reproduire les agressions contre l’Irak et la Libye, c’est-à-dire en se passant de l’autorisation de l’ONU. Pourquoi se gêner, puisque cela avait déjà fonctionné par le passé ? Mais autres temps, autres mœurs. Cette fois la Russie ne semble pas vouloir observer les futurs massacres sans rien dire.

 

Le ministère russe des Affaires étrangères a déjà demandé l’arrêt immédiat de toute intervention militaire, au Yémen. Pour mieux se faire entendre sans doute, la Russie envoie des navires de guerre sur place. Selon Reuters, des navires russes se dirigent, actuellement, vers le détroit de Bab el-Mandeb.

 

Quelle serait la nature d’une éventuelle intervention russe pour arrêter les hostilités militaires ? Si l’on transpose ce qui s’est passé en Ukraine, la première action sera de faire cesser le bombardement de civils par l’aviation saoudienne en instaurant de fait une zone d’exclusion aérienne avec une défense antiaérienne efficace. Deux chasseurs saoudiens ont déjà été abattus par la DCA de l’armée yéménite, selon la chaîne Al-Mayadeen. Si, à chaque sortie, l’Arabie Saoudite perdait un ou deux appareils, les raids se feront de plus en plus rares. Le royaume a peut-être assez de milliards pour acheter autant d’avions qu’il veut, mais les pilotes ne se forment pas en un jour. L’intervention des coalisés ne pouvant, dans un premier temps, être qu’aérienne, à la mode américaine, elle n’irait pas bien loin si une zone d’exclusion aérienne était instituée. A moins de rappeler tous les Daeshiens d’Irak et de Syrie au Yémen, l’Arabie Saoudite et ses maîtres risquent un revers de plus dans ce pays.

 

Auteur AVIC pour Réseau-International

 

Voir:

 

Les forces américaines ont récupéré deux pilotes saoudiens, le roi d’Arabie remercie Obama (Romandie-news)

http://lesmoutonsenrages.fr

11:45 Publié dans # Conflits | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : yemen, russie |  Facebook |

La Grèce a le choix entre traitement de choc ou sortie de l’euro

 

Aurélien Véron.

 

Aurélien Véron. (Crédits : Reuters)

 

L’austérité, c’est faire souffrir le peuple inutilement au profit des banques . On créé à partir de Rien tout l’argent nécessaire pour les banques, mais pas pour le peuple, ni pour son bien etre . La compétitivité, ce n’est pas saigner le peuple, c’est innover . Si TSIPRAS ne sort pas de l’Euro et applique « un traitement de choc » voulu par l’oligarchie Européenne, il aura trahi son peuple , ce qu’il a déjà fait en tapant dans les pensions des retraités et les services public pour rembourser la si « détestée » Troïka , et ce sera la porte ouverte à l’extrême droite Européenne : c’est peut etre ce que veulent certains afin de pouvoir rassembler autour de cette menace. Z .

 

Il y a peu de chance que la Grèce rembourse sa dette. Les différents gouvernements n’ont pas appliqué, comme en Irlande, la politique qui aurait pu permettre de renouer avec une croissance durable. Pire, celui d’Alexis Tsipras a engagé un bras de fer dangereux avec Berlin et Bruxelles qui ne peut qu’aggraver la situation de la république hellénique. Par Aurélien Véron, président du Parti libéral démocrate (PLD).

 

La Grèce ne remboursera pas sa dette. Même si elle le voulait, elle en serait bien incapable. Pourtant, elle ne lui coûte pas bien cher. La plupart des institutions prêtent à la Grèce à des taux très bas, voire nuls, ce qui maintient le poids de ses intérêts proche de celui de la France. Huit euros sur dix sont aux mains d’institutions publiques comme le FMI, la BCE ou le mécanisme européen de stabilité (MES) depuis qu’elle a bénéficié d’une aide de 347 milliards d’euros, deux prêts de 110 et 130 milliards et un effacement de dette de 107 milliards. Cela représente l’équivalent d’une fois et demi son PIB ou de 31.000 euros par Grec. A l’échelle de la France, cela représente plus de 3.000 milliards d’euros. Son endettement est remonté à 175% du PIB, car son addiction aux déficits n’a pas été soignée. L’économie grecque est restée plombée par une dépense publique excessive et une économie archaïque. Ce pays n’a toujours pas admis la réalité.

 

Tous les gouvernements grecs ont menti

 

Les gouvernements grecs nous ont tous menti bien avant même de rentrer dans l’euro. Entre 1997 et 1999, la Grèce trafique déjà les chiffres. Son déficit n’est pas tombé de 4% à 1,8%, sous la barre fatidique des 3%, mais de 6,6% à 3,4% grâce à une comptabilisation inventive des commandes d’armement et à des excédents surestimés des caisses d’assurance sociale. A la manœuvre, la banque américaine Goldman Sachs. Nous la retrouvons en 2001, juste après la rentrée d’Athènes dans l’euro, en train d’aider le gouvernement grec à emprunter des milliards sans rentrer dans le radar des autorités européennes. Pendant dix ans, la Grèce emprunte aux taux allemands.

 

Mais au lieu d’en profiter pour adapter son économie à la mondialisation, elle embauche des fonctionnaires et construit des infrastructures vides. Elle dépense 20 milliards d’euros pour les Jeux Olympiques de 2004 dont il ne reste pas grand-chose. Début novembre 2009, une équipe de Goldman Sachs propose à nouveau à Athènes un montage pour repousser à un avenir lointain le poids de la dette sociale. Il n’a pas été retenu cette fois. Trois mois après, la crise grecque menaçait de faire exploser l’euro. Qui a encore envie de faire confiance à un pays aussi irresponsable avec les chiffres… et l’argent du contribuable européen ?

 

L’Irlande, elle, a eu une croissance de 4,8% en 2014

 

L’arrivée du gouvernement d’Alexis Tsipras devait changer la donne. Nous avons surtout eu droit à un renforcement de l’addiction à la dépense publique. Quant aux mesures, elles sont toutes à l’opposé des préconisations faites par les pays tirés d’affaire : gel des privatisations en cours, limitation des licenciements collectifs, hausse du salaire minimum, etc. Egalement au bord de la faillite il y a cinq ans, l’Irlande a au contraire choisi la thérapie de choc pour retrouver une économie agile. Résultat, le tigre celtique rugit à nouveau avec une croissance de 4,8% en 2014.

 

Mais la Grèce préfère l’anti-jeu, forçant l’Allemagne à engager un bras de fer infernal avec son gouvernement pour lui faire comprendre qu’il doit respecter les engagements pris par les gouvernements antérieurs conformément aux règles de l’Union européenne. Après avoir failli oublier d’envoyer son programme officiel de réformes en temps et en heure à l’Eurogroupe – prétextant la perte du courrier officiel par la Poste -, la Grèce a transmis en urgence un texte flou, sans aucun chiffre, écrit sur un coin de table.

 

 Menace d’une ouverture des frontières à l’immigration

 

Le ministre des Finances Yanis Varoufakis, l’homme qui tient le budget de la Grèce, n’a cessé de jouer, de mentir et d’insulter ses partenaires, en particulier les Allemands. Depuis qu’il est au gouvernement, il ne cesse d’envoyer des messages tantôt railleurs, tantôt insultants aux Allemands. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schauble, ne peut tellement plus voir son homologue grec que les réunions se font à distance. Les Grecs reviennent aussi sur le conflit de la Seconde guerre mondiale, et exigent des réparations fantasques, brandissant des menaces tout aussi grotesques.

 

Pans Kamménos, le ministre de la Défense grec, a ainsi proposé le 9 mars d’ouvrir les frontières à l’immigration et de « détourner vers l’Allemagne le flot de réfugiés et de demandeurs d’asile », ajoutant « et tant mieux si, parmi ces migrants, se trouvent des djihadistes de l’État islamique. » Le 11 mars, c’est au tour du ministre grec de la Justice, Nikos Paraskevopoulos, de suggérer la saisie des biens immobiliers allemands à Athènes, en particulier l’Institut Goethe et l’Institut d’archéologie. Athènes prend avec autant de légèreté l’Union européenne. Très récemment, les Allemands ont même découvert que les retraites des Grecs étaient supérieures aux leurs… payées notamment avec leur argent.

 

 On ne fait pas décoller une économie en faisant payer beaucoup d’impôts

 

La première priorité du gouvernement grec, c’est la lutte contre la fraude fiscale. Mauvais pari, personne n’a envie de financer ces incapables, pas plus les Grecs que les Européens. Et nous sommes bien placés en France pour savoir que ce n’est pas en faisant payer beaucoup d’impôts aux contribuables qu’une économie décolle, bien au contraire. L’enjeu pour ce pays, c’est de simplifier massivement les réglementations du travail et la fiscalité – flat tax -, de trancher dans les bureaucraties pléthoriques surtout occupées à récolter de l’argent auprès des citoyens et des entreprises grecs dans un univers de corruption généralisée.

 

La Grèce a tout de même réussi une prouesse, faire rire les technocrates de Bruxelles avec sa proposition de faire des touristes des espions du fisc. Après tout, Arsitophane a bien fait de la Grèce le berceau de la comédie il y a presque 2000 ans.

 

Passer de l’Ouzo à la Guinness

 

Athènes se trouve devant une alternative. Basculer d’elle-même de l’ouzo à la fameuse bière pour avoir le courage de s’appliquer le traitement de choc de l’Irlande. Ou être sortie de la zone euro par une Allemagne qui commence à voir dans l’euro une source inépuisable d’ennuis. Compte tenu du comportement vicieux du gouvernement grec, le scénario du retour à la vertu est de plus en plus improbable. Et sa dette ? Nous savons déjà qu’elle ne remboursera pas.

 

http://www.latribune.fr/opinions/la-grece-a-le-choix-entr...

https://resistanceauthentique.wordpress.com

Les banques européennes ont-elles des problèmes de liquidité ?

 

 

Voici à quoi on voit que les banques sont en FAILLITE : tout ceci n’est pas normal, cette politique monétaire est historiquement anormale ! Les banques se jettent sur les TLTRO qu’il a fallu augmenter, il a fallu lancer une planche à billet Européenne : il y a un GROS soucis ;

En France par exemple, c’est la chasse au Cash (paiement de plus de 1000 e interdits) , et le cash est tellement prisé en ce moment, que dans certains pays en difficulté on demande des paiement Cash :

Témoignage : « Je viens de passer un mois en Italie. J’ai trouvé épatant le nombre de personnes qui m’ont demandé de les régler en liquide. Même dans les hôtels, on vous demande désormais de payer des factures de plus de 1.000 euros en liquide. Et on se demande pourquoi ces pays sont toujours ceux qui se retrouvent en difficulté. » 

Z

 

Pourquoi les banques européennes ont-elles besoin d’autant de liquidités ? Le QE de la BCE tourne à plein régime et devrait sans peine atteindre les 60 milliards d’euros par mois. On pouvait s’interroger, au début, sur la réussite du plan d’assouplissement quantitatif lancé par Mario Draghi étant donné qu’il consiste à acquérir des produits déjà très demandés, et dont les banques ont besoin pour répondre aux ratios prudentiels, en l’occurrence des obligations souveraines. Mais non, le programme d’achat de la Banque Centrale Européenne remplit ses objectifs (26,3 milliards d’euros dans les dix premiers jours). Et voici autant d’argent frais qui tombe dans les caisses des banques.

Mais cela ne leur suffit pas : la BCE propose également tous les trimestres des prêts à 4 ans sans limitation de montant, les TLTRO (Targeted long-term refinancing operation), et la dernière allocation a rencontré un franc succès avec 98 milliards d’euros quand les analystes en attendaient 40. 143 banques en ont profité. Ces prêts sont très bon marché, et la BCE a décidé de ramener leur taux de 0,15% à 0,05% (de l’argent quasiment gratuit !), cependant cette baisse ne peut expliquer à elle seule le succès de cette opération de mars 2015. Les deux premiers TLTRO (septembre et décembre 2014) avaient totalisé 212 milliards d’euros, cinq autres opérations sont prévues tous les trimestres d’ici juin 2016. Et voici encore des montagnes d’argent frais qui se déversent dans les banques européennes.

Pourquoi les banques veulent-elle autant de cash alors qu’elles n’en ont pas véritablement besoin puisque que le crédit ne repart pas ? Est-ce pour jouer sur les marchés ? Certes, les bourses se portent très bien et progressent nettement depuis l’annonce du QE par Mario Draghi, mais cette explication ne suffit pas. Alors posons la question : les banques auraient-elles des problèmes de liquidité ? Plusieurs faillites bancaires ont eu lieu récemment, quatre en l’espace de deux semaines (Autriche, Allemagne, Andorre, Espagne), comme nous l’avons dit la semaine dernière, ce qui fait beaucoup. D’autres sont-elles sur le point de survenir ?

Aux Etats-Unis, manifestement on se pose aussi des questions puisque la Fed exprime son inquiétude concernant plusieurs banques européennes. De par la loi, les grandes banques actives sur le territoire américain sont tenues de communiquer chaque année un « plan de résolution » censé permettre de gérer leur éventuelle faillite sans avoir recours à des fonds publics, et ceux de BNP Paribas, Royal Bank of Scotland et HSBC ne donnent pas satisfaction. La Fed pointe des « lacunes spécifiques », « des assomptions irréalistes » sur le comportement des clients et des investisseurs ainsi que des « analyses inadéquates » sur l’interconnexion entre les différents établissements financiers. Des accusations plutôt inquiétantes.

Les primes de risque ont disparu des marchés, avec l’écrasement des taux sur quasiment tous les compartiments (la dette italienne à 10 ans, notée BBB-, à moins de 1,5% par exemple), mais le risque, lui, n’a pas disparu : il se trouve désormais dans le bilan des banques. Cette appétence pour les liquidités ne manque pas d’inquiéter.

https://www.goldbroker.fr/actualites/banques-europeennes-...

 https://resistanceauthentique.wordpress.com

Les Etats-Unis noyés dans le pétrole ?

 

Alors que la production pétrolière américaine n’a toujours pas ralenti, la tension monte aux Etats-Unis. La réglementation américaine ne permettant pas une libre exportation du pétrole brut et les raffineries n’ayant pas la capacité à traiter la totalité du pétrole produit, l’offre d’or noir est aujourd’hui bien supérieure à la demande.

En conséquence, les prix du marché physique ne cessent de baisser, et les stocks de pétrole augmentent de semaine en semaine. De plus la baisse des prix sur le court terme étant plus importante que sur les échéances plus lointaines, la situation permet aux compagnies qui disposent de capacités de stockage de s’assurer un gain sans risque en achetant le pétrole aujourd’hui et en le revendant immédiatement à terme. Le gain généré étant aujourd’hui supérieur au coût du stockage, de plus en plus d’intervenants réalisent ces opérations et le stockage s’accélère encore.

A tel point qu’aujourd’hui, certains s’inquiètent de voir les capacités de stockage américaines submergées par la production du pays. A Cushing notamment, plus gros point de stockage des Etats-Unis, les cuves ne cessent de se remplir. Depuis septembre, où le terminal était au quart plein et comptait quelques 19 millions de barils de stock, le flux n’a pas cessé, les stocks augmentant tous les mois. Le rythme s’est même accéléré depuis le début de l’année, avec une augmentation des stocks de plus de 2 millions de barils par semaine. A présent, le point de livraison compte plus de 54 millions de barils, et est rempli à plus de 67%, selon la dernière publication de l’agence américaine à l’énergie (EIA). Au niveau national, les capacités sont remplies à plus de 60%.

Mars2015-Pétrole1

Si la situation perdure, la conséquence pourrait être un effondrement des prix du pétrole, les producteurs étant obligés de brader leur production pour ne pas se retrouver « noyés » dans l’or noir. C’est ce qui fait dire à Edward Morse, responsable de la recherche de Barclays sur les énergies, que le pétrole pourrait descendre à 20$ le baril dans les semaines à venir.Mais il faut comparer ce qui est comparable. La capacité de stockage commerciale totale aux Etats-Unis calculée par l’EIA est de 630 millions de barils, répartis entre les parcs de stockage (« tank farms ») et les raffineries. Si l’on exclut les espaces réservés pour les opérations de maintenance, les espaces considérés comme inutilisables (parties situées sous la ligne de pompage et susceptible de contenir de l’eau ou des sédiments) et les espaces de sécurité (espace conservé en haut de cuve pour pouvoir gérer les surcapacités sans danger), l’espace de stockage disponible est d’environ 520 millions de barils.
Mars2015-Pétrole2

Ainsi, avec un stock annoncé à 458 millions de barils par l’EIA au 13 mars, il ne resterait plus que 62 millions de barils de capacité. Avec un rythme conforme à l’augmentation des stocks de près de 10 millions de barils que l’on a connu la semaine dernière, les réservoirs seraient donc complètement pleins… d’ici la fin du mois d’avril !

Effondrement des cours de l’or noir en vue, donc ? Pas si sûr… Car là comme ailleurs, il ne faut pas oublier de lire les petites lignes en bas de page. Ainsi, l’EIA précise en note dans ses publications hebdomadaires : « les stocks incluent les stocks nationaux et étrangers ayant passé la douane en route pour les raffineries, cheminant dans les pipelines, et détenus sur les sites de forage ». Cela pourrait, aux dires même de l’administration américaine, représenter plus d’une centaine de million de barils ! Rob Merriam, responsable des statistiques pétrolière à l’EIA estime ainsi « qu’une fois corrigé de ces facteurs, nous sommes à environ 60% de la capacité de stockage totale ».

Avec 100 millions de barils de capacité supplémentaires, au rythme actuel de constitution des stocks, il nous resterait encore plus de 5 mois avant de toucher le haut des réservoirs, soit jusqu’à la mi-août. Or, entre temps, la consommation devrait repartir. En effet, la consommation américaine de pétrole a déjà commencé à se reprendre avec la baisse des prix à la pompe. De plus, les opérations de maintenance des raffineries touchent à leur fin, ce qui devrait augmenter leur demande de produits bruts. Enfin, la summer driving season, période où les américains roulent le plus, commence dans deux mois, alors que la production en Alaska connait un recul saisonnier à cette période. Si l’on ajoute à cela que la production de pétrole de schiste devrait, selon nous, commencer à reculer à compter du mois de mai, il est très probable qu’on ne franchisse pas la ligne de flottaison des toits des réservoirs pétroliers…

Mars2015-Pétrole3

Cela ne veut pas dire pour autant que, lorsque les journaux se feront écho du remplissage des capacités de stockage, le pétrole ne baissera pas… Cela pourrait alors fournir une opportunité d’achat à bon compte…

http://leseconoclastes.fr/2015/03/les-etats-unis-noyes-da...

https://resistanceauthentique.wordpress.com

11:39 Publié dans # Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : us, pétrole |  Facebook |

Poutine a percé à jour les plans occidentaux de déstabilisation en Russie

 

 

Poutine a percé à jour les plans occidentaux de déstabilisation en Russie

Les services secrets étrangers ne cessent d’utiliser à leurs fins les ONG et les associations politisées, a déclaré le président russe Vladimir Poutine lors d’une réunion du FSB (les services de renseignements intérieurs russes), écrit vendredi 27 mars le quotidien RBC.

Selon le chef de l’État, ces tentatives visent à discréditer les autorités russes et déstabiliser la situation dans le pays.

Selon les informations du président, les services de renseignements étrangers planifieraient des actions pour les législatives et la présidentielle en Russie en 2016 et 2018.Vladimir Poutine a jugé efficace le travail des services russes de contrespionnage, qui ont neutralisé en 2014 l’activité de 52 fonctionnaires et de 290 agents étrangers.

Le président a affirmé que les autorités étaient prêtes à dialoguer avec l’opposition et à écouter une critique substantielle. Il a ajouté toutefois qu’il était « inutile d’engager la discussion avec ceux qui travaillent sous les ordres de forces extérieures, dans l’intérêt de pays étrangers et non du leur ». Le chef de l’État a souligné que les autorités continueraient de « suivre de près la présence de sources de financement étrangères des ONG et comparer leurs objectifs statutaires avec leur travail pratique ». Et d’ajouter que « toute infraction devait être prévenue ».

Revenant sur l’aggravation de la situation internationale l’an dernier, y compris à cause de la crise en Ukraine, Poutine a déclaré que les partenaires étrangers utilisaient toutes les méthodes possibles pour freiner la Russie. « Pour freiner la Russie, on utilise tout un ensemble de moyens: des tentatives d’isolement politique et de pression économique jusqu’à une vaste guerre médiatique et aux instruments des renseignements », déclare le président russe. Personne n’arrivera à intimider ou à faire pression sur la Russie, met en garde le président. « Nous avons et aurons toujours une réponse adéquate à toutes les menaces extérieures et intérieures à la sécurité nationale », conclut-il.

 

Les infos dont on parle peu n°87 (28 mars 2015)

Yemen : les pays arabes sunnites s’allient aux USA pour écraser la rébellion chiite

 

Les bombardements saoudiens tuent 12 civils le premier jour sans que cela n’émeuve les spécialistes de la pleurniche.
Selon le Réseau Voltaire : « Bien que demandée par le président Hadi, l’intervention de l’Arabie saoudite et de ses alliés est illégale en droit international et constitue une agression. l’intervention de l’Arabie saoudite n’a guère de sens si elle ne se poursuit pas au sol. Mais on imagine mal une invasion, après la défaite saoudienne de 2009. »

Ci-dessous les premières images de l’agression saoudienne.

jeudi, 26 mars 2015

Irak: les enfants soldats de l’État islamique

En plus de se servir de gamins pour faire la guerre, l’Etat Islamique se sert des enfants de ses ennemis comme chair à canon…

 


IRAK - Les enfants soldats de l’État islamique... par france24

[Enorme] L’Union Européenne en campagne contre “la propagande russe”…

 

Ils sont quand même énormes…

Je rappelle que la “propagande”, c’est principalement cette masse de (des)information qui s’abat sur la population d’un pays par le biais de ses médias grands publics.

Et que, nos systèmes médiatiques étant ce qu’ils sont, il y a ainsi une propagande dans chaque pays, qui va la plupart du temps dans le sens du gouvernement (je vous renvoie aux travaux de Noam Chomsky).

Donc il y a évidemment une propagande russe, mais elle s’exerce surtout en Russie, sur la population russe.

Donc il y a aussi une propagande américaine, mais elle s’exerce surtout aux USA, sur la population américaine.

Donc il y a aussi une propagande péruvienne, mais elle s’exerce surtout au Pérou, sur la population péruvienne. etc.

Bref, si on croit un minimum à la Démocratie, tout un chacun se doit donc de dénoncer la propagande de SON propre pays (ce qui n’est jamais indolore…).

Il est donc piquant de voir la réaction courroucée de nos dirigeants dont les belles narratives sont facilement démontées sur Internet. Mais pour l’instant – et ça durera surement – seule une minorité de la population s’y intéresse, la masse est toujours bercée par TF1-Le Monde-France Inter…

Donc je vois mal comment les pôvres Français pourraient être intoxiqués par de la “propagande russe”, vu que peu de Français vont consulter des médias russes, me semble-t-il.

Mais on aura compris que, bien plus que les occasionnelles déformations de la propagande russe, ce qui effraient nos dirigeants, et qu’ils voudraient abattre, c’est bien la contradiction, voire parfois le simple affichage d’une réalité… Car ils ont, à cause d’Internet, (et pour l’instant) perdu le monopole de l’information…

Plan d’action européen contre la désinformation russe


Le chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini

L’Union européenne va préparer d’ici à juin un “plan d’action” médiatique pour contrecarrer les “campagnes de désinformation de la Russie” sur le conflit en Ukraine, selon le projet de conclusions du sommet européen prévu jeudi et vendredi à Bruxelles.

Les chefs d’État et de gouvernement doivent selon ce texte demander à la représentante de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, de préparer un mécanisme de contre-propagande, en commençant par “la mise en place d’une équipe de communication”, un “premier pas” en ce sens.

“Désinformation de la Russie”
“Le Conseil européen souligne la nécessité de contrer les campagnes de désinformation en cours de la Russie et invitent” Mme Mogherini “en coopération avec les États membres et les institutions de l’UE, à préparer d’ici à juin un plan d’action de communication stratégique pour soutenir la liberté de la presse”, selon le texte que doivent adopter les chefs d’Etat.

“Veille de médias russes”
L’idée est de “monter une équipe à Bruxelles pour faire une veille des médias russes, repérer les mensonges flagrants, identifier quelles vérités y opposer et informer les États membres pour qu’ils agissent”, a précisé une source européenne. “L’accent doit être surtout mis sur les pays du Partenariat oriental” (Ukraine, Moldavie, Belarus, Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan), où le public russophone est jugé le plus exposé à la diffusion des thèses de Moscou, a-t-elle ajouté.

Contre-propagande
Ce projet de contre-propagande était évoqué depuis des mois au sein de l’UE, face à la guerre médiatique déclenchée par la Russie autour de la crise ukrainienne, grâce notamment à ses chaines publiques multilingues diffusant à l’étranger. La Lettonie, qui préside actuellement l’UE et abrite, comme les autres pays baltes, une importante minorité russophone, avait notamment évoqué la création d’une chaîne européenne pour lutter contre la désinformation.

“Annexion illégale” de la Crimée
La couverture par les médias russes du premier anniversaire du “retour” de la Crimée dans le giron russe, via un référendum controversé qui a permis de justifier son annexion par la Russie, est l’un des derniers épisodes de cette bataille de l’information. Les Occidentaux ne reconnaissent pas cette annexion qu’ils jugent “illégale”.

Source : 7sur7.be, le 17 mars 2015.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter ICI le rapport du Conseil Européen parlant de cela.


L’Union européenne prépare un plan d’action pour contrer la « désinformation » des médias Russes

Une fuite révèle que les dirigeants Européens sont déterminés à contrer ce qu’ils considèrent comme des campagnes de désinformation et ils donnent trois mois au chef de la politique étrangère de l’UE pour présenter des idées sur la façon de faire.

Reuters à obtenu un brouillon de propositions pour qu’un sommet de l’UE ait lieu le 19 et le 20 mars.

Selon la proposition, Frederica Mogherini, le Haut représentant aux affaires étrangères de la Commission européenne, devra rendre dans trois mois un plan d’action en faveur de la liberté médiatique

«Le Conseil européen souligne le besoin de remettre en question les campagnes actuelles de désinformation et invite le Haut représentant … à préparer d’ici au Conseil Européen de juin, un plan d’action sur une communication stratégique en soutien à la liberté des médias et aux valeurs de l’UE», dit le brouillon.

«il accueille avec bienveillance la mise en place d’une équipe de communication comme la première étape à cet égard», poursuit-il.

L’article de Reuters sur le sujet, mentionne spécifiquement RT, comme exemple d’organe de presse financé par le gouvernement Russe «étendant de manière constante leurs opérations».

L’organe de presse à aussi cité un diplomate non identifié, qui a déclaré qu’il y avait «une inquiétude croissante avec la propagande Russe et elle devient maintenant, importante ».

Les proclamations de l’Occident au sujet de la liberté d’expression vont à l’encontre de leurs actes, a dit à RT Alexander Mercouris, un analyste en affaires internationales basée à Londres.

«L’Occident à toujours affirmé qu’il ne fait pas de propagande, qu’il croit en la liberté d’expression et dans l’échange libre des opinions. Malgré tout nous y sommes, l’Occident met en place ce qui, dans l’intention et les objectifs, ressemble à une chaîne de propagande pour émettre le point de vue occidental sur la Russie. Ils disent donc une chose tout en faisant le contraire», a-t-il dit.

Alors que les médias occidentaux «parlent d’une seule voix et disent des choses que de nombreuses personnes en Occident trouvent difficiles à accepter», les gens cherchent des canaux d’information alternatifs, «qu’ils considèrent comme fiables et objectifs et celui qu’ils ont trouvé est RT», à dit Mercouris.

En savoir plus (en anglais) De plus en plus de responsables de médias considèrent RTcomme un défi majeur et veulent entrer en compétition.

En essayant de trouver une parade à la voix russe de plus en plus audible au sein des organes médiatiques internationaux, l’Union européenne met apparemment ses pas dans ceux des États-Unis.

Le BBG, Broadcasting Board of Governors (le bureau des gouverneurs en charge des diffusions, NdT), une agence bi-partisane [Démocrates et Républicains, main dans la main, NdT] qui supervise les médias soutenus par le gouvernement, a proposé de mettre en place une chaîne en langue russe «afin que les États-Unis puissent défier Russia Today (RT)»en août 2014.

En janvier de cette année, Andrew Lack, nouvellement nommé chef du BBG états-unien, avait cité RT comme étant une des plus importants défis de l’agence. Le fait que les deux autres défis sur sa liste étaient l’EI et Boko Haram à mis le fonctionnaire en difficulté avec les journalistes et la communauté des droits de l’homme.

En savoir plus (en anglais) Un ancien membre du BBG déclare: Les organes d’information ne devraient jamais être comparés aux terroristes.

Le Secrétaire d’État John Kerry à récemment demandé aux législateurs états-uniens plus d’argent pour des programmes de propagande et de promotion de la démocratie de par le monde.

«Russia Today peut être vu en anglais, avons-nous un équivalent qui puisse être entendu en Russie? C’est une proposition coûteuse. Ils dépensent de grosses sommes d’argent», a dit Kerry.

Des sommes énormes d’argent, prétendument dépensées pour une diffusion internationale, sont souvent mentionnées par les politiciens occidentaux. Le représentant Ed Royce (R-CA) a récemment estimé que RT coûtait $500 millions.

En savoir plus (en anglais) Pour la propagande et la promotion de la démocratie, le Département d’État cherche le budget pour contrer RT.

En réalité, le budget de RT pour 2015 est la moitié de la somme citée par Royce, $225 millions, selon le taux de change actuel 13,85 milliards de roubles. En comparaison, le média du gouvernement états-unien reçoit $721 millions. Le service international de la BBC, qui en janvier s’est plaint de ce que RT «gagne la guerre de l’information», reçoit $375 millions par an.


Image par RT
Tout le monde n’est pas d’accord sur le fait que la popularité d’un organe médiatique dépend de l’importance des financement qu’il reçoit.

«Je pense que le problème qu’ont les États-Unis c’est qu’ils ont un budget publicitaire illimité, mais que le produit qu’ils vendent n’est pas très attirant depuis l’étranger, à dit à RT Daniel McAdams, le Directeur Exécutif du Ron Paul Institute. Les gens sont fatigués de l’interventionnisme états-unien; ils sont fatigués de l’exceptionnalisme états-unien; ils sont fatigués de ce que les États-Unis bombardent leur pays. Si vous êtes Somalien, vous vous moquez d’écouter un programme de radio venant des États-Unis, vous voulez seulement que les États-Unis cessent de vous bombarder.»

En savoir plus (en anglais) Edward Lucas suggère d’utiliser les méthodes du KGB contre RT

Même Edward Lucas, l’écrivain senior du magazine The Economist, qui est un des plus féroces critiques de RT, reconnaît que sa popularité est due à la nécessité d’un point de vue différent de celui offert par les médias occidentaux.

«Pourquoi les gens regardent-ils RT avec une telle avidité? Parce qu’ils pensent que les médias de masse ne leur disent pas la vérité et ils en ont marre de l’élite politique dans nos pays», a t-il remarqué.

Source : Russia Today, traduit par Lionel, pour le Saker Francophone,

via source

http://www.brujitafr.fr

Bachar el-Assad interviewé par la télévision portugaise !!!


Bachar el-Assad interviewé par la télévision... par ERTV

Attentat terroriste à Tunis : refus de la Tunisie de construire une base US

 

 
 
L'attentat récent contre la République tunisienne a choqué beaucoup de monde. Aussi bien à l'intérieur du pays, qu'au-delà de ses frontières. Tout d'abord car n'importe quel attentat terroriste ne peut laisser des personnes normales indifférentes.

D'autre part car la Tunisie est un pays reconnu dans le monde comme une destination touristique privilégiée, avec une population réellement accueillante. Un peuple qui a réussi parfaitement à rallier les traditions et la modernité. Sans oublier également que la Tunisie possède dans la région l'un des taux les plus élevés en ce qui concerne les diplômés de l'enseignement supérieur.


© AP Photo/ Hassene Dridi

Pourtant, l'extrémisme peut frapper à tout moment n'importe quel pays. La Tunisie n'en a pas été elle aussi épargnée. L'extrémisme salafiste en Afrique du Nord commence, à l'instar du Moyen-Orient, à atteindre des niveaux très inquiétants, surtout depuis l'intervention de l'OTAN contre la Jamahiriya libyenne de feu Mouammar Kadhafi.

Et après l'Irak, après la Syrie, le Yémen, on voit aujourd'hui le résultat du chaos « Made in USA » en Afrique du Nord. Massacre barbare des chrétiens coptes égyptiens en Libye par l'EI local. Maintenant ce fut au tour de la Tunisie d'être attaquée. Mais mis à part un développement de l'extrémisme « religieux » évident dans la région, est-ce la seule « raison » qui aurait pu servir de « prétexte » de frapper la Tunisie?

On est en droit de se poser cette question. Le mois dernier, plusieurs médias tunisiens et étrangers (notamment la chaîne iranienne d'information internationale en langue anglaise Press TV) ont relayé l'information selon laquelle l'ambassadeur étasunien en poste à Tunis, Jacob Walles, a demandé au président tunisien, Béji Caïd Essebsi, la construction d'une base américaine sur le territoire tunisien. Une « demande » à laquelle le leader tunisien, connu pour des positions patriotiques, aurait vivement réagi en expulsant l'ambassadeur US du palais présidentiel.

Plus que cela et toujours selon les mêmes sources, le président de la Tunisie aurait refusé dans la foulée un entretien téléphonique avec Barack Obama. Un coup vraisemblablement sérieux porté aux plans & visées des USA pour la région. Car et il ne faut pas l'oublier, les Etats-Unis, à l'heure où leur domination sur le monde a été tout simplement et fortement remise en doute par la Russie, la Chine, les pays BRICS et tous les partisans du monde multipolaire actuel, recherchent depuis par tous les moyens l'asservissement pure et simple de tous ceux qui ne seraient pas en intégralité sous leur diktat. L'Afrique, tout le comme le Moyen-Orient, fait partie intégrante de ces plans malsains.


© AFP 2015. Salah Habibi

D'autre part, on se souvient tous de l'instrumentalisation des extrémistes islamistes par les USA dans différents pays. Un temps ce fut en Afghanistan. Un temps l'Irak. Puis la Libye et la Syrie. Pour revenir justement à la Libye et après l'assassinat du grand leader panafricaniste Kadhafi, abattu par des extrémistes et racistes ouvertement soutenus par l'OTAN, les mêmes salafistes sont allés à assassiner leur « ami » d'hier, l'un des principaux coordonnateur du chaos libyen, en l'occurrence l'ambassadeur étasunien Stevenson (c'était en septembre 2012). Ce dernier et on s'en souvient avait posé « fièrement » durant une « séance photo » devant le cadavre de Mouammar Kadhafi pour ensuite finir lui-même massacré et dont le cadavre avait été trainé d'une façon totalement humiliante par les mêmes criminels, ayant assassiné le leader de la Jamahiriya.

Selon bon nombre de spécialistes russes et étrangers avec lesquels on a eu l'occasion de discuter sur le sujet, la relation entre les USA et les éléments salafistes rappellent les contes fantastiques des djinns. Le djinn est utilisé pour réaliser les vœux du « maître » mais bien souvent refuse de revenir dans la bouteille par la suite, devenue trop étroite pour un djinn ayant senti tout sa capacité d'action. La Libye et la Syrie en sont des parfaits exemples.

Et en ce qui concerne la tragédie toute récente ayant ébranlé la Tunisie, une nouvelle bouteille aurait-elle été ouverte pour punir le refus du peuple tunisien de devenir des marionnettes de l'empire du mal? Il est à croire que cette question est bien légitime. Coïncidence diront certains. Le seul problème est que dans la politique impérialiste des USA, les coïncidences sont bien rares.

Quoiqu'il en soit, on laissera les Tunisiens à retrouver la vérité, car eux seuls dans le respect de leur souveraineté, ont ce droit légitime et prioritaire de la connaitre cette vérité sur le crime terrible ayant frappé leur digne nation, ainsi que les touristes étrangers qui s'y trouvaient. Quant à nous, on continuera à respecter le droit du peuple tunisien à défendre son indépendance et continuer à rendre visite à ce beau pays. Les extrémistes et leurs mentors ne réussiront pas à nous voler ce droit.

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